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Boufarik : Qui a dit embellissement ?

Pour l’embellissement de quelques artères de la ville de Boufarik, on a fait appel à une entreprise privée. Quatre mois après le début des travaux, les Boufarikois sont finalement déçus. La cause : la qualité des travaux laisse à désirer. «Au lieu de l’embellir, ces travaux ont amoché notre ville», regrette un habitant de la ville des Oranges. Le boulevard Souidani Boudjemaâ, une grande artère commerciale qui s’étend du centre-ville El Fouara jusqu’à la sortie ouest de la ville en allant vers Blida, que les passants empruntent quotidiennemnt, est dans un état lamentable. Le matico, (petits gravats mélangés à du béton), posé sur tous les trottoirs de l’avenue en question a été mal fait. D’après le témoignage des riverains, des gravats commencent à se détacher du sol, surtout lorsque les commerçants donnent un coup de balai le matin. Un des commerçants déclare d’ailleurs : «Je n’ai jamais vu un matico pareil.» Il ajoute, étonné : «Pourquoi du matico dans une artère comme celle-ci. Il s’agit pourtant de la mascotte de Boufarik. On aurait dû mettre du très beau carrelage si on voulait vraiment embellir notre ville et lui rendre sa beauté d’antan». Omar, un commerçant du coin réplique : «Le comble dans tout cela, c’est la peinture ! On a peint ce matico soit-disant avec de l’orange et du vert, les couleurs du WAB, le club de football de Boufarik. Mais la manière de peindre est déplorable. On a étalé cette peinture sur le sol à l’aide d’un pulvérisateur à eau pendant la nuit. Quand j’ai vu cela, j’ai cru que c’était un insecticide pour arroser les platanes afin de parer aux multitudes insectes qu’engendrent les platanes pendant cette période. A ma stupéfaction, il y avait de la peinture dedans. C’était horrible, puisque le lendemain matin tous les commerçants ont trouvé leur devanture tachée de couleur orange. On est venu embellir, hélas on a sali encore plus le boulevard.» «Est-ce qu’une telle artère mérite un embellissement pareil ? Pourquoi les couleurs phares de la ville ont-elles été piétinées de la sorte ?»,  s’interroge Ammi Ali, toujours fidèle au WAB.  

Boufarik : Ambiance festive au CEM Aït Boudjemaâ

Malgré un retard d’une semaine dû à l’élection présidentielle, la journée du 16 avril, coïncidant avec la célébration de «Youm El Ilm» n’a pas laissé les établissements scolaires de Boufarik indifférents pour fêter cet événement. Parmi ces établissements, le CEM Aït Boudjemaâ et ses 1200 élèves n’ont pas lésiné sur les moyens pour célébrer cette magnifique Journée du savoir comme à l’accoutumée. Pour cela, différents ateliers ont été élaborés depuis le début du deuxième trimestre. Ameur Mohamed, directeur  du CEM s’explique : «La Journée du savoir a été fêtée ce 22 avril avec enthousiasme et gaieté. Il y a eu des ateliers de chant,  de peinture,  de théâtre et de sport. On a anticipé sur la programmation, en commençant par  les épreuves d’interclasses depuis le mois de février». Mardi, des professeurs ont inauguré l’exposition où était exposée une variété de travaux manuels conçus par les élèves de l’établissement (peinture, plâtre et quelques schémas sur plan réalisés pendant les cours de physique). Ce qui a frappé les visiteurs dans ce petit salon, c’est un magnifique tableau fait avec de la soie et du fil doré, représentant l’emblème national et un extrait de l’hymne national Quassamen fait par l’élève de 4e, Dalem Manel. Cette exposition, nous dira le professeur responsable, s’étalera sur une semaine pour que l’ensemble des élèves puisse la visiter. Les élèves lauréats ont eu droit à  une attestation d’honneur avec un cadeau qui se résume en un livre ou un petit dictionnaire. L’équipe finaliste en foot a remporté une coupe et des médailles remises à chaque participant à la finale. Après la collation qui a été offerte aux présents, le clou de cette mémorable journée a été le cadeau surprise de l’ensemble des professeurs au directeur pour son abnégation au travail, sa loyauté envers l’ensemble de la famille du collège, car juste après un seul trimestre il a su rendre, et avec la complicité de tous, la juste valeur d’antan à l’établissement. «Merci et bravo à tous ceux qui m’ont fait confiance afin que je puisse mener à bien ma noble mission», a conclu le directeur.    

