Category Archives: Blida

La littérature engagée en question

Le département de langue arabe de l’université Ali Lounici (Blida 2), d’El Affroun, a organisé, ce mardi, une journée d’étude intitulée: «La littérature révolutionnaire et de résistance». Dans un amphithéâtre plein d’étudiants, d’enseignants, d’invités et d’anciens moudjahidine de la région, des docteurs en littérature des universités de Blida 2, d’Alger 2 et de Médéa se sont succédé devant le pupitre pour exposer, en un temps record (10 minutes chacun), le contenu de leurs interventions qui développent, toutes, les différentes facettes de la question du jour, à savoir le rôle de l’écrivain (ou du poète) pendant la guerre de Libération nationale. Des écrivains-martyrs ont été évoqués et invoqués : Ahmed Rédha Houhou (par Hafsa Djaït et Hayat Oum Essaâd, de l’université Alger 2), le poète Rabie Bouchama (par Bechi Yamina, Alger 2) et Mohamed Lamine El Amoudi (par Boucherikha Houria, de la même université). Témoins de la guerre de libération, ils ont exprimé, chacun à sa manière, le monde qui les entourait, souvent implicitement, sous forme d’allégories pour ne pas avoir maille à partir avec l’Autre, l’oppresseur. Mais en évoquant la patrie ou en parlant de l’Algérien, de ses us et coutumes, de son environnement et de son appartenance au monde arabo-berbère, ils affichaient leur différence, ce qui a fini par les condamner. D’autres hommes de lettres «post-indépendance», comme Tahar Ouettar (par Rachid Kourad, Alger 2) et Rabah Belahouane (par Hafid Melouani, Blida 2) ont été «visités» pour illustrer le rôle que doit avoir l’intellectuel pour «transmettre le flambeau aux générations montantes». Le rôle de l’écrivain est différent de celui de l’historien. Ce dernier est tenu de rendre compte des événements tels qu’ils se sont produits ; l’homme de lettres, par contre, peut reproduire un moment de l’Histoire en «injectant» des personnages de fiction, pour les besoins de la nouvelle ou du roman. Il peut utiliser le passé pour interpeller le présent (ou vice versa). Conférenciers et auditeurs ont exprimé, d’un commun accord, leur souhait de voir ce genre d’initiative se répéter plus souvent, car «la jeune génération d’écrivains ne s’intéresse plus à cette période glorieuse de l’Histoire du pays. C’est à tous les niveaux du système (social, culturel, éducatif…) que doivent se mettre en place des catalyseurs de la fibre patriotique».  Un petit bémol, cependant ! La journée d’étude aurait, peut-être, dû s’intituler : «La littérature algérienne d’expression arabe : révolution et résistance», car, malheureusement, les écrivains francophones, comme Mohammed Dib, Mouloud Mammeri, Feraoun et autres n’ont pas été évoqués. Oubli ou censure ? La langue serait-elle un critère de nationalisme, de patriotisme, d’engagement, de résistance ? Un second volet de cette question — ô combien intéressante ! — reste à faire.                                           

