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Bac à Boufarik : Des sujets abordables

A Boufarik, cinq centres d’examen accueillent les candidats à ,l’examen du bac. Plus de 1450 élèves de terminale, entre scolarisés et libres, y concouraient. «Avoir le bac, c’est mon rêve depuis ma première année primaire. J’espère le réaliser Incha Allah. Je me suis bien préparé. Je me suis donné à fond pour réussir. J’ai bien répondu, mais j’ai comme un doute sur le deuxième exercice de maths», confie Rachid à sa sortie de l’épreuve de maths. Il est 18h35, à la sortie du troisième jour, des groupes discutaient sur la mondialisation, sujet donné en français pour les candidats inscrits en langues étrangères. «Tous les sujets étaient abordables. Celui qui s’est bien préparé durant l’année scolaire peut les traiter facilement», expliquaient Liès et Nassim, deux candidats rencontrés à leur sortie du lycée Zidane.  

Que se passe-t-il à l’Ectomdi ?

L’Etablissement communal de collecte et de traitement des ordures ménagères et de déchets inertes de Blida (Ectomdi) est sous-administrée, sous-gérée par un conseil d’administration et de gestion pléthorique et sous-dirigée par un directeur intérimaire, exposé à toutes sortes de pressions, en lieu et place d’un directeur statutaire et compétent, apte à faire face à toute ingérence. La situation financière de cet établissement est jugée catastrophique, et se retrouve dans la tourmente. Ses 400 travailleurs attendent leur salaire depuis deux mois. Souvent, le retard est encore plus long. En plus de son déficit managérial, cette entreprise communale est sous-organisée. Juridiquement, l’Ectomdi est dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière, mais en fait, elle s’apparente à un simple service de l’APC.«L’Ectomdi est au service de l’APC et non de la ville !», confie un travailleur de cet établissement, bien au fait des défaillances de l’entreprise. Pis, l’Ectomdi ne dispose d’aucune source de financement durable pour sa pérennité. Elle est fortement endettée envers les tiers et les organismes fiscaux et parafiscaux. Ses travailleurs sont soumis à des emplois précaires. Ils sont sous-rémunérés avec des versements intempestifs de leur salaire. Paradoxalement, son gestionnaire aurait acquis, sur ordre, un pick-up au profit du président de l’APC (et non de l’APC comme institution). Il aurait déboursé 300 millions de centimes pour l’achat du véhicule, alors que l’Ectomdi souffre d’une crise financière. Il s’est fait attribuer, également, un salaire de directeur, sans en détenir le titre et sans notification officielle de sa tutelle et/ou résolution du conseil d’administration et de gestion de ladite entité. Nonobstant ces anomalies, un rapport établi par l’inspection générale de la wilaya de Blida (dont El Watan détient une copie) fait état de multiples irrégularités dans la gestion de cette entreprise communale. Ces irrégularités sont afférentes, entre autres, au non-respect par les deux organes (conseil d’administration et direction de l’entreprise) des textes en vigueur régissant le fonctionnement de l’établissement public local et des relations de travail.  

Maison de jeunes Les rosiers : L’enfance en fête !

Ce dimanche, à la maison de jeunes Les Rosiers de Blida, la crèche Les petits Anges n’a pas voulu laisser passer l’occasion de la Journée de l’enfance, en organisant un programme d’activités riche et varié, réalisé par et pour ses «petits bouts de chou». En effet, la grande salle de cette structure s’est avérée exiguë pour contenir tous les invités arrivés tôt le matin pour participer aux festivités. Une salle archicomble, où il y avait plus d’adultes que d’enfants (la preuve que les grands gardent toujours leur côté enfant !), surtout des parents accompagnant leurs enfants. Un véritable bain de jouvence vivifiant.  Chants et refrains ont entraîné les petits dans des danses insouciantes et innocentes qui ont rappelé aux adultes leur tendre jeunesse. Un moment fort. Les enfants, de trois à cinq ans, ont démontré, une fois encore, que la valeur n’attend point le nombre des années. Comme des grands, ils ont été à la hauteur et ils ont proposé (sans ce trac qui est l’apanage des adultes), devant un public conquis et acquis, une chorale, une opérette, une récitation et — tenez-vous bien ! — un défilé de mode qui n’a rien à envier à celui des professionnels de haute couture. Des activités à vous donner envie de redevenir enfant ! Merci aux petits Anges de Blida pour ce moment de joie et de rêve ! Une Journée de l’enfant, c’est bien, l’idéal serait de réserver une journée pour chaque enfant !         