Bouinan (Blida) : La Fête du savoir instaurée

La commune de Bouinan (à l’est de Blida) a célébré la Journée du savoir au lycée Ibn Khaldoun, et ce, pour donner à cet événement plus de sens et inciter ainsi les élèves à s’intéresser à la connaissance qui est «le point de départ de tout progrès». Des activités scientifiques et culturelles ont été présentées par les élèves de cet établissement, qui ont prouvé, une fois encore, que «quand on veut, on peut». «Yes we can !», auraient-ils dû donner comme slogan à leurs représentations tant elles étaient réussies, notamment des pièces théâtrales, des expositions à caractère scientifique, une conférence sur les méfaits de la drogue qui, d’après de récentes statistiques, fait des ravages en milieu scolaire (même au niveau du primaire), des joutes poétiques et une «interclasse» avec les meilleurs élèves de terminale du lycée. Cet établissemente de Bouinan a lancé il y a quelques mois (et c’est une première !) un concours d’apprentissage et de psalmodie du Saint Coran. Beaucoup de jeunes filles et de jeunes gens de tout âge se sont prêtés à cet exercice pas très facile. L’élève Kerfi Abderrahim de 2e S1 du lycée Ibn Khaldoun a eu le premier prix pour sa capacité à mémoriser les versets du Livre Sacré et sa voix mélodieuse qui a charmé le parterre de professeurs, d’élèves et d’invités. L’impression ressentie lorsqu’on sort de telles rencontres culturelles et scientifiques est que l’école algérienne n’est pas aussi sinistrée qu’on nous le laisse croire. Les adolescents sont prêts à jouer le jeu, pourvu que l’institution leur permette de le faire. Deux questions pertinentes ont été posées à l’occasion par un professeur que nous avons approché : «Pourquoi avoir choisi la date de la mort de Ben Badis pour célébrer le Savoir et non pas, par exemple, la création de l’Association des ulémas, le 5 mai ? Pourquoi l’appeler la ‘‘Journée du savoir’’ et les autres jours de l’année sont-ils ceux de l’ignorance ? Il serait judicieux de la nommer la fête du savoir !». Oui ! Pourquoi pas, en effet !      

L’insécurité angoisse les habitants

La population dénonce l’inertie des autorités locales. Le phénomène de la criminalité prend des proportions alarmantes. Depuis plus d’une semaine, une rumeur faisant état d’une tentative de kidnapping d’une écolière ne cesse de hanter les esprits des habitants de cette localité, relevant de la commune de Oued El Alleug. «Des jeunes à bord d’un véhicule ont interpellé une écolière à la sortie des classes. Ils lui ont demandé de monter dans la voiture, mais heureusement la petite est intelligente. Elle n’a pas obtempéré et a préféré prendre la fuite», témoignent des habitants de Ben Salah encore sous le choc. «Ils ont voulu kidnapper notre camarade», déclarent, timidement, des élèves inscrits à la principale école primaire du village.«Vrai ou faux, pareilles scènes peuvent facilement se produire à la cité Ben Salah. Nous manquons cruellement de sécurité, car notre localité ne possède ni commissariat de police, encore moins une brigade de gendarmerie», ajoutent des habitants de Ben Salah, craignant sérieusement pour leurs enfants.   Drogue, alcool, armes blanches… Forte de ses 14 000 habitants, la cité en question est entourée de vergers, ce qui rend sa sécurisation difficile, aussi de dangereux délinquants y ont trouvé leur compte. La drogue y est consommée et vendue au vu et au su de tous. Certains lieux à Ben Salah sont réservés à la vente et la consommation d’alcools. Les disputes et les agressions s’y déroulent quotidiennement. «Quand il y a de l’alcool et de la drogue et aucune présence d’institutions de sécurité, à vous d’imaginer la suite», insiste un habitant de la localité. Et comme la loi de la «jungle» règne à Ben Salah, les jeunes portent normalement des armes blanches, menaçant sérieusement ceux qui les «dérangent». «Il y a quelques jours, des jeunes sont venus dans ma pizzeria pour déjeuner. Mais à la fin, ils ont refusé de payer. En insistant pour avoir mon dû, l’un d’entre eux n’a pas hésité à m’asséner des coups de couteau à la cuisse. Que voulez-vous faire  ? Ce sont eux qui imposent leur loi, sinon on risque notre vie si on a le malheur de protester», témoigne le propriétaire d’une pizzeria. Insécurité et vols L’absence d’autorité et de sécurité dans cette cité pousse les délinquants à «innover» en matière de vol. En dehors des voitures, ces délinquants se permettent de pénétrer dans les écoles ou à l’intérieur des administrations publiques (antenne de l’APC) pour dérober micro-ordinateurs et imprimantes.Même les surpresseurs de citoyens n’échappent pas au vol. Certains résidants de la localité ont préféré vendre leur bien pour aller s’installer ailleurs où la sécurité y est garantie. Mais ceux qui veulent rester pour une raison ou une autre, ils se disent prêts à donner une partie de leurs biens fonciers (assiettes) à la Gendarmerie nationale ou la Sûreté nationale afin d’y construire une brigade de la gendarmerie ou un commissariat de police. «Certes, il y a un manque terrible de foncier à Ben Salah et la plupart des terres appartiennent aux privés. C’est pour cette raison que l’on propose nos terrains à la Gendarmerie nationale ou à la police afin d’implanter leur brigade ou leur commissariat. Notre sécurité passe avant tout», conclut Fouad, un habitant de Ben Salah.     

