Mouzaïa : Un nouveau P/APC et des interrogations

Lundi 12  mai, il a été procédé à l’élection, en session extraordinaire, de Rachid Kerrouche, en qualité de nouveau P/APC de Mouzaïa.
Appartenant à l’Alliance de l’Algérie verte, il a obtenu le plus de voix (12), suivi de Mohamed Meziane du MPA (10) et de Mohamed Khelifi du Parti de la jeunesse (1). Le nouveau P/APC remplace ainsi l’ex-maire de cette ville décédé le 6 mai dernier. Cette opération s’est effectuée en présence d’une représentante du Drag de Blida, en sa qualité de superviseur du vote et du dépouillement, en l’absence du chef de daïra. Mais la présence de ce dernier, de par sa fonction de représentant de l’Etat, aurait donné un caractère plus solennel quant à la désignation du premier responsable de la commune, selon un élu.

Certains élus locaux n’ont pas manqué aussi de soulever des dysfonctionnements de procédures administratives relatives à la signature des convocations des membres de l’APC au vote par le secrétaire général de l’APC, un acte qui ne relève pas de ses prérogatives, selon des observateurs. Autre point qui a soulevé l’ire de certains membres de l’APC, ce sont ces appels téléphoniques d’un employé de la daïra à deux élues, les invitant à rejoindre la daïra au moment où elles s’apprêtaient à voter ! Ce qui a fait réagir certains élus sur les intentions de cette action jugée audacieuse.

Pour le secrétaire communal du RND et membre de l’APC, Khaled Belreka, l’invitation faite à la représentante de son parti est un acte délibéré à des fins hasardeuses. Si la victoire de Rachid Kerrouche ne souffre aucune contestation, il n’en demeure pas moins que cette élection s’est déroulée dans un climat suspicieux et houleux, au cours duquel de regrettables incidents s’y sont déroulés. En effet, le représentant du PT, membre de l’APC, a été victime d’une agression caractérisée, nécessitant 21 jours d’incapacité de travail, dont l’auteur n’est autre qu’un élu du FNA, selon nos sources. Rappelons enfin qu’après approbation du PV de l’élection par le wali de Blida, la cérémonie officielle d’installation du nouveau maire de Mouzaïa aura lieu probablement dimanche prochain.
 
 

Ouled Yaïch : Les chiens errants pullulent

Des meutes de chiens errants menacent de jour comme de nuit,  et ce, depuis plusieurs mois, les écoliers du Cem Mahieddine Derbal et les habitants de la cité des 1000 Logements.
Les parents d’élèves commencent à craindre sérieusement les menaces qui guettent leurs enfants. Plusieurs doléances ont été adressées au P/APC de Ouled Yaïch, dont le siège est mitoyen de l’établissement scolaire et la cité en question. Jusqu’à l’heure actuelle, on dénombre trois victimes qui s’en sont sorties indemnes fort heureusement. Qu’attendent les responsables de la commune pour mettre fin au danger de ces chiens qui menacent et engendrent un climat dangereux aux riverains. L’été et la chaleur arrivent et ces chiens sont vecteurs de maladies parfois fatales. Une campagne d’hygiène et de lutte contre la prolifération croissante des parasites, des rats, des moustiques et surtout des chiens errants doit être entamée le plus vite possible pour écarter tout danger aux riverains de la cité du 1er Mai.  

Blida : 50 inspecteurs de police prêtent serment

Le 10 mai à 9h s’est tenue au niveau de la cour de Blida une cérémonie de prestation de serment de 50 inspecteurs de police issus de la quatrième promotion. Ils ont ainsi décroché le statut d’officier de police judiciaire.
Cette prestation marque leur engagement de bien remplir leur devoir de policier, conformément aux réglements en vigueur. Ces éléments ont subi une formation de 12 mois dans les écoles de police, puis suivi des séances spécialisées de 45 jours à l’Institut national de la police criminelle de Saoula (Alger). Ces formations sont liées notamment au droit pénal, droit public et privé, droits de l’homme et code de procédure pénale. Les modules concernant la police scientifique, les infractions contre la propriété intellectuelle et industrielle, le crime des médias, le crime organisé et la protection du patrimoine figuraient aussi dans le cursus des 50 inspecteurs de police.
 