Opération de dépistage du diabète

Les malades se rendant à la polyclinique de Mouzaïa pour une consultation et autres soins ont  eu l’agréable surprise de se voir proposer, gratuitement, l’analyse de leur taux de glycémie. Organisée la semaine dernière par un  laboratoire pharmaceutique, en collaboration avec le service de médecine générale de la polyclinique de Mouzaïa, la journée de dépistage du diabète a été favorablement accueillie par la population qui ne s’attendait pas à une telle initiative. «Nous avons besoin de ce genre d’actions dans la prévention primaire et dans le dépistage précoce de la maladie», nous confie un citoyen. Cette campagne, la première du genre à Mouzaïa, a touché les citoyens de tous les âges et a permis de diagnostiquer quatre personnes diabétiques non connues, sur les 170 analyses de glycémie effectuées durant la journée. 34 personnes ont été identifiées avec un taux de glycémie supérieur à la norme, soit 1,26 g. Ces personnes ont été orientées vers les consultations médicales pour des examens plus approfondis. «Nos concitoyens n’ont pas encore acquis la culture de mesurer leur glycémie de manière fortuite, souligne le Dr Mohamed Chabane, de l’EPSP Mouzaïa.  Car même les campagnes de sensibilisation et de dépistage précoce ne touchent pas une grande population.» Un autre médecin nous révélera que les malades du diabète type 2 représentent la catégorie non recensée et cela à cause de l’absence de symptômes, d’où l’utilité et l’importance de ce genre de campagne pour le dépistage de la maladie. Parmi les personnes contrôlées figurent 6 adolescents et 4 enfants, qui ont subi des prélèvements à même de les prévenir contre tout risque de diabète. Selon des médecins présents, il serait judicieux de prévoir des campagnes de dépistage précoce du diabète en milieu scolaire. Notons enfin qu’une journée similaire sur le diabète et le Ramadhan sera organisée, le 7 juin prochain, par l’association Santé pour tous, à la maison de jeunes de La Chiffa.  

La natation, une discipline phare

A Blida, l’Association sportive d’initiative éducative et de loisirs (ASIEL), à travers sa section natation, fait beaucoup pour cette discipline. Créée en 2008, elle a comme siège la piscine du complexe sportif Mustapha Tchaker. Elle prend en charge des enfants ayant moins de 15 ans et leur apprend les différentes façons de nager (crawl, dos, papillon et brasse). Elle compte deux excellents entraîneurs, en l’occurrence Gheris Mohamed Riadh et Benaouda Zouaoui Ali. Six ans après sa création, les athlètes, dont l’avenir est prometteur, commencent à afficher publiquement leurs performances. Ils se préparent aussi pour d’autres manifestations liées à la natation. Le sens du défi et de l’exploit est ancré en eux. «Belabssi Chamseddine, El Atri Aya, Kechout Rayan et Belhadja sont des athlètes qui ont été primés à maintes reprises. Certains ont même battu des records lors de certaines compétitions nationales. Ils constituent l’avenir de la natation en Algérie», déclare, toute fière, Mme Lebdi, présidente de la section natation de l’ASIEL. Elle ajoute : «On a remarqué que nos athlètes excellent aussi dans leurs études. Mieux, ils ne tombent presque jamais malades. Ils sont sains de corps et d’esprit. Et dire que certains de nos éléments qui avaient des problèmes de santé comme l’insuffisance respiratoire ont vu leur état de santé s’améliorer. Celui qui a dit que la natation est un sport complet n’avait finalement pas tort !» Mais la natation exige beaucoup de moyens. Considérée comme le parent pauvre de tous les autres sports, cette discipline peine à décoller. A Blida, les clubs de natation se comptent sur les doigts d’une main. Les sponsors optent souvent pour les disciplines de masse, comme le football. Résultat, les bons nageurs sont privés d’entraînement et de perfectionnement à la hauteur de leurs ambitions. Certains rêvent de faire des stages à l’étranger pour améliorer leurs performances, mais faute de moyens ils risquent la stagnation. «J’espère au moins que la piscine du complexe sportif de Blida restera ouverte durant l’été pour ne pas casser le rythme et l’ambition de nos athlètes. Nous souhaitons aussi avoir des aides pour permettre à nos athlètes de bénéficier de stages bloqués en Tunisie par exemple, pays où la natation est relativement développée. Cela afin d’améliorer davantage les  performances de nos athlètes», souhaite Mme Labdi.   