Boufarik : Des travaux qui perdurent

En longeant le boulevard Si Benyoucef et juste avant de remonter le pont qui mène à la cité Bellouche, à droite se trouve une grande et vaste aire entourée de quelques platanes. Les enfants jouent des matches de foot pour se distraire après une journée de labeur à l’école. Ce quartier abrite plus d’une vingtaine de familles. Un matin, des engins ont commencé les travaux, en creusant et en amassant des tonnes de terre. Les citoyens croyaient qu’il s’agissait de la construction d’une piscine. Mais au courant de la semaine, les engins ont quittét les lieux, laissant une immense fosse de presque 40 cm de profondeur et cela dure depuis trois mois. «On est incommodés par la poussière et déjà un marécage s’est formé après les dernières pluies. Pendant les jours de chaleur, une odeur nauséabonde se répand de jour comme de nuit. Nos enfants sont malheureux, ils ne savent plus où jouer», témoigne un riverain. «Les moustiques ont fait leur apparition avant l’été vu la situation environnementale très critique. On craint la propagation de maladies. Il y a quelques jours, une vieille femme est tombée dans cette fosse et a eu de graves blessures. On a interpellé les autorités pour régler ce problème qui perdure, mais nos appels sont restés sans écho à ce jour», réplique Ali avec colère. Les riverains veulent connaître l’avenir de ce chantier délaissé. «Il est temps que les responsables prennent les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce laisser-aller», concluent-ils.  

