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Boufarik : Entre saleté et manque de moyens

Dans les différentes cités de la ville, et particulièrement celle des jésuites, des dépôts importants d’ordures défigurent le paysage. Les dépotoirs débordent et par conséquent les détritus s’accumulent sur le sol jusqu’à prendre des proportions impressionnantes. Cette situation est aggravée par l’incivisme des citoyens. Si certains, surtout les enfants, abandonnent les sachets poubelles en les enfouissant dans l’herbe, d’autres, y compris les adultes, jettent les ordures à proximité des  dépotoirs même lorsqu’ils sont vidés. Pour y faire face, l’APC de Boufarik ne dispose pas suffisamment de matériel et d’effectif. Dans le parc communal, le constat est alarmant : camion-bennes tasseuses et tracteurs en panne. Cela se répercute négativement sur toute forme d’intervention, comme l’illustre l’exemple de la cité des 314 Logements participatifs où une grande benne métallique mal située dans un rond-point encourage les passagers, surtout les commerçants à jeter leurs ordures non ménagères. Le dépotoir n’étant pas suffisant, une montagne de déchets s’accumulent sur le sol. Pour son évacuation, les services de la voierie ne disposent pas d’un camion à double pont. Il a fallu détourner un petit camion opérant dans les secteurs extérieurs de la ville et recourir à un privé pour son chargement après un seul voyage au Centre d’enfouissement technique le plus proche. Ce n’est pas seulement la pénurie matérielle qui est à l’origine de la saleté de la ville, mais aussi le manque d’effectif. Peut-on concevoir que seuls onze agents nettoyeurs sillonnent toutes les rues de Boufarik pour leur balayage ?

Les habitants réclament une gare ferroviaire

Le secteur des transports est sous-développé. Les élus locaux interpellent les responsables de la SNTF pour la concrétisation de ce projet. Située entre les communes de Boufarik et Beni Mered, la localité de Guerrouaou, située à une dizaine de kilomètres au nord-est de Blida, mérite pourtant une gare ferroviaire. Le train passe par cette localité, mais ne s’y arrête jamais car cette localité est privée d’une gare. Forte de ses 20 000 habitants, possédant une importante zone d’activité et située non loin de l’université de Blida 1, Guerrouaou reste toutefois enclavée. Ses habitants éprouvent toutes les peines du monde pour se déplacer à cause du manque de moyens de transport et l’exiguïté de ses routes. Ils sont aussi nombreux ceux qui viennent d’Alger ou de Blida pour travailler, notamment chez Algesco, une importante joint-venture entre Sonatrach, Sonelgaz et la firme internationale General Electric (GE). Celle-ci est spécialisée dans l’offre de services d’entretien et d’optimisation de turbines, compresseurs et auxiliaires pour l’industrie pétrolière et gazière algérienne. Cet important centre, qui emploie plus de 200 travailleurs, est la plus importante infrastructure de ce type à l’échelle mondiale. Mais tous ces «acquis économiques» pour Guerrouaou n’ont pas été accompagnés, malheureusement, d’un développement du secteur des transports, notamment ferroviaire. «Pour moi, le train reste le moyen de transport qui convient le plus à notre localité, laquelle souffre énormément de bouchons. Pour me rendre à mon lieu de travail à Blida, il me faut plus d’une heure. La même distance, soit dix kilomètres, peut être parcourue en moins de quinze minutes», déclare une habitante de Guerrouaou. «Il y avait pourtant, en 1989, un projet de réalisation d’une halte ferroviaire à Guerrouaou», témoigne un élu local. «Mais les APC qui se sont succédé par la suite n’ont pas jugé utile de booster le projet en question avec les services de la SNTF. On espère le faire cette fois- ci, mais la SNTF doit nous aider», espère notre interlocuteur.  