Forte demande sur les cours particuliers à Boufarik

Les cours de soutien sont une manne financière importante pour certains enseignants.
Quelques jours seulement séparent les élèves de leurs examens de fin de cycle (Bac, BEM et 5e). La tension monte au fil des jours. Pas moins de 2000 élèves de Boufarik, tous paliers confondus, s’apprêtent à passer leurs épreuves. Pour les élèves de terminale, la tâche s’annonce rude.
Ce sésame tant attendu sera à l’honneur dès le 1er juin et il durera au minimum trois jours (selon la filière). «Dès que l’on prononce le mot bac devant moi, je sens une sensation de peur qui m’envahit.  J’ai déjà la trouille. On vient juste de destresser avec mes camarades pendant la journée du bac sportif. Maintenant, je me concentre à fond pour le jour ‘‘J’’ », confie Omar, un élève de terminale.

Pour décrocher ce précieux visa, beaucoup d’élèves emploient de grands moyens, entre autres les cours particuliers de soutien chez des professeurs en activité, ingénieurs, licenciés dans différentes matières, mais qui ne sont pas dans l’enseignement. Généralement, ces cours se déroulent dans des lieux de fortune (garages, locaux d’association, petites pièces d’habitation…).

Ce qui intrigue les parents, ce sont les prix faramineux demandés par certains. Ce phénomène se propage et s’intensifie au fil des années. Il y a dix ans, ces cours étaient réservés uniquement pour les élèves issus de familles aisées. Or, actuellement, ce sont 80% des élèves de terminale qui le font. Djamel, père d’une jeune fille inscrite en 3AS, série sciences, explique : «L’année passée, j’ai déboursé 30 000 DA pour les cours de ma fille, mais, hélas, elle a échoué. Elle prend toujours des cours de soutien, et j’espère que la réussite sera pour cette fois-ci.»

A Boufarik comme ailleurs, chaque  enseignant prétend être le meilleur de sa spécialité. Il use de son savoir, de son génie pour attirer le plus grand nombre d’élèves avec des prix dépassant parfois les 1800 et 2000 DA pour quelques séances seulement. «Dès l’entame de cette année scolaire, un des enseignants de ma fille de 3AS langues a interpellé ses élèves en leur disant que ceux qui voulaient réussir leur bac devaient suivre des cours particuliers», regrette ce parent d’élève. «Ma fille paie 3400 DA par mois pour deux cours seulement. Je suis incapable de vous dire si elle assimile bien ses leçons ou pas, d’autant qu’ils sont une quarantaine par groupe», se désole Houria, une dame venue chercher sa fille à la sortie d’un bazar où ont lieu des cours de soutien en philo, arabe et français.

L’ex-ministre de l’Education nationale avait pourtant sommé les directeurs des établissements scolaires à ouvrir les portes après les heures de classe afin de donner la possibilité aux élèves de mieux réviser en groupe ou avec des professeurs bénévoles. Malheureusement, rien n’a été fait dans ce sens.

La Bibliothèque pour les démunis

A Boufarik, la bibliothèque de la maison des jeunes est devenue l’endroit favori des futurs bacheliers n’ayant pas les moyens de se payer des cours particuliers. Ce sont des lycéens en groupe qui échangent entre eux différents exercices avec applications et corrections faites par le meilleur d’entre eux dans la matière. «C’est le meilleur moyen de réviser nos cours, car on n’a pas de quoi s’offrir des cours de philo à 1800 DA et d’arabe à 1400DA. Alors, on s’entraide avec la collaboration de quelques encadreurs bénévoles, et on les en remercie au passage», déclarent Sihem et Mohamed, tous deux élèves de terminale. Quelques parents interpellent la nouvelle ministre de l’Education pour qu’elle encourage la création d’associations de professeurs retraités qui auront la tâche d’organiser des cours de soutien au tarif symbolique au niveau des établissements scolaires.
 

Trois morts dans un accident de la route à la Chiffa

Mardi matin, une voiture de marque Hyundai Accent, circulant sur la RN 01, au lieudit le «Pont de Sidi Brahem» (La Chiffa – Blida) a quitté la route et est tombée dans un ravin.
Les occupants du véhicule, un couple nouvellement marié et le chauffeur, dont l’âge oscille entre 28 et 30 ans, ont été tués sur le coup. Les éléments de la Protection civile de La Chiffa ont mis quatre heures pour pouvoir repêcher les corps sans vie des victimes. Ces dernières se dirigeaient vers l’université de Blida pour récupérer le diplôme de master de l’une d’entre elles. Les trois victimes ont été évacuées à la morgue de l’hôpital d’El Affroun. L’accident a causé également un énorme bouchon qui a duré toute la matinée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de ce drame. La RN 1, notamment dans sa partie située à La Chiffa, est connue pour être un axe «très dangeureux».