Vers le respect des normes de l’isolation thermique

La mise en application de cette réglementation permettra de réduire la facture énergétique de 40%. L’économie d’énergie passe aussi par l’utilisation des matériaux locaux, tels que la brique cuite, au Nord. Moins de 10% des pays arabes appliquent la réglementation en matière d’efficience énergétique dans le secteur du bâtiment. Cette affirmation est du docteur Saâd Baradiy, un Allemand d’origine syrienne, spécialiste dans la physique du bâtiment, venu à titre volontaire à l’université de Blida (Institut d’architecture), pour animer une journée pédagogique au profit des masters en architecture. «Il s’agit d’une journée prise en charge à 100% par les cotisations des enseignants. Etant donné que nous avons eu vent de la présence du docteur Saâd Baradiy dans un cadre de coopération entre la GIZ et l’Algérie, nous avons sauté sur l’occasion pour faire profiter nos étudiants de ses connaissances dans les domaines de l’isolation thermique et acoustique dans le bâtiment. Sous la tutelle de l’Agence pour la rationalisation de l’utilisation de l’énergie, le Dr Saâd Baradiy collabore avec une commission d’experts algériens pour la finalisation du software algérien de calcul de l’efficience énergétique dans le secteur de l’habitat», explique Hocine Aït Saâdi, porteur des masters habitat à l’institut d’architecture, université Blida 1. Depuis la promulgation de la loi 99.09 relative à la maîtrise de l’énergie dans le secteur du bâtiment et du décret du exécutif n°2000-90 portant réglementation thermique dans les bâtiments neufs, l’Algérie aura ainsi trop attendu, selon quelques communicants, pour voir enfin la finalisation des aspects techniques et la concrétisation de cette perspective de l’efficience énergétique. «Nous pouvons dire avec certitude que le software algérien de l’efficience énergétique est à 95% achevé. Il sera mis gratuitement sur la Toile au profit des architectes et bureaux d’études en Algérie», affirme le Dr Saâd Baradiy. Si la construction d’un habitat respectant dans les règles de l’art les conditions de l’isolation thermique engendrant entre 10 à 20% de surcoûts, le développement du marché de l’isolation thermique en Algérie permettra sur le moyen terme d’absorber ces surcoûts et de rendre ainsi ce standing à la portée de tous les citoyens. «On peut déjà commencer par appliquer les bonnes orientations pour économiser de l’énergie. Utilisation des matériaux locaux, tels que la brique cuite au Nord et la brique séchée au Sud pour une bonne isolation thermique. Il y a aussi la bonne configuration architecturale, bonne ventilation, l’aération… Bref, l’efficience énergétique dans le bâtiment en Algérie reste tributaire des aléas du marché et de l’industrie. A titre d’exemple, 1m2 seulement, complètement finalisé mais sans isolation ni thermique ni acoustique, coûte jusqu’à 50 000 DA, alors que sur la même surface on peut trouver une qualité thermique et acoustique pouvant aller jusqu’à 180 000 DA. Cela reste très cher et il faut que l’industrie s’y mette», argue Dr Foufa Amina, directrice de l’institut d’architecture. «L’option efficience énergétique dans le bâtiment va être présente dans tous les projets du quinquennat 2015/2019 et plus spécialement dans l’équipement et une partie du parc logements. Il y aura le démarrage, prochainement, de 6000 logements à travers le territoire national où le critère de l’efficience énergétique sera respecté. N’oublions pas aussi que 60 logements respectant le bilan efficience énergétique sont déjà réceptionnés au niveau de la wilaya de Djelfa», déclare Djamel Chorfi, président du conseil national de l’Ordre des architectes. Si la mise en application de la réglementation thermique des bâtiments neufs permet de réduire les besoins calorifiques des nouveaux logements de l’ordre de 20 à 40%, les participants à cette journée ont exhorté les pouvoirs en place pour qu’ils mettent les bouchées doubles afin de donner un caractère d’obligation à ces nouvelles exigences en rapport avec la rationalisation de l’utilisation de l’énergie.

