Category Archives: Blida

Rencontre culturelle au profit des femmes

Deux grandes manifestations ont eu lieu à quelques heures d’intervalle ce week-end, dans la daïra de Bouinan, pour célébrer la Journée mondiale de la femme. En effet, à Chebli, pour marquer comme il se doit cet événement, l’Office national d’alphabétisation, qui s’occupe de l’enseignement des adultes, a organisé une rencontre culturelle entre les femmes du groupe de Bouinan et celles de Chebli. Un moment chargé d’émotion et de surprises. L’émotion était omniprésente à la vue de ces quinquagénaires (et parfois même plus âgées) plancher sur des questions simples posées par des enseignantes jeunes qui pourraient être leurs filles répondre parfois maladroitement et s’enthousiasmer de façon juvénile devant les félicitations des encadreuses : comme quoi,  il n’y a pas d’âge pour aller frapper à la porte du savoir ! La surprise était aussi au rendez-vous : des femmes âgées qui étaient complètement analphabètes il y a peu de temps et qui peuvent, aujourd’hui, déchiffrer et même lire correctement un texte et apprendre le Coran (l’objectif principal pour la plupart d’entre elles). L’inspecteur de l’office, Delmadji Mekki, a procédé à la distribution de récompenses aux lauréates et aux enseignantes afin de les remercier pour les efforts fournis et a profité de l’occasion pour déplorer la situation administrative de son personnel et a exprimé le souhait de voir la tutelle la régulariser. En parallèle avec cette rencontre culturelle, beaucoup d’expositions ont été organisées : gâteaux, couture, broderie et livres. A Bouinan, un riche programme a été mis sur pied à la maison de jeunes avec la participation de l’association culturelle de la commune et de l’association Cheyma : des expositions d’activités de femmes, un concours de coiffure et une rencontre culturelle. Beaucoup de travail et de sérieux. Un vibrant hommage a été rendu aux femmes militantes dans tous les secteurs de la vie civile. L’après-midi, c’était la distribution des prix aux lauréates des différentes disciplines de la matinée et une activité pour les enfants : la troupe M’habet Khater de Blida a enflammé la salle archicomble de la maison de jeunes : les enfants ont prouvé, une fois de plus, qu’il n’y a pas de fête possible sans eux : il y a eu une véritable osmose entre les comédiens du sketch présenté et eux. Une agréable atmosphère à mettre sur le compte du savoir-faire de ces spécialistes de la scène. Un moment pendant lequel la femme n’a pas été oubliée.  

Boufarik : Graba honore ses pétanquistes

Un événement sportif hors du commun a été l’œuvre d’une poignée de joueurs de pétanque de la localité de Graba, située à 5 km au sud de la ville de Boufarik. On a commémoré, en un week-end (vendredi 28 février et  samedi 1er mars 2014) la mémoire de quatre joueurs de pétanque de cette localité. L’événement s’est déroulé dans la joie et l’émotion. On a vu défiler une centaine de triplettes venues de différentes wilayas : Bouira, Tizi Ouzou, Alger, Boumerdès, Médéa, M’sila et Blida. Le stade de foot a été utilisé comme boulodrome. Après moult confrontations entre les différentes triplettes, celles de Douéra et Bou Ismaïl ont animé la finale. L’émotion était au summum lors de la distribution des coupes et des cadeaux aux heureux champions, ainsi qu’aux familles des défunts Merdj, Guesmi, Saâdi et Halhal. Ce mémorable événement a permis de sortir une localité telle que Graba de l’anonymat.  

Deux fauteuils dentaires pour 57 000 élèves !