«Je veux instaurer un climat de dialogue»

- Vous avez été installé à la tête de l’académie de Blida à la veille des examens. Quelles  sont les  premières mesures que vous avez adoptées ? Depuis 2013, en tant que secrétaire général à l’académie de Blida, je suivais de près les activités de l’éducation et je veillais personnellement pour que le déroulement des examens s’effectue dans de bonnes conditions. Dernièrement, j’ai été désigné à la tête de la direction de l’éducation nationale de Blida. Une fois installé, j’ai pris quelques mesures en déployant tous les moyens humains et matériels, en collaboration avec tous les chefs d’établissement et les cadres du secteur pour que Blida se positionne au-devant de la scène de la réussite. Pour le soutien, le wali de Blida a instruit, fin avril, les directions de l’exécutif à collaborer avec nous. Le transport pour l’acheminement des sujets, la santé pour la couverture sanitaire, le commerce pour le contrôle de la nourriture destinée aux candidats, la Protection civile pour apporter les premiers secours en cas de malaise touchant les candidats et un plan de sécurité assurant l’aide à l’organisation des trois examens (5e, BEM et baccalauréat). La direction de l’éducation a mobilisé pour l’examen de fin d’études primaires (5e), 102 centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire de la wilaya, où 3398 encadreurs ont été mis à la disposition des candidats, au nombre de 20530. L’examen de  5e a eu lieu, mais il nous reste les deux autres examens (BEM et bac). Pour les épreuves du BEM, 42 centres sont prévus pour les besoins de cet examen. 16061 candidats, dont 10 libres sont encadrés par 3398 encadreurs. Les observateurs sont au nombre de 42. Concernant le bac, 16 578 élèves sont attendus le 1er juin, dont 4766 candidats libres. Ils seront répartis à travers 38 centres d’examen réservés à cet effet. 3651 encadreurs et 266 observateurs sont mobilisés pour l’occasion. Cette année, c’est le lycée Mohamed Boudiaf d’El Affroun qui a été désigné comme centre de correction du bac. Au total, 410 observateurs sont invités à superviser les trois examens. Un budget de 400 millions de centimes a été dégagé par la wilaya pour les besoins de la restauration. - Le bras de fer opposant l’ex-directrice au Cnapest élargi a provoqué des mouvements de protestation tout au long de l’année scolaire. Qu’en est-il actuellement ? Le mutisme et la lenteur du traitement des doléances entre partenaires aggravent le climat de dialogue et créent une crise dont les premières victimes sont les élèves, surtout ceux inscrits en classes d’examen. Pourtant, pour résoudre les problèmes, il n’y a pas plus simple que d’écouter et dialoguer. Aujourd’hui, le brouillard s’est dissipé et tout est rentré dans l’ordre, bienheureusement. Les portes sont grandes ouvertes aux parents d’élèves, aux enseignants, aux syndicalistes et aux journalistes. Déjà, plusieurs revendications ont été réglées, notamment l’ouverture du dialogue, l’installation d’un climat de confiance, la régularisation de quelques dossiers en souffrance depuis 2012, y compris les retards dans le versement des salaires, les primes de rendement couvrant une enveloppe de 45 milliards. Les autres revendications seront traitées successivement selon la priorité. Nous voulons que ce secteur reste noble et que la mission qui lui a été confiée  soit respectée vu son importance de production des futures générations porteuses de savoir et de science. - Et pour la rentrée scolaire prochaine ? La rentrée scolaire doit être minutieusement préparée dès maintenant. Nous nous préparons à recevoir d’autres structures scolaires. Par contre, plus de 700 enseignants ont exprimé le vœu de sortir en retraite. Nous allons étudier cela au cas par cas. Un concours de recrutement est prévu pour renforcer nos structures en moyens humains.

Les tensions s’apaisent !