Un temple du savoir à préserver

Le lycée Ibn Toumert de Boufarik, un fascinant établissement scolaire, un mythe où passent et repassent  encore des centaines de milliers de lycéens à la recherche du savoir. A une certaine période, il figurait parmi les rares lycées de la Mitidja. Sa construction a débuté en 1928 et il fut inauguré en 1932 sous l’appellation de «Ecole primaire supérieure de Boufarik». En 1948, il prend le statut de lycée. A cette époque-là, dans les années 1950, il était à proximité du marché hebdomadaire, entouré d’orangers qui fleuraient bon au début du printemps. Il y avait pas mal de lycéens algériens (Boufarikois et autres) parmi les Français, qui étudiaient en ce moment-là dans cet établissement. Après l’indépendance, il fut baptisé «Lycée Ibn Toumert», nom du célèbre théologien né au Maroc «Mohamed Ibn Toumert El Mehdi». Ce lycée fut dirigé pendant des années par une équipe battante sous la coupe d’un grand monsieur, le défunt Reguieg Ali, ainsi que ses subordonnés,  M. Kessenti actuellement avocat, le regretté Slimani, ancien directeur de l’éducation de Blida, M. Benkadour, directeur à la retraite, sans oublier les pions qui régnaient en maîtres pour instaurer la discipline. Ce prestigieux lieu de savoir a vu pendant des années passer des centaines de hauts cadres de l’Etat qui sont en retraite ou encore en exercice. On peut citer d’ex-ministres, comme Boukrouh, Lacheref, Rouighi, Berchiche, ainsi que d’éminents professeurs en médecine, des directeurs généraux d’entreprise, des avocats et encore… Depuis l’indépendance et jusqu’aux années 1980, la majorité des lycéens venaient de toute la région Centre :  Koléa, Oued El Alleug, Attatba, Larba, Meftah, Bougara, Chebli, Blida et même Alger et Médéa. Mohamed, un Boufarikois sexagénaire nous relate : «A chaque fois que je passe à côté de ce lieu, j’ai des frissons, je redeviens tout de suite un lycéen des années 1960, car les souvenirs remontent à la surface. J’ai toujours en mémoire ces illustres professeurs : Lemeri, Delettre, Bourne (maths), Boukman, Rodestrof, Daubania (français) MMmes Jeannot (physique et anglais), Merabia, Boudjellal (sport), Laâki, Saâdi, (arabe) et d’autres que je remercie au passage.» «J’ai passé sept années dans ce fameux lycée, réplique Nacer, un ancien du lycée, natif de Larba, ex-DG dans un ministère. J’ai étudié de la 6e à la terminale, tout en étant demi-pensionnaire, je passais la journée au lycée avec mes camarades dont je garde d’excellents souvenirs.» Souvenirs d’internat L’autre facette qui modulait le lot quotidien d’une grande partie des élèves de ce fantastique établissement scolaire était l’internat. Abdallah, diplomate et journaliste, témoigne à ce sujet et nous dit : «Nous, élèves internes, que nos camarades externes et demi-pensionnaires ne se privaient pas d’affubler du titre peu enviable de ‘‘M’habssya’’, (littéralement détenus) car on avait un régime strict : cours-déjeuner-cours-repos-études-dîner-dortoirs et extinction des feux. Réussir les examens et le cursus scolaire était le dogme par excellence auquel tant l’administration, le corps professoral et les parents tenaient mordicus ! Pour eux, on était là pour ça. Un véritable parcours du combattant et les pions y veillaient avec patience. Je ne peux oublier ces moments forts de ma vie passés dans ce mythique établissement. Je suis diplomate, là où je vais je relate sans cesse ces moments.»   Hommage à Blerald Daniel Boukman «A travers vos colonnes, témoigne Tahar, enseignant en langue française, je veux rendre un vibrant hommage à l’un de mes professeurs de l’époque : Blerald Daniel Boukman, cet éminent écrivain et professeur qui a fait du lycée Ibn Toumert son refuge pendant presque une vingtaine d’années, car il était exilé de sa Martinique natale et il a choisi l’Algérie, plus précisément Boufarik. Qui ne se souvient pas de ce Monsieur ? J’ai appris avec lui le français, le cinéma et l’amour de la patrie. Je ne peux oublier son livre, et jusqu’à la dernière pulsation de mes veines, Ecrits sur la Palestine, Moments d’un autre temps…»  

Blida : Une fuite dans la canalisation des eaux usées

Cela fait plusieurs mois  qu’une fuite très importante d’eaux usées se déverse sur un chemin très pentu au village dit ‘‘El Hmalite’’ ouest, situé sur les hauteurs de Blida. Pis encore, la source de déversement de ces eaux nauséabondes se trouve tout juste devant un château d’eau qui n’est pas encore exploité. Encouragées par la pente très raide, les eaux nauséabondes suivent leur course à proximité des habitations sur plus de 400 m plus bas jusqu’au lieudit ‘‘El Aguba El Hamra’’. Comble du danger, sur leur chemin ces eaux très dangereuses frôlent à quelques centimètres près des conduites d’alimentation en eau potable, et ce, au mépris même de certains responsables de la commune de Blida, nous dit-on. Par temps chaud, les odeurs nauséabondes fusent sur tout le linéaire où ruissellent à ciel ouvert ces eaux. Plusieurs requêtes ont été envoyées à qui de droit, mais elles sont restées lettre morte, affirme-t-on sur les lieux.                                    