Sur les 16 000 élèves présentant des caries, seuls 630 ont eu des soins dentaires. La principale cause de carie dentaire est le manque d’hygiène buccale dès le très jeune âge, d’où la responsabilité des parents. Initialement prévu du 23 au 27 février, le programme des activités établi par les chirurgiens dentistes de santé scolaire de l’EPSP Mouzaïa, à l’occasion de la célébration de la Semaine maghrébine de santé scolaire et universitaire, a été prolongé de quelques jours. Placées sous le thème «La prévention de la maladie carieuse», des journées de sensibilisation destinées aux élèves du primaire, du moyen et du secondaire  été ont organisées par les huit Unités de dépistage et de soins (UDS) des écoles relevant des trois daïras d’El Affroun, Oued El Alleug et Mouzaïa. L’atteinte carieuse et ses répercussions sur la santé tant physique (douleurs dentaires, infections, gingivites…) que mentale, comme le stress, et l’aspect inesthétique ont été les thèmes débattus lors de cette rencontre.  «Durant l’année scolaire 2012-2013, sur un total de 27 656 élèves, 16 000 présentaient des caries dentaires, alors que 630 seulement ont été soignés», souligne A. Meslem, coordinateur des chirurgiens dentistes et responsable du programme buccodentaire à l’EPSP Mouzaïa. Notre interlocuteur précise que le taux local de 70% d’élèves présentant des caries — équivalent au pourcentage national — est très élevé et nécessite une réflexion et un vaste programme de sensibilisation pour le réduire. «La principale cause de carie dentaire estele manque d’hygiène buccale dès le très jeune âge et les parents en sont responsables, en premier lieu», explique le Dr Meslem. «La multiplication des journées de sensibilisation en direction des parents et des élèves constitue un moyen efficace de lutte contre les problèmes dentaires», ajoute le Dr Mohamed Chaâbane, responsable du programme de santé scolaire à l’EPSP Mouzaïa. «Privilégiant l’extraction précoce des dents de lait et surtout des dents permanentes, les parents ont une responsabilité quant aux soins dentaires de leur progéniture», note le Dr Meslem. Manque de moyens Aussi, il est aberrant que l’on n’ait affecté que deux fauteuils dentaires à la santé scolaire pour une population de  57 000 élèves issus des trois daïras représentant sept communes. Le manque de fauteuils dentaires dans les UDS du lycée Mouloud Kacem Naït Belkacem de Mouzaïa, du CEM Mehali et de celui de La Chiffa pénalisent grandement la prise en charge des soins dentaires des élèves des 132 établissements scolaires de la région ouest de la wilaya de Blida. Côté effectif, seuls treize chirurgiens dentistes sont chargés de la couverture sanitaire, sinon de la prévention de la santé buccodentaire des élèves. «C’est un chiffre dérisoire», précise le Dr Chaâbane, responsable du programme de santé scolaire à l’EPSP Mouzaïa. «Le renforcement des UDS en effectif humain et en matériel reste le garant d’une meilleure prestation de soins dentaires au profit des enfants scolarisés», insiste-t-il. Le programme en cours, à l’occasion de cette Semaine maghrébine de santé scolaire, dédiée à la prévention de la maladie carieuse, sera aussi l’occasion pour les enseignants et les parents de sensibiliser les élèves sur l’importance de l’hygiène buccodentaire et sur le problème de la carie dentaire, qui est un véritable fléau avec des répercussions graves sur la santé des enfants. Signalons qu’à la fin de cette manifestation, des brosses à dents et des tubes de dentifrice sont distribués aux élèves.  

Foire apicole à Blida : Du miel pour réussir aux examens !