La Chiffa : Un marché couvert mal conçu

Dans le cadre de la campagne nationale pour l’éradication du commerce informel et du squat outrancier de l’espace public, la commune de La Chiffa s’est dotée depuis un peu plus de deux mois d’un marché de proximité de fruits et légumes et alimentation. Ce nouveau marché de proximité, implanté à «Haï Amar Zarrouk», site retenu dans le cadre du programme national de réalisation de structures commerciales de proximité, a pour objectif de mettre fin à l’anarchie qui régnait aux alentours de ce quartier, occupé illégalement et sauvagement par des commerçants informels. «Il s’agissait, en fait, de répondre aux besoins de la population par la mise en place d’un lieu permanent et sécurisé permettant aux citoyens de faire leur marché en toute quiétude», souligne un élu local. Et de poursuivre : «Les commerçants peuvent maintenant exercer leur activité en toute légalité et tranquillité, à l’abri de la pluie et des grandes chaleurs.» La construction de cette enceinte commerciale en charpente métallique, prise en charge par la direction du commerce de la wilaya de Blida et pour laquelle une enveloppe de deux cents millions de dinars a été réservée, est composée de dix-huit box et de vingt-deux locaux. Le marché de proximité connaît une certaine animation depuis son ouverture, puisque le citoyen qui vient y faire ses achats trouve presque tout ce dont il a besoin : fruits, légumes, viandes rouges, blanches, etc. Un marché à l’accès difficile «Les prix sont abordables, mais la structure nécessite des améliorations. Son accès est assez difficile, surtout pour une personne âgée comme moi», regrette un septuagénaire. En effet, l’entrée principale est dépourvue de marches et se fait par une plate- forme montante, aménagée avec du tout-venant et un peu de béton.«En plus, il n’existe qu’une seule entrée pour le marché, la seconde porte a été carrément condamnée, à l’instar des huit autres issues», déplore un commerçant.«Le matin, lors de notre approvisionnement en marchandises, c’est la grande bousculade et chaque distributeur veut passer en premier avec son véhicule», se plaint un autre commerçant. Selon les marchands de fruits et légumes, la raison donnée par les autorités locales pour justifier la fermeture de l’accès sud du marché est le refus des riverains d’utiliser un passage situé en face de leurs habitations. «Si par malheur un accident se produit à l’intérieur du marché, les éléments de la Protection civile éprouveront les pires difficultés pour y accéder», dénonce un commerçant. De plus, l’intérieur du marché manque cruellement d’aération puisqu’aucune ouverture n’a été conçue en ce sens. Un handicapé lésé Signalons enfin cette image affligeante d’un handicapé, marchand de fruits et légumes, âgé de 42 ans, père de famille et qui, faute d’un box à l’intérieur du marché, continue d’occuper le trottoir depuis quatre ans. «La commission chargée de l’étude et de l’attribution des locaux commerciaux m’a proposé un box à occuper avec mon frère, chose que j’ai refusée», dénonce-t-il. Et d’ajouter : «Chacun de nous a ses propres dépenses et sa propre famille à nourrir.»Récemment, selon ses dires, il a été interpellé par la police et est poursuivi pour occupation illégale de l’espace  public.      

Guerrouaou : Manque de transport

Les habitants de Guerrouaou (nord est de Blida) ne possédant pas de véhicule éprouvent toutes les peines du monde pour aller notamment à leur lieu de travail ou revenir chez eux.  Et pour cause, le manque de moyens de transport rend tout déplacement de ces habitants synonyme de «corvée». «Une distance de moins de 10 km est souvent parcourue en plus d’une heure de temps», déclarent des travailleurs faisant la navette quotidienne Guerrouaou-Blida. «Malheureusement, il n’y a pas de bus assurant directement cette navette. On doit tout d’abord patienter pour trouver les bus qui nous emmènent à Ouled Yaïch, dont l’état laisse souvent à désirer. Une fois à Ouled Yaïch, on doit changer de moyen de transport pour pouvoir aller à Blida, ce qui nous cause une perte énorme de temps», ajoutent-ils. L’Etablissement public de transport de Blida (Etub) avait assuré, à une certaine période, la liaison directe Guerrouaou-Blida et dans des conditions confortables. Mais cela n’avait pas duré dans le temps. «On lance un appel à la direction du transport de Blida pour trouver une solution à notre calvaire», insistent nos interlocuteurs. 