La Chiffa : Un marché couvert mal conçu

Dans le cadre de la campagne nationale pour l’éradication du commerce informel et du squat outrancier de l’espace public, la commune de La Chiffa s’est dotée depuis un peu plus de deux mois d’un marché de proximité de fruits et légumes et alimentation. Ce nouveau marché de proximité, implanté à «Haï Amar Zarrouk», site retenu dans le cadre du programme national de réalisation de structures commerciales de proximité, a pour objectif de mettre fin à l’anarchie qui régnait aux alentours de ce quartier, occupé illégalement et sauvagement par des commerçants informels. «Il s’agissait, en fait, de répondre aux besoins de la population par la mise en place d’un lieu permanent et sécurisé permettant aux citoyens de faire leur marché en toute quiétude», souligne un élu local. Et de poursuivre : «Les commerçants peuvent maintenant exercer leur activité en toute légalité et tranquillité, à l’abri de la pluie et des grandes chaleurs.» La construction de cette enceinte commerciale en charpente métallique, prise en charge par la direction du commerce de la wilaya de Blida et pour laquelle une enveloppe de deux cents millions de dinars a été réservée, est composée de dix-huit box et de vingt-deux locaux. Le marché de proximité connaît une certaine animation depuis son ouverture, puisque le citoyen qui vient y faire ses achats trouve presque tout ce dont il a besoin : fruits, légumes, viandes rouges, blanches, etc. Un marché à l’accès difficile «Les prix sont abordables, mais la structure nécessite des améliorations. Son accès est assez difficile, surtout pour une personne âgée comme moi», regrette un septuagénaire. En effet, l’entrée principale est dépourvue de marches et se fait par une plate- forme montante, aménagée avec du tout-venant et un peu de béton.«En plus, il n’existe qu’une seule entrée pour le marché, la seconde porte a été carrément condamnée, à l’instar des huit autres issues», déplore un commerçant.«Le matin, lors de notre approvisionnement en marchandises, c’est la grande bousculade et chaque distributeur veut passer en premier avec son véhicule», se plaint un autre commerçant. Selon les marchands de fruits et légumes, la raison donnée par les autorités locales pour justifier la fermeture de l’accès sud du marché est le refus des riverains d’utiliser un passage situé en face de leurs habitations. «Si par malheur un accident se produit à l’intérieur du marché, les éléments de la Protection civile éprouveront les pires difficultés pour y accéder», dénonce un commerçant. De plus, l’intérieur du marché manque cruellement d’aération puisqu’aucune ouverture n’a été conçue en ce sens. Un handicapé lésé Signalons enfin cette image affligeante d’un handicapé, marchand de fruits et légumes, âgé de 42 ans, père de famille et qui, faute d’un box à l’intérieur du marché, continue d’occuper le trottoir depuis quatre ans. «La commission chargée de l’étude et de l’attribution des locaux commerciaux m’a proposé un box à occuper avec mon frère, chose que j’ai refusée», dénonce-t-il. Et d’ajouter : «Chacun de nous a ses propres dépenses et sa propre famille à nourrir.»Récemment, selon ses dires, il a été interpellé par la police et est poursuivi pour occupation illégale de l’espace  public.      

Boufarik : Entre saleté et manque de moyens

Dans les différentes cités de la ville, et particulièrement celle des jésuites, des dépôts importants d’ordures défigurent le paysage. Les dépotoirs débordent et par conséquent les détritus s’accumulent sur le sol jusqu’à prendre des proportions impressionnantes. Cette situation est aggravée par l’incivisme des citoyens. Si certains, surtout les enfants, abandonnent les sachets poubelles en les enfouissant dans l’herbe, d’autres, y compris les adultes, jettent les ordures à proximité des  dépotoirs même lorsqu’ils sont vidés. Pour y faire face, l’APC de Boufarik ne dispose pas suffisamment de matériel et d’effectif. Dans le parc communal, le constat est alarmant : camion-bennes tasseuses et tracteurs en panne. Cela se répercute négativement sur toute forme d’intervention, comme l’illustre l’exemple de la cité des 314 Logements participatifs où une grande benne métallique mal située dans un rond-point encourage les passagers, surtout les commerçants à jeter leurs ordures non ménagères. Le dépotoir n’étant pas suffisant, une montagne de déchets s’accumulent sur le sol. Pour son évacuation, les services de la voierie ne disposent pas d’un camion à double pont. Il a fallu détourner un petit camion opérant dans les secteurs extérieurs de la ville et recourir à un privé pour son chargement après un seul voyage au Centre d’enfouissement technique le plus proche. Ce n’est pas seulement la pénurie matérielle qui est à l’origine de la saleté de la ville, mais aussi le manque d’effectif. Peut-on concevoir que seuls onze agents nettoyeurs sillonnent toutes les rues de Boufarik pour leur balayage ?