Poursuivant leur périple à travers plusieurs localités de la wilaya de Blida, les jeunes apiculteurs indépendants de la même wilaya et des régions environnantes ont organisé une exposition-vente de leurs produits dans la ville des Roses, à souk Errahma, Bab Errahba. Cette foire au miel, qui s’est déroulée pendant une dizaine de jours (elle a pris fin le 27 février dernier), était l’occasion pour sensibiliser la population locale sur les vertus et les bienfaits du miel. «Cette manifestation n’est pas purement d’ordre commercial, elle se veut aussi une rencontre avec tous ceux qui font des efforts quotidiennement, intellectuels et physiques, en vue de les sensibiliser et leur expliquer les propriétés de certaines variétés de miel pour les aider à récupérer sur le plan cérébral», souligne Mohamed Amine Chaâbane, jeune apiculteur de Mouzaïa. Et d’ajouter : «Le miel de jujubier (sadra), outre ses qualités thérapeutiques contre certaines maladies comme les affections du foie et les troubles respiratoires, aide énormément à se maîtriser et à calmer la nervosité.» Parmi les visiteurs de cette foire du miel, nous avons rencontré deux médecins venus spécialement d’Alger pour s’enquérir de la disponibilité de différentes gammes de miel à recommander à leurs patients. «Le miel, en général, est un excellent analeptique pour combattre le stress», recommande le Dr Abdelkrim T. «Energisant de premier ordre, le miel contribue à l’installation de la bonne humeur pour celui qui le consomme régulièrement et modérément», note son collègue Toufik. Lyes Mahieddine, apiculteur à Attatba, nous dira qu’il reçoit de nombreuses personnes souffrant de stress, orientées par des médecins, en vue de s’approvisionner en miel de harmal (rue sauvage). Notre interlocuteur nous apprendra que cette variété de miel est recommandée aux enfants qui se plaignent de fatigue. «Bon stimulant, le miel de harmal stimule et développe les capacités mnésiques des élèves en période de révisions  pour les examens», note Mahieddine. Il en est de même pour le pollen, la gelée royale et le miel des agrumes, atteste le jeune apiculteur. Ces produits ont des effets positifs sur la tonification de la mémoire et sur les troubles psychologiques légers, tels que l’anxiété. Une cuillerée à café de miel d’agrumes, diluée dans un verre d’eau, à boire chaque matin, permettra de mieux utiliser ses prédispositions cognitives et physiques, révèlent les spécialistes en santé mentale. Les jeunes apiculteurs tiennent à remercier le responsable de souk Errahma,  Ahmed Zemouchi, qui n’a ménagé  aucun effort pour mettre les organisateurs de cette manifestation dans les meilleures conditions possibles.

Mouzaïa : Hogra à l’EPSP

Suite à une opération de recrutement lancée à l’Etablissement public de santé (EPSP) de Mouzaïa (Blida), des candidats continuent à manifester leur désapprobation face aux résultats. En sus du retard mis pour l’affichage de la liste des candidats reçus, une certaine confusion et un manque de transparence ont laissé apparaître plusieurs irrégularités. Par exemple, de jeunes candidates dénoncent le recrutement de femmes de ménage plus âgées qu’elles, à l’image de cette femme âgée de 60 ans, de surcroît retraitable. Ou encore ce jeune non-voyant qui s’est vu installé dans un poste incompatible avec son handicap. Un autre candidat, habitant l’est du pays, a été lui aussi admis, alors que la réglementation favorise les candidats résidant près de leur lieu de travail. Une psychologue, ayant à son actif plusieurs années d’expérience, n’arrive toujours pas à comprendre son «exclusion» au profit d’une autre personne beaucoup moins expérimentée. Des agents en exercice depuis un peu plus d’une dizaine d’années, payés pour cinq heures par jour, se sont vu refuser des postes permanents, offerts à d’autres…

Un bus dérape à Boufarik: trois morts, trente deux blessés et un énorme bouchon

Trois morts et trente deux blessés, dont cinq d’entre eux sont dans un état grave, tel est le premier bilan de l’accident de circulation qui s’est produit samedi matin à Boufarik (Blida). D’après un communiqué de la protection civile de Blida, il était 04h30 lorsqu’un bus, provenant de Laghouat en direction d’Alger, s’est dérapé au niveau de Boufarik (autoroute) causant trente cinq victimes. Deux occupants du bus sont sortis indemnes. La vitesse excessive et la chaussée glissante seraient derrière ce dérapage. La plupart des victimes ont été transférées à l’hôpital de Boufarik et les blessés graves ont été admis au service de neurologie relevant du Chu de Blida. L’opération de sauvetage et d’évacuation a duré plusieurs heures, et ce vu le sérieux endommagement du bus. Six ambulances, deux camions anti incendies et quarante sapeurs pompiers ont été mobilisés pour les besoins de l’intervention. L’accident a causé un énorme bouchon. Des automobilistes sont restés pendant plusieurs heures coincés sur l’autoroute. Ce n’est qu’à partir de 13h00 que la voie a commencé à se libérer.      