Durant des années, le conflit caractérise la relation entre la direction de l’établissement et le syndicat. Grèves, arrêts de travail, sit-in, revendications, accusations en tous genres, bras de fer entre les différents syndicats et la tutelle ont marqué, ces dernières années scolaires, la direction de l’éducation de Blida. Cette dernière  a été le théâtre de tous les conflits. Entre le silence de l’ancienne directrice de l’éducation et son absence sur le terrain et les revendications légitimes des travailleurs du secteur au sujet du retard récurrent dans le versement de leur salaire et de la régularisation de leur situation administrative et professionnelle, l’atmosphère a toujours été tendue. Les conditions de travail n’étaient donc pas favorables et ne permettaient pas d’atteindre les objectifs assignés par le ministère de l’Education nationale. Depuis peu, un nouveau directeur de l’éducation, un jeune, a été placé à la tête de cette institution.  Khitous Kamel, PES de physique, devenu d’abord intendant, puis intendant principal, chef de service du personnel à Bouira, inspecteur de l’éducation, secrétaire général à l’académie (DE) de Blida et enfin directeur, a, de l’avis de tous ses collaborateurs, l’étoffe d’un meneur d’hommes. Ses maîtres-mots sont le dialogue, la communication et la transparence. Il a commencé par redonner au service communication ses lettres de noblesse,  un service qui ne pouvait pas s’acquitter de sa tâche honnêtement, puisque l’information «verticale» (du chef vers les subalternes) n’existait quasiment pas. En mettant à sa tête Meftouh Mohamed, un professionnel, et en lui donnant toute l’autonomie et toute la latitude qu’exige une telle mission, le nouveau directeur de l’éducation de Blida veut instaurer le dialogue à tous les niveaux : fonctionnaires/administration, syndicats/tutelle, direction/différents partenaires. Il a pris les rênes de cette direction au moment où tout allait mal : les professeurs qui «ne voulaient pas» remettre les bulletins des deux premiers trimestres pour «faire pression» sur l’ancienne directrice, et cette dernière qui «ne voulait pas» les écouter, créant ainsi une situation de blocage où syndicats et parents d’élèves s’étaient invités. Sa première «sortie» a été la rencontre avec les différents syndicats (les plus influents, à Blida sont l’Unpef et le Cnapest élargi) , une grande partie de leurs revendications a été réglée, le reste sera résolu progressivement. Cette première action a débloqué la situation et a insufflé un regain de confiance dans le secteur. Les visites du directeur de l’éducation dans les établissements ont permis de toucher du doigt les véritables problèmes et de prendre les mesures qui s’imposent. Aujourd’hui, tout semble aller pour le mieux : les préparatifs pour les prochains examens (5e, BEM et baccalauréat) sont terminés : les candidats seront pris en charge totalement : leur restauration sera assurée ainsi que celle des encadreurs et des observateurs. Généralisation progressive de l’italien Sur le plan purement pédagogique et selon les instructions de la nouvelle ministre de l’Education nationale, un intérêt particulier est donné aux exposés, à la lecture et aux travaux dirigés. Les langues étrangères (en particulier l’italien, qui a été introduit cette année dans un lycée pilote, en l’occurrence le lycée Ibn Toumert de Boufarik et qui sera élargi l’année prochaine sur quatre établissements) connaîtront, elles aussi, un bond en avant et seront mieux considérées. Questionné sur les revendications de certains parents d’élèves au sujet du calcul des moyennes (la moyenne est en général comptabilisée comme suit : devoirs et évaluation continue sur 40 + la note de la composition sur 60, la somme des deux est divisée par 5 ; la moyenne sur 20 est multipliée par le coefficient de la matière), le directeur de l’éducation a répondu que le ministère a choisi deux établissements par wilaya pour expérimenter la nouvelle méthode (devoirs et évaluation continue sur 20 + la composition sur 40, le tout divisé par 3) qui sera, par la suite, étendue à tous les lycées du pays. La fiche de synthèse n’étant pas pour l’instant prise en considération au baccalauréat et la différence entre les deux décomptes étant insignifiante, ces revendications sont injustifiées et ne permettront pas  à la recherche d’avancer. Au sujet de Mme la ministre de l’Education, celle-ci demande à ses détracteurs de lui donner du temps et prouver à tous qu’elle a les atouts nécessaires pour provoquer un changement radical dans son ministère. Le temps, le dialogue, la confiance de son entourage et le courage de secouer les vieilles habitudes : voilà ce dont a besoin ce jeune directeur de l’éducation fraîchement installé à Blida pour guider son équipe vers la sortie du tunnel.