Blida : La médecine du travail en débat

Le code du travail protège-t-il le travailleur selon les standards internationaux ? Qu’en est-il des aspects liés à l’hygiène, la sécurité, la médecine et les accidents de travail ? C’est dans ce sens que la chambre de commerce et d’industrie de la Mitidja (CCIM) a organisé, lundi, une journée d’information sur la médecine de travail (MT). En plus de l’aspect informationnel, l’événement a aussi une visée de formation puisqu’il a rassemblé plusieurs représentants des opérateurs économiques, l’inspection du travail et des experts agréées en comptabilité et des commissaires aux comptes. La présence de plusieurs maîtres-assistants en médecine de travail relevant des CHU de Blida a donné un caractère académique à cette journée d’information. Selon le docteur Zoubida Khoudour, maître-assistante en médecine du travail, la législation algérienne en matière de code du travail est très lacunaire. «La loi cadre en matière d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail date de 1988. Dans le contexte actuel de la mondialisation des économies, notre législation est obsolète. A titre d’exemple seulement, en France ils sont à 110 tableaux répertoriant les maladies professionnelles. Nous en sommes encore à 85 ! En France aussi et à titre comparatif, le médecin peut caractériser une maladie qui n’est pas répertoriée au niveau de la nomenclature en vigueur, en tant que maladie professionnelle alors qu’en Algérie nous fonctionnons toujours dans un système fermé», a-t-elle expliqué. Pour M. Benabdelouahab, SG de l’organisation patronale du CEIMI, dans la conjoncture actuelle caractérisée par la mondialisation, le code du travail en Algérie est encore en plein chantier de révision. Problème de statistiques Dans les faits, la coordination entre les différents organismes en rapport avec la gestion de la relation employeurs-employés reste bien en deçà de l’escompté. «J’exhorte l’ensemble des acteurs à renfoncer les aspects liés à la communication et du retour d’expérience en matière d’échange de données entre les chefs d’entreprise, la médecine du travail et l’inspection du travail. Les chefs d’entreprise doivent aussi se rapprocher de l’inspection de travail et de la médecine de travail pour se conformer à l’obligation de contracter des conventions de couverture médicale au profit de leur travailleurs», a lancé Hamid Foufa, commissaire aux comptes à Blida.    L’accès aux statistiques pour les besoins d’exploitation dans des études en accidentologie  au niveau des services CNAS,  selon, Zoubida Khoudour, n’est toujours pas évident. «En ce qui nous concerne, nous en tant qu’universitaires, quand il y a un accident de travail, on lance toujours des enquêtes a posteriori statistique  et épidémiologique, mais l’accès aux statistiques reste quand même difficile», déplore-t-elle. Quelque 141 visites inopinées de contrôle au niveau d’entreprises activant au noir sur le territoire de la wilaya de Blida,  déclare Bouzar Belaïd, chef de service de prévention, d’animation et de contrôle, se sont soldées par l’identification de 342 travailleurs non affiliés à la sécurité sociale. Un chiffre qui, selon plus d’un, n’est qu’à l’image de l’arbre qui cache la forêt. L’événement sur la médecine du travail n’a pas vu, paradoxalement, la participation officielle des représentants de la direction de santé et ceux de la CNAS de la wilaya de Blida ! «La contribution par une communication d’au moins un représentant de la CNAS aurait apporté un plus en matière de statistiques d’accident de travail (AT) au niveau de la wilaya de Blida, puisqu’ils sont détenteurs de chiffres», a déploré Kerrouche Rabah, directeur de la CCIM.   