Mal-vivre et grands espoirs

Entre autres problèmes importants, l’état déplorable des routes et l’absence d’un commissariat de police pour sécuriser les lieux. Après plus de 50 ans d’indépendance, la commune de Oued El Alleug garde toujours son cachet colonial. A voir l’ambiance générale qui règne dans cette commune, on croirait que tout va bien, mais il suffit seulement d’aborder un de ses habitants pour découvrir tout le mal-être dans lequel vivent ces derniers. Située à 12 km du chef-lieu de la wilaya de Blida, ses habitants ne cessent d’espérer un cadre de vie décent. Bourgades aux oubliettes Venant de Boufarik, le premier quartier qu’on rencontre est celui de Ben Salah : la défectuosité des routes est le premier problème qui nous interpelle. Plein de boue et de trous béants, nous passons difficilement le premier accès. Même si leurs problèmes sont innombrables, les plus importants restent le mauvais état des routes et l’inexistence d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie afin de sécuriser les lieux. «Les vols et les agressions sont monnaie courante chez nous, s’emporte un des habitants. Même les établissements étatiques tels que les écoles n’échappent pas aux voleurs, mais aucun responsable n’a daigné intervenir ou trouver une solution à ce problème.» Les cris de colère qui émanent du quartier de Ben Salah ne sont pas un cas isolé. A Haouch Derouane, officiellement ferme de Ben Salah Ibrahim, les habitants sont désemparés et emportés par un flot de fureur extrême. «Par temps de pluie, nous ne pouvons pas sortir de chez nous, car la boue arrive jusqu’au bas de nos portes. Sachant que nous devons parcourir près d’un kilomètre à pied avant d’arriver à l’arrêt de bus le plus proche, plusieurs de nos filles universitaires ne peuvent pas aller en cours», insiste Abdelkader, un des résidants du Haouch. Et de poursuivre : «Même le transport scolaire passe trop tôt. Un enfant de 6 ans doit se réveiller très tôt pour pouvoir se préparer et être à 7h devant la porte pour monter dans le bus scolaire. Passer à une heure pareille est pénible pour un enfant en bas âge.» En plus de tout cela, ce quartier est alimenté «illicitement» en eau potable. Selon notre interlocuteur, les résidants du haouch ont installé par leurs propres moyens des conduites de fortune piquées illégalement sur la conduite principale de l’ADE. «Nous avons sollicité à maintes reprises les autorités locales, mais il n’y a eu aucune suite, réplique notre interlocuteur. C’était l’unique solution pour nous alimenter en cette denrée vitale. Même si nous souffrons des perturbations dans l’alimentation en eau potable, cela règle un tant soit peu notre problème. Pour l’électricité, il a fallu que les propriétaires de l’EAC voisine, d’où nous nous alimentions illicitement aussi en électricité, se plaignent pour qu’on puisse bénéficier de compteurs et d’un branchement légal.» Une plaie en plein centre-ville Que ce soit dans les douars ou au centre-ville, le mal-vivre est présent. Toutefois, ce qui attire notre attention, c’est l’état pitoyable du marché communal. Evidemment, en plus de la boue et de la chaussée défoncée, les immondices y sont le principal décor, chose tout à fait attendue, vu l’omniprésence du commerce informel qui envahit les lieux. Des camionnettes qui vendent des fruits et légumes sont stationnées un peu partout aux alentours du marché couvert de la ville. D’autres marchands moins «fortunés» ont préféré prendre le trottoir comme plateforme afin d’y exposer tout et n’importe quoi. «Ce lieu est normalement un marché couvert de fruits et légumes. L’Etat a cédé le droit d’exploitation des locaux qu’il contient contre une somme mensuelle symbolique, raconte un boucher. Aujourd’hui, la plupart des locaux sont fermés, il ne reste que quelques bouchers fidèles à leur emplacement.» Selon notre interlocuteur, la plupart des commerçants bénéficiaires de carreaux dans ce marché l’ont fui pour s’installer illicitement dans les environs. «C’est une réaction tout à fait compréhensible puisque les clients trouvaient tout ce qu’ils désiraient chez les commerçants informels et n’avaient pas besoin d’entrer au marché», explique-t-il. Des élèves en danger Au milieu de cet état catastrophique des lieux, de l’insalubrité régnante et des injures lancées par les commerçants à la sauvette, une école primaire est bâtie là, et les enfants en bas âge y viennent chaque jour au risque d’être heurtés par une voiture ou un gros mot, ou pire encore de se trouver au milieu d’une bagarre. Avant d’entrer à l’école, ils sont là au milieu des tables de fortune, de choses et de personnes qu’ils ne doivent pas rencontrer à cet âge-là. Selon un épicier, il y a déjà eu des accidents où des élèves ont été victimes. «Heureusement que le mois de Ramadhan coincide avec l’été, cet endroit devient plein à craquer de monde. Il faut absolument délocaliser le marché puisque l’école à été construite bien avant.» En attendant que les autorités de wilaya trouvent une solution, les parents d’élèves sont contraints d’accompagner leurs enfants jusqu’à la porte de l’école et de les attendre à la sortie au milieu du grand souk.