Les affiches électorales enlaidissent Blida

Les affiches du candidat élu, Bouteflika, sont placardées à travers chaque rue et chaque ruelle de la ville des Roses l Le principe «pollueur/payeur» doit être appliqué, estime un avocat. 
Abdelaziz Bouteflika a été  réélu président de la République il y a 20 jours, mais ses affiches continuent de «polluer» l’image de nos villes. A Blida, toutes les artères de cette ville sont «en bleu», couleur des affiches de Bouteflika, même si la campagne électorale a pris fin il y a près d’un mois. Ces affiches ont été collées partout, n’importe où et n’importe comment. Celles des autres ex- candidats à la présidentielle sont beaucoup moins visibles.

Durant la campagne électorale, et en dépit des nombreuses requêtes établies par la Commission de wilaya de surveillance de l’élection présidentielle (CWISEL) concernant ces dépassements, aucune sanction n’a été prise pendant et après la campagne électorale à l’encontre des «contrevenants». «Notre mission se limite au constat et au signalement des dépassements. On ne peut pas faire plus que cela», a déclaré, à la veille des élections, Seghier Azeddine, président de la CWISEL de Blida.

«L’affichage sauvage est universel. Lors des dernières municipales à Marseille (France), les affiches du candidat élu, Jean-Claude Gaudin, ont fait le tour dans la cité phocéenne. Cela fait partie du décor et de l’ambiance électoraux», a ajouté, sur un ton se voulant rassurant, un avocat, ex-membre à la direction de campagne de Bouteflika. Mais la question qui se pose : comment va-t-on faire pour les enlever ?  Ayad Mohamed, directeur de l’établissement communal chargé de l’enlèvement et du ramassage des ordures estime que la mission est presque impossible.

«Décoller des affiches nécessite beaucoup de moyens. Nous avons 400 agents chargés de ramasser, au quotidien, plus de 130 tonnes de déchets ménagers. C’est énorme comme quantité. On ne peut pas mettre de côté le ramassage et s’occuper du décollage de milliers d’affiches dans certains quartiers. Cela exige beaucoup de temps et de patience. Nous n’avons même pas les moyens pour recruter des saisonniers. Nous n’avons enlevé que quelques affiches qui étaient placardées autour du stade de Blida à l’occasion de la coupe d’Algérie de football, sinon rien», a-t-il précisé.

Qui va donc s’occuper de cette tâche ? Pour un avocat installé à Blida, le principe «pollueur/payeur» peut faire l’affaire dans ce genre de situation. «En établissant un PV concernant l’omniprésence d’affiches à Blida, spécialement celles de Abdelaziz Bouteflika et après une évaluation du coût de leur enlèvement, l’établissement blidéen chargé du nettoiement peut ester en justice, en civil, ceux qui étaient derrière cette action préjudiciable pour l’environnement, et par ricochet obtenir des dommages et intérêts et ainsi renflouer les caisses de l’établissement blidéen chargé du nettoiement pour pouvoir enlever ces affiches», propose l’avocat. Enlever les affiches en question peut aussi abîmer la peinture de plusieurs façades des immeubles de Blida. Mais là, c’est une autre histoire…
 

Boufarik : Les noms des hadjis enfin connus

Le tirage au sort des futurs pèlerins aux Lieux Saints de l’Islam a eu lieu samedi dans toutes les communes d’Algérie.
Parmi ces communes, Boufarik qui a vu l’inscription de 2710 citoyens. La salle Le Colisée, préparée pour cette circonstance, n’a pu contenir tout le monde. Une affluence nombreuse pour cet événement. L’assistance était composée des familles inscrites au tirage au sort et de leurs amis venus pour un soutien moral. Après avoir vérifié les petits papiers où étaient mentionnés le nom et prénom, est venu ensuite le moment crucial, celui attendu par l’assistance : le tirage au sort. Tout le monde était stressé, l’on voyait plus de peur que de joie, il y avait même ceux qui ont préféré sortir dans le couloir de la salle pour fuir «la mauvaise surprise».