Hammam Melouane : Les habitants de La Plâtrière en colère

Dans une lettre adressée aux autorités et dont nous détenons une copie, les habitants de la cité La Plâtrière, située dans la commune de Hammam Melouane (daïra de Bougara, wilaya de Blida), dénoncent la situation de marginalisation dans laquelle ils vivent depuis l’indépendance. «La Plâtrière, explique la missive, était un centre de concentration pendant la période coloniale, en témoignent encore quelques vestiges comme  ‘‘la tour de contrôle’’, le ‘‘foyer’’ ou ‘‘l’école française’’, qui portent toujours les anciennes appellations. Cet endroit a porté le nom peu élogieux de ‘‘centre de concentration’’, puis a été classé par la suite comme ‘‘centre de regroupement d’habitants’’ par arrêté émanant du ministère de l’Habitat en date du 26/6/1978, comportant la classification des regroupements d’habitants de la wilaya de Blida (J.O. n°34)». Pourtant, en 1967 (ordonnance 67/188 du 17/9/1967 article 1 et arrêté ministériel du ministère de l’Intérieur du 5/12/1967 J.O. n°102), il a été décidé le désistement de l’Etat de ces terres au profit des communes. A ce jour, la situation juridique (et administrative) des terrains constituant La Plâtrière est restée «incertaine» et n’est pas encore régularisée, ce qui cause aux citoyens qui y résident des désagréments : ceux qui ont bénéficié de l’opération de recasement ne peuvent pas avoir d’acte de propriété (parce qu’ils ne possèdent pas légalement l’ancien site !) et ceux qui n’ont pas été déplacés n’ont pas droit non plus, pour la même raison, à l’aide de l’Etat pour la construction dans le cadre du logement rural. Les habitants de la cité La Plâtrière demandent aux autorités tant au niveau local (P/APC de Hammam Melouane et chef de la daïra de Bougara), que préfectoral, (le wali de Blida), ou national, (ministère de l’Habitat), de se pencher sur leur cas et d’appliquer ces lois qui existent déjà depuis près de cinquante ans et qui tardent à leur rendre leurs droits. Ils n’espèrent que l’application de la législation en vigueur, ce qui réglera leur situation administrative de façon équitable et leur permettra de faire des projets d’avenir.  

Le CO Boufarik, un petit parmi les grands

Benamghar est l’un des pionnier du basket-ball. Plusieurs équipes ont pris part à l’hommage rendu à cette figure du sport. Samedi dernier, malgré les rafales de vent, un tournoi de mini-basket-ball a eu lieu dans l’ancien stade Mohamed Yamir à Boufarik. L’événement a été organisé par le Club Oranger de Boufarik (COB), sous la houlette d’une équipe très dynamique et bénévole présidée par M. Wahid, un ancien basketteur. Cette manifestation était dédiée à la mémoire du défunt Benamghar Madjid, dit Madjid Erroudji. Bien que cette association sportive ait été créée en octobre 2012, elle n’a pas lésiné sur les moyens pour commémorer cet événement et rendre hommage à l’un des pionniers du basket boufarikois. «Madjid a fait beaucoup pour le basket à Boufarik, je ne peux oublier ses qualités en tant que joueur puis entraîneur», témoigne Patcho, un vétéran et ami de Benamghar. Pour cette manifestation sportive, plusieurs équipes, écoles et benjamins garçons ont été invités. On citera : le MT Sétif, AS Blida, WR Aïn Benian, Ouled Chebel, USM Alger, ainsi que le WAB et le WRB Boufarik. On notera aussi la présence de plusieurs invités, dont le P/PC, les amis du défunt, des anciens et nouveaux joueurs, sans oublier la famille de Madjid Benamghar. Après moult confrontations entre les différentes équipes présentes, la finale a été disputée entre le WA Boufarik et le MT Sétif. Un match suivi attentivement par une assistance très nombreuse venue pour la circonstance. C’est finalement l’équipe de Sétif, très organisée sur le terrain, qui a remporté le trophée de la finale. «Nous remercions M. Wahid, président du COB, de nous avoir donné l’occasion de participer à ce merveilleux tournoi. On est très heureux de ce titre obtenu dans une ville très renommée en basket-ball, c’est l’occasion pour mes poulains de s’exprimer en basket et de découvrir d’autres horizons», intervient M. Mezreb, président du MT Sétif. Le père, ‘‘Ammi Ali’’, et ‘‘Fayçal’’, le fils du défunt, très émus ce jour-là, ont déclaré : «C’est émouvant comme reconnaissance. On remercie le CO Boufarik pour ce prestigieux geste envers Madjid, cela nous a fait énormément plaisir. Merci encore !» Beaucoup de cadeaux ont été offerts aux participants et à la famille de Benamghar. L’air fatigué, le talentueux président du COB intervient : «Malgré une expérience minime, on n’a pas hésité une seconde à commémorer notre cher et regretté Madjid. Il fut un grand joueur et un grand entraîneur de l’équipe de Boufarik et de l’équipe nationale seniors. Moi-même je suis un de ses élèves. Grâce à lui, beaucoup de joueurs boufarikois sont devenus des champions. A travers votre journal, je remercie tous ceux qui ont participé de loin ou de près à la réussite de cet événement et par cette occasion je vous informe que notre association a été invitée en France pour un tournoi international à la fin du mois de mai 2014.» Et de conclure : «Je vous donne rendez-vous à l’année prochaine ! »