«On ne cachera plus rien à nos concitoyens»

Afin de trouver des  réponses aux multiples préoccupations des citoyens et connaître de près ce qui se prépare pour la commune agricole de Oued El Alleug, nous avons pris attache avec Ferhoul Ahmed, le P/APC. Confiant, il accepte de répondre à nos questions. -Le mal-vivre s’abat sur les habitants de Ben Salah, qui dépend de votre commune. Quels sont les projets relatifs à l’amélioration de leur cadre de vie ? Pour ce qui est de Ben Salah, il faut dire que les choses se sont nettement améliorées ces dernières années. Les habitations sont raccordées à tous les réseaux, notamment celui de l’AEP et de l’assainissement. Même les perturbations dans l’alimentation en électricité se font de plus en plus rares. Pour ce qui est de la voierie, je tiens à signaler que nous avons un tronçon commun avec la wilaya de Tipasa. Il s’agit du CW 09. La wilaya voisine a terminé sa partie. Il ne reste que la nôtre qui a connu énormément de retard suite aux travaux de réfection des différents réseaux tels que celui de l’assainissement, l’AEP et les eaux pluviales. On ne pouvait pas mettre le bitume pour le refaire quelques mois après. Nous avons reçu une enveloppe de près de 6 milliards de centimes afin de lancer les travaux. Ils s’achèveront vers le mois de mai. Ainsi, ce tronçon servira à désengorger le centre-ville et alléger le trafic sur la RN69 reliant la wilaya de Blida à Tipasa durant la saison estivale. Les autres grandes artères sont aussi concernées par le bitumage. Mon seul défi aujourd’hui à Ben Salah est d’arrêter l’expansion des lotissements illicites. Pour ce qui est de l’insécurité, cela ne relève pas de nos prérogatives, mais je sais que le premier problème que nous rencontrons quant à la réalisation d’un commissariat de police est l’absence d’assiette foncière. Tous les terrains appartiennent à des privés. -Les habitants de haouch Derouane se plaignent du problème de la voierie et du passage, très tôt, du transport scolaire. Qu’en est-il de cette bourgade ? Pour haouch Derouane, nous avons refait à neuf le réseau d’assainissement. Pour le goudronnage, l’entreprise choisie est sur le site. La raison du retard est liée aux défauts techniques constatés dans les produits utilisés, à savoir le gravier 0,40. L’entreprise a récemment obtenu l’accord de la commission technique pour entamer les travaux. Nous avons consacré 140 millions de dinars pour son achèvement. Nous avons 4 bus de transport scolaire fonctionnels qui parcourent plusieurs quartiers. A défaut de chauffeurs, nous n’avons pas pu utiliser les 3 bus à l’arrêt. Dans les prochains jours, une nouvelle opération de recrutement va être lancée et on recrutera 9 nouveaux chauffeurs. Ainsi, le problème du passage très tôt du transport scolaire sera réglé définitivement. -Le point noir de la ville de Oued El Alleug est son marché communal. Quelles sont les mesures prises par vos services pour soulager le centre-ville de ce problème ? Nous avons hérité de cette situation des mandats précédents. Dans l’immédiat, nous faisons notre possible pour diminuer l’insalubrité des lieux, parce que l’APC à elle seule ne peut pas éradiquer le marché informel. Mais aujourd’hui, délocaliser ce marché est mon premier défi. Nous avons bénéficié de 4 millions de dinars pour construire un nouveau marché à la sortie de la ville. Dans l’immédiat, nous avons réalisé une petite plateforme près du stade de Oued El Alleug, et à l’occasion de la dernière Foire du miel, nous avons acheté 30 petits chapiteaux. Ces derniers seront concédés aux 26 intervenants informels de l’actuel marché communal, et une fois le nouveau marché terminé, ils y seront installés définitivement. C’est l’unique solution que j’ai trouvée à cet immense problème. -Quels sont vos projets dans le futur proche ? Nous en avons plusieurs, mais le premier qui me tient à cœur est celui de la modernisation de l’APC et ses annexes situées dans les grandes bourgades, à savoir celles de l’ex-communale, les 5 Palmiers et Ben Salah. Dans cet objectif, nous les avons toutes informatisées et comptons les doter dans les prochaines semaines d’écrans géants où seront exposés les différents programmes et projets prévus dans toute la commune. Je prévois aussi d’en mettre un sur la placette du centre-ville, où seront diffusées, en direct, les sessions de l’APC et les séances de délibération. Ainsi, le citoyen sera au courant de tout et l’élu plus responsabilisé.  