«Je manque de courage, je ne peux pas assister directement au tirage. C’est ma quatrième participation, hélas ! J’ai toujours peur d’être déçu», confie un sexagénaire. On fait monter des petits bambins sur scène pour procéder au tirage au sort. L’animateur de l’événement remue les 2710 petits papiers mis dans un grand drap blanc, transparence oblige ! Dès l’entame du tirage et le premier couple appelé, des youyous fusent ; de partout de la salle des «Mabrouk alikoum» émanant des familles et des amis des heureux élus.
Au total, 34 futurs pèlerins, dont 15 femmes et 19 hommes, sans oublier les 6 de la liste additive de 2013, auront la joie de partir cette année. Pour les autres, ils doivent s’inscrire pour l’année prochaine, en espérant que la chance sera de leur côté.
 
 

Blida : Le patrimoine culturel en fête

Plusieurs monuments historiques bénéficieront d’une opération de rénovation au cours de cette année, notamment Dar Aziza. Les familles qui occupent actuellement le palais Dar Aziza ont accepté d’être relogées.
Sous le haut patronage de Madame la ministre de la Culture et du wali de Blida, dans le cadre de la célébration du Mois du patrimoine du 18 avril au 18 mai 2014, la wilaya de Blida a fêté les 28, 29 et 30 avril son patrimoine matériel et immatériel avec le slogan qui reflète le programme des festivités : «Le patrimoine culturel entre le savoir et le savoir-faire à l’ère du numérique». Cet événement s’est déroulé au Centre d’information territoriale de l’ANP (1re Région militaire). Le programme du deuxième jour (le premier et le troisième étant réservés à l’inauguration et à la clôture des différentes expositions) a comporté une série de conférences animées par des spécialistes du secteur.

Le chercheur Boukraâ Naïma, du Centre national des recherches archéologiques, a présenté une communication ayant pour thème «Les ruines romaines», le docteur Omar Kara et le professeur Dine Hadjer, du département d’architecture de l’université Saâd Dahleb de Blida, ont animé un débat au sujet du «Patrimoine matériel et immatériel de la région de Blida», et enfin, Bounessaïri Nacer, conservateur du patrimoine au niveau de la Direction de la culture de la wilaya a abordé «les réalisations culturelles pour la lecture publique à Blida». Des débats passionnés ont suivi chaque intervention.

Dar Aziza pris en charge

Messika Mourad, conservateur en chef du patrimoine culturel à la Direction de la culture de Blida a présenté, avec éloquence, le projet 2014 concernant l’étude et les travaux d’urgence du monument Dar Aziza (inscrit sur la liste de l’inventaire supplémentaire du patrimoine culturel). Ce projet comporte un cahier des charges de travaux d’urgence, comme la consolidation et  la maintenance du site et un autre cahier des charges pour sa future restauration. Dans cette construction historique, un palais situé à Beni Tamou, construit au XVIIIe siècle par Mustapha Bacha pour sa fille comme résidence estivale, il y a eu des rajouts mal à propos qui doivent être supprimés pour le remettre en son état initial.

Rappelons que ce monument historique est occupé actuellement par cinq familles qui acceptent, pour l’intérêt du site, d’être relogées. C’est donc aux autorités de faire le nécessaire. Il est fait appel à la société civile et aux mouvements associatifs culturels de faire bouger les choses, car les monuments dépérissent au fil des jours. Une équipe procède à l’étude et au relevé de l’ensemble architectural (un inventaire des monuments historiques) pour donner des outils et des orientations pour protéger les monuments éventuels. Le but de ce travail est de stopper l’anarchie et la dégradation d’une page de   notre histoire, notamment celle de la ville de Blida.

Projets de nouvelles bibliothèques

Benaouda Abdelbaki, cadre au service des arts et des lettres, chargé de communication à la Direction de la culture de la wilaya de Blida, a fait part de la proposition de construction de onze nouvelles bibliothèques, (en plus des onze implantées dans les communes), avec un documentaliste, un archiviste…, et qui seront gérées par la bibliothèque principale qui sera installée à Blida.
Il y aura donc vingt-deux nouvelles bibliothèques, en plus de la principale qui aura pour mission de les gérer. Lors de la clôture de cette célébration du patrimoine de la région de Blida, qui est dans un état de dégradation avancée, l’un des intervenants a invité les décideurs à impliquer les jeunes en leur faisant visiter les monuments historiques de Blida, notamment les élèves des écoles, des collèges, des lycées et même de l’université pour les sensibiliser au rôle de chacun dans la protection et la conservation de cette partie de l’histoire qui nous appartient.