Boufarik : Le ministre de l’Habitat demandé

Dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire et après recensement, un programme de 300 logements était destiné aux habitants de la ferme Amiar Mohamed, route de Soumaa à Boufarik. En octobre 2011, le wali de Blida a visité le chantier devant abriter ces logements et a officialisé le programme. Mais, plus de deux ans après, aucun logement n’y a été construit. Bien au contraire, l’assiette destinée aux 300 logements a été envahie par des familles qui avaient érigé des constructions de fortune dans le but de bénéficier du programme RHP. «Plusieurs familles étrangères à Boufarik ont squatté le terrain en question au moment où les autorités semblent carrément indifférentes. Une question mérite d’être posée : qui sont réellement les ayants droit et quand est-ce que le chantier va réellement démarrer ?», s’interrogent des anciens habitants de la ferme Amiar Mohamed. Et de poursuivre : «On a envoyé, en 2013, des requêtes, notamment aux autorités locales ainsi qu’au ministère de l’Habitat pour que le programme soit boosté. Mais rien n’a été fait à ce jour.»         

Blida : Un voleur de voiture arrêté

Agissant suite à un appel téléphonique nocturne de la part d’un citoyen à la fin de la semaine écoulée faisant état d’une tentative de vol de véhicule, suivie de la destruction de bien d’autrui dans un quartier du centre de Blida, les éléments de la sûreté de wilaya de se rendirent sur les lieux. Sur place, ils découvrirent qu’une voiture a fait, effectivement, l’objet d’une tentative de vol et suivie de la destruction d’une de ses vitres. Les policiers multiplièrent les patrouilles et les rondes de recherches, ce qui leur permit d’arrêter en très peu de temps le suspect. Les policiers découvrirent sur lui un tournevis de 25 cm de long, ainsi qu’une bougie de voiture enveloppée d’un mouchoir à son extrémité et qui servait à briser les vitres des voitures sans faire le moindre bruit. Le mis en cause a été présenté au procureur de la République de Blida et a été mis en détention préventive sous les chefs d’inculpation de tentative de vol de véhicule suivie de destruction de bien d’autrui.

Boufarik : Le commerce informel muselé

Les activités commerciales informelles qui ont pris de l’ampleur ces derniers jours viennent d’être sévèrement réprimées par les forces de l’ordre dans les alentours du marché de proximité situé à la placette Sidi Abdelkader. Les automobilistes qui passaient par ces lieux grouillant d’une foule compacte sont pris dans un fouillis inextricable. Depuis quelques jours, des agents de la sûreté urbaine n’ont pas cessé de se relayer pendant toute la journée pour dégager les voies publiques. Fini les désagréments et le vacarme pour les riverains qui sont satisfaits, comme en témoigne l’un d’eux : «Nous pouvons stationner devant nos maisons et sortir dans nos balcons sans craindre d’entendre les insultes des marchands ambulants se disputant un coin du trottoir pour installer leur étal de fruits et légumes. Nous ne voyons plus ces détritus qui jonchent les lieux en fin de journée. Pourvu que cela dure.» Les commerçants exerçant légalement leur activité étaient également pénalisés par cette situation. «Nous, les commerçants réguliers, avons beaucoup souffert, car les vendeurs informels entravaient l’accès à nos étals. En dépit des multiples opérations menées par les pouvoirs publics afin d’éradiquer ce fléau, des vendeurs à la sauvette reviennent toujours à la charge», déplore le propriétaire d’un stand de fruits et légumes. C’est dire que le commerce informel a la peau dure.