Un réseau de trafiquants de carburants démantelé à Blida

A l'issu d'un minutieux travail d'investigation,  l’unité de recherche du groupement territorial de la gendarmerie nationale de Blida a réussi à démanteler un réseau composé de six contrebandiers spécialisés dans le trafic du carburant à partir de Blida vers les frontières ouest de l’Algérie (Tlemcen).   Les trafiquants utilisaient une nouvelle technique consistant au remplissage, dans des bidons de 5 litres, de carburant (essence et gasoil) et emballés dans des cartons portant des étiquetages des produits très connus tels que les huiles de lin, modérateur d’air, nettoyeur des vitres…et appuyés par des factures, et ce pour contourner le contrôle de la route. Les trafiquants utilisaient, aussi, des véhicules très rapides (trois fourgons, un Mercedes et deux Renault Master). Cette opération a permis la saisie de15000 litres de carburant et 310. 000 DA, une somme engendré par le trafic. Le Lieutenant-Colonel, Chef de l’état-major du groupement de la gendarmerie Azil Nabil a déclaré que l’enquête suit son cours pour arriver à la source d’approvisionnement et que deux ateliers, l’un à la Chiffa et l’autre à Bahli (Soumaa), ont fait l’objet d’une réquisition suite à l’utilisation frauduleuse de trafic de carburant.    

La daïra de Blida encourage l’abstention !

La dernière liste de logements de Blida ne cesse d’être décriée par la population locale. Cette liste comporte les noms de 240 bénéficiaires de logements sociaux, mais une bonne partie de ceux qui y figurent n’ouvrent pas droit à un logement social, d’après des comités de quartier. Dans cette liste figurent, notamment, des citoyens ne résidant pas dans la commune de Blida ou des citoyens aisés. D’ailleurs, depuis l’affichage de la liste en question il y a une dizaine de jours, le siège de la daïra de Blida était assiégé quotidiennement par une centaine de citoyens venus exprimer leur ras-le-bol. «Comment voulez-vous qu’on vote alors que la hogra se pratique de la manière la plus ostensible», nous disent des mécontents. En plus, cette liste, déchirée par des citoyens en colère, n’a pas été affichée de nouveau dans les places publiques. Elle n’a pas été non plus publiée sur internet afin d’augmenter sa visibilité. Et dire que les directives de Sellal quant à la transparence de l’administration et la nécessité de communiquer avec les citoyens sont loin d’être pratiquées par la daïra de Blida !