Des bâtisses historiques en péril

Des universitaires ont proposés aux autorités locales de lancer un projet pour réhabiliter le patrimoine bâti de la ville des Roses. Jour après jour, le patrimoine matériel et immatériel se meurt à Blida. S’il est vrai que ce dernier fait toujours l’objet de controverses en ce qui concerne la définition des valeurs patrimoniales, il est temps aussi de limiter les tentations tentaculaires de consommation de l’espace, sous prétexte de la modernisation des villes, villages… Il faut classer les bâtisses anciennes pour les protéger d’une démolition en cas de vente. C’est avec ce lourd réquisitoire que M. Foufa, président de l’Ordre des architectes de la wilaya de Blida, est intervenu lors de la clôture des «Lundis du patrimoine» tenus sous le thème : «Sauvegarder le patrimoine matériel et immatériel de la ville de Blida», organisé par l’Institut d’architecture de l’université Blida1. Pour Mokdad Khemici, universitaire, économiste de formation, le patrimoine matériel de l’ancienne Blida est en danger. «50% ou plus du patrimoine des douirete, ancien quartier de Blida, est défiguré. Il est remplacé par des mastodontes cubiques sans âme, sans aucun charme architectural, appartenant à une nouvelle classe de riches», a-t-il déclaré, désolé. Au-delà des appétits gloutons d’une classe de nouveaux riches qui s’accaparent les espaces à tort et à travers, l’autre fléau qui défigure au quotidien l’environnement citadin à Blida est le marché informel. «Inimaginable, mais vrai. Presque la totalité des trottoirs de la ville de Blida sont squattés par des commerçants sans scrupules, qui vous obligent à disputer le pavé goudronné réservé aux voitures.  Se promener dans une ville, cela doit se faire d’une manière aisée, sentir les odeurs, s’épanouir, se changer des idées… Mais le commerce informel a accaparé cet espace d’une manière presque définitive. Ajouté à cela, il n’ y a pas de grands jardins, musées, forums pour rééquilibrer cette atmosphère étouffante», constate au quotidien M. Zerarka, porteur d’un master architecture et projet urbain au niveau de l’Institut d’architecture, à l’université Blida1. Tout a commencé dans les années 1940 Contrairement aux idées reçues, le mal en matière d’aménagement de la ville de Blida a débuté bien avant les dernières décennies, à l’ère coloniale, dans les années 1940. Selon Mme Hadji, enseignante-chercheure à l’université de Blida, le mouvement de densification du tissu urbain de la ville de Blida a commencé dans ces années-là et a continué à ce jour, car la ville de Blida a toujours constitué un pôle d’attraction. Au-delà du phénomène destructeur de cette consommation des espaces et la mise à mort du patrimoine, la ville de Blida souffre toujours d’une absence de protection juridique minimale de son patrimoine matériel et immatériel. «Pour que les anciens sites à valeur patrimoniale prouvée soient sauvegardés, selon l’instruction, 98-04 relative à la protection du patrimoine culturel, il faut nécessairement sauvegarder et classer les secteurs relevant du patrimoine. Ensuite, il faut produire l’étude relative au plan de protection et de la mise en valeur du secteur sauvegardé. Il y a là une vraie opportunité de partenariat entre le ministère de la Culture et l’université pour répondre à l’obligation de protéger ce patrimoine», explique Mourad Bouteflika, directeur du patrimoine au ministère de la Culture. «Il faut-il préciser, a insisté Mme Foufa Amina, directrice de l’Institut d’architecture, que nous avons voulu élaborer un plan de sauvegarde aussi élargi soit-il vers les contours extérieurs de la ville de Blida. Mais la délimitation a été décidée intra-muros, comprometant ainsi d’autres sites collés à la ville de Blida et qui font partie de son identité».   Formation universitaire insuffisante Au-delà des considérations techniques et réglementaires, selon l’avis de plus d’un, l’université doit s’épanouir davantage dans les formations utiles pour répondre aux attentes de sa société. «En termes de formation universitaire, il y a une vraie incapacité de répondre à la demande socio-économique. Dans le domaine des musées, il existe un vide énorme. Si vous demandez un muséologue par exemple, vous n’en trouverez pas, parce que tout simplement l’université ne forme pas de muséologues. Même chose pour ceux qui sont chargés de ravaler les façades», a indiqué le représentant du ministère de la Culture. Dans le même sillage, le docteur Saïd Mohamed, de l’Institut d’architecture, Blida1 enchaîne : «Un ingénieur en génie civil, formé en béton armé, ne peut pas donner un avis sur une structure en maçonnerie. Il ne peut pas calculer un mur porteur. C’est une mauvaise interférence entre les divers acteurs : qui doit faire quoi, quand et comment ? Nous sommes en train de la vivre au niveau du Bastion 23 d’Alger, où nous sommes régulièrement obligés de faire des replâtrages.» Les propositions de l’université de Blida L’Institut d’architecture a proposé d’offrir ses services, à titre gracieux, aux autorités locales afin de mener, à titre d’expérience et de collaboration, un projet de réhabilitation du patrimoine bâti dans le vieux tissu de Blida. «Pour l’exemple, au cours de cette année universitaire, plusieurs propositions de classement de sites patrimoniaux ont été préparés par les étudiants du master «Architecture et Patrimoine» et seront déposés au niveau des différentes directions de la culture, ainsi qu’au niveau du ministère de la Culture», affirme la directrice de l’Institut d’architecture de Blida. Elle précise que ces dossiers sont les premiers travaux qui rentrent dans le cadre de la production de la connaissance de notre patrimoine et qui permettront de démarrer les projets de réhabilitation. De son côté, le directeur de l’architecture au niveau du ministère de l’Habitat,  de l’Urbanisme et de la Ville, en l’occurrence M. Hamouche, a fait savoir que le CTC n’est pas spécialisé dans la prise en charge du patrimoine matériel, comme le pensent plus d’un. «C’est à l’université de former des spécialistes dans ce domaine. Je précise toutefois qu’il n’existe pas encore d’instruments codifiés délimitant les responsabilités de tout un chacun dans la gestion du patrimoine à valeur histori&que», conclut-il.     