Blida, un riche patrimoine

Le patrimoine matériel de Blida se compose de monuments funéraires, comme le tombeau de Sidi Ahmed El Kébir, le tombeau de Sidi Yakoub Ech-Chérif, de monuments publics comme le palais de Aziza. Pour les quartiers antiques, Blida en comporte un nombre important, à l’architecture andalouse et ottomane, comme les douirette au sud-ouest de la ville et le quartier El Djoun, au sud-est.
Concernant les monuments religieux, Blida recèle deux anciennes mosquées (la mosquée hanafie turque, construite en 1750 par les Ottomans, ainsi que la mosquée Ben Saâdoun construite au XVIe siècle). Pour ce qui est du patrimoine immatériel, la ville des Roses est connue pour son artisanat. La broderie traditionnelle, la maroquinerie, le cuivre, la distillerie de l’eau de rose et les plats traditionnels ont fait sa notoriété.

 

Mohamed Amine lance son ultime SOS

Souffrant de la maladie de Hodgkin (cancer du système lymphatique), le jeune Mohamed  Amine Zermani, 24 ans et habitant Boufarik, est gravement malade.
Son état de santé ne cesse de s’aggraver. Plus les jours passent, plus ses chances de guérison deviennent minimes. Seule une prise en charge urgente à l’étranger pourrait le sauver. «Après 24 séances de chimiothérapie, le système immunitaire de mon fils s’est gravement affaibli. Les médecins m’ont dit que finalement la chimio ne servait à rien. Bien au contraire, elle ne fait que compliquer davantage son cas», témoigne Fatma Zohra, la mère du  jeune malade, un volumineux dossier médical à la main. Avec le peu d’espoir qu’elle garde tout de même, elle ajoute : «Les oncologues lui ont préconisé une greffe de la moelle épinière et un suivi rigoureux. Ils m’ont suggéré alors de voir avec des hôpitaux étrangers.»

Avec l’aide de sa famille et ses amis, Fatma Zohra a alors commencé courageusement les démarches jusqu’au jour où elle a été en contact avec un hôpital toulousain (France). Mais la prise en charge coûte excessivement cher et la famille du jeune Mohamed Amine Zermani est financièrement très modeste. «Un professeur d’un important hôpital toulousain m’a assuré qu’il y avait une possibilité de sauver mon fils. J’attends juste de l’aide», dit-elle. «Aussi, je demande aux âmes charitables de m’aider à soigner mon fils. Il souffre énormément et les douleurs qu’il endure sont d’une extrême atrocité», lance-t-elle, pleine d’espoir.

«Nous sommes une famille victime du terrorisme. Nous sommes hébergés chez des amis faute de logement. Nous ne sommes pas très riches, mais nous sommes prêts à nous sacrifier encore davantage, pourvu que l’on voit notre cher Mohamed Amine retrouver son sourire angélique et vivre comme tous les jeunes de son âge», conclut en pleurant la mère de Mohamed Amine. Pour une aide, contacter Mme Zermani Fatma Zohra au : 0551 71 27 92.       

Bidonville de Berriane : Le wali interpellé

Dans une requête envoyée au wali de Blida, les habitants du bidonville de la cité Berriane, à Boufarik, y ont énuméré leurs problèmes et demandent la fin de leur calvaire. Ils vivent dans la précarité et la promiscuité depuis plusieurs décennies, pourtant leurs doléances n’obtiennent finalement que de fausses promesses.
«C’est avec un grand désarroi que nous avons décidé de vous adresser cette lettre pour dénoncer le mépris affiché à notre égard par les autorités locales, et ce, durant des années (…) Certains d’entre nous logent dans ces misérables habitations depuis la période coloniale et nous possédons même des documents qui le prouvent», lit-on dans cette requête. Pour ces familles (une dizaine), l’ex-wali de Blida avait visité leur misérable quartier et avait donné l’ordre aux responsables de différents secteurs, en présence des représentants de la société civile, de régler leur situation dans les plus brefs délais. Mais en vain. «On leur a proposé de nous octroyer l’assiette foncière de nos maisons de fortune afin d’y construire avec l’aide de l’Etat de nouvelles constructions dignes de ce nom. Mais pas réponse à ce jour», conclut A. Sid-Ali, représentant des familles habitant le bidonville de Berriane.