Plus de 53 000 candidats attendus

Le nombre de candidats aux différents examens scolaires dans la wilaya de Blida est de 53169. Cette année, 182 centres d’examen, 9500 encadreurs et 410 observateurs sont mobilisés pour les besoins de ces examens. Les candidats sont répartis comme suit : 20 530 élèves passeront l’examen de fin du cursus primaire, 16 578 sont concernés par les épreuves du BEM, et 16 061 par l’examen du baccalauréat. Les lycées Mohamed Boudiaf (El Affroun), Benteftifa (Blida), et Rabah Bitat (Ouled Yaïch) ainsi que le CEM Bencharchali (Blida) ont été choisis pour la correction et le compostage des copies d’examen. Pour les candidats stressés et angoissés, des psychologues seront mis à leur disposition pour surmonter leur malaise.

Hôpital de Boufarik : 200 cas de méningite recensés

Le service des maladies infectieuses de l’hôpital de Boufarik enregistre, depuis plus d’un mois, une affluence nombreuse d’enfants malades, dont l’âge varie entre deux ans et demi et quinze ans. Ces derniers viennent de toutes les villes limitrophes de Boufarik et même d’autres régions du pays, à l’instar de Djelfa et Laghouat. La raison : une épidémie de méningite a fait son apparition. Mais, fort heureusement, plus de peur que de mal, cette épidémie est d’origine virale, donc moins grave selon les médecins. «C’est le seul service infectieux qui existe dans la région Centre, après celui d’El Kettar à Alger, ce qui s’explique cette affluence», affirme le docteur Yousfi, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik. Après la pathologie décelée chez tous les malades qui arrivent à ce service (fièvre, vomissements, céphalées…), l’équipe médicale confirme le cas de méningite. «On rassure l’opinion publique que c’est une méningite virale avec des symptômes connus, sauf que cette année l’épidémie est arrivée précocement. Les premiers cas ont été décelés début mars au lieu de fin avril. Jusqu’à présent, le nombre recensé de cas de méningite est de 200. Une fois la maladie confirmée, surtout chez l’enfant, notre équipe le prend tout de suite en charge tout en le laissant sous surveillance médicale pendant trois jours. Dès qu’il n’a plus de fièvre, le malade peut quitter le service en toute quiétude. On ne peut laisser le patient plus d’une semaine une fois assurés de sa guérison, car la capacité d’accueil de ce service est très minime soit 70 places seulement.» Parmi les causes supposées de cette épidémie, on note la transition climatique entre les saisons, surtout lorsqu’il fait subitement très chaud après des journées très fraîches, comme cela a lieu durant la saison printanière en cours. Ce phénomène nécessite toutefois une enquête épidémiologique avec d’autres spécialistes.