Mouzaïa : Installation du nouveau P/APC

La commune de Mouzaïa a un nouveau président de l’Assemblée populaire communale, en la personne de Khaled Belreka, 56 ans, d’obédience RND. Le nouveau maire succède ainsi à Rachid Kerrouche, 58 ans, du parti de l’Alliance de l’Algérie, décédé le 7 novembre dernier, lui-même désigné à la tête de l’APC de Mouzaïa le 12 mai de l’année en cours, après la disparition, quelques semaines auparavant, de feu Mohamed Achour, 60 ans, du FNA. Réunis en session extraordinaire le 16 novembre dernier, en l’absence de dix membres de l’Assemblée, les treize membres de l’APC avaient à choisir entre deux candidats, Mohamed Khélifi du Parti de la jeunesse et Khaled Belreka du RND. Ce dernier l’emportera, au cours d’un vote à bulletin secret, par 12 voix contre une seule pour son rival. L’élection du nouveau P/APC s’est déroulée en présence du chef de la daïra de Mouzaïa, du DRAG de Blida en sa qualité de superviseur du vote et du dépouillement, ainsi que d’un huissier de justice. Le procès-verbal de l’opération établi, le wali de Blida, Mohamed Ouchen, par le biais de son représentant, approuva dans l’après-midi l’installation officielle du nouveau maire dans ses nouvelles fonctions. Une séance de travail a eu lieu, hier lundi, avec le nouveau maire pour la désignation des membres de son exécutif. Khaled Belreka, vétérinaire de son état, secrétaire général communal du RND, est connu pour ses compétences dans la gestion des affaires de la commune, son pragmatisme et son sens aigu de la communication et ses prises de position courageuses. Il est le troisième P/APC de la commune de Mouzaïa depuis les dernières élections communales. Ses concitoyens comptent énormément sur ses qualités d’administrateur averti pour donner un nouveau souffle à la commune qui souffre de pas mal de carences. «Je compte sur le soutien de toute la population pour mener à bien la mission qui m’a été confiée», a-t-il déclaré juste après sa désignation en tant que premier magistrat de la commune.

Blida : Formation en théâtre, musique et beaux-arts

Enfin, la ville des Roses renoue avec les formations artistiques. L’Etablissement des activités culturelles de la commune de Blida vient de lancer des formations en musique (solfège), beaux-arts (peinture, calligraphie…), et théâtre (adultes et enfants), et ce, au grand bonheur des amateurs de ces disciplines. Auparavant, nombreuses étaient les personnes qui se déplaçaient jusqu’à la capitale pour suivre une formation artistique. «Je me suis inscrit il y a une année au Conservatoire d’Alger pour suivre une formation en théâtre. Car, depuis plusieurs années, cette discipline n’existait pas à Blida. Il était temps de la relancer dans son berceau», déclare Rachid, comédien débutant. Mohamed Rabaï, responsable de l’établissement en question insiste sur le fait que ces formations artistiques sont de niveau académique et durent au moins trois ans. «Les formateurs sont qualifiés et diplômés des écoles des beaux-arts et des arts dramatiques. Pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures dans le domaine artistique, notre diplôme pourra les aider à être favorisés pour les inscriptions». Il appelle les personnes intéressées par ce genre de formation à se présenter au siège de l’Etablissement des activités culturelles de Blida (annexe de l’APC, route de Chréa) pour s’inscrire. Les formations se déroulent au siège du Centre d’information militaire de Bab Essebt (en face stade Daïdi).      

Blida : Journées d’information sur la santé militaire mobile

Dans le cadre du plan annuel de communication du ministère de la Défense nationale, le colonel Aberkane Abdellah, directeur régional des services  de la santé militaire, a inauguré, dimanche, les Journées d’information portant sur la mission de l’hôpital mobile du 52e régiment médical stationné  à Haïzer, dans la wilaya de Bouira. Ces journées, ciblant le grand public, se déroulent du 9 au 14 novembre, au Centre d’information de la 1re Région militaire à Blida. Elles ont pour objectif d’informer les visiteurs sur le rôle de ce régiment mobile doté d’un hôpital  médico-chirurgical de campagne qui assure les missions suivantes : le triage et l’accueil des blessés et/ou des malades, la réanimation, le traitement médico-chirurgical, la décontamination des blessés et des malades atteints par armes (NBC) nucléaires, chimiques ou biologiques, l’hospitalisation des blessés… Ces journées visent, aussi, à faire connaître le rôle de l’hôpital mobile du 52e régiment médical lors des séismes et catastrophes naturelles.

Boufarik : Une promotion immobilière non conforme

La construction d’une promotion immobilière, située à la rue Menad Mohamed (Boufarik), est bel et bien achevée. Le promoteur a vendu les appartements et les bénéficiaires ont eu leur acte notarié. Mais le comble est qu’un document signé le 10 septembre 2014 par le directeur de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de Blida stipule que la construction en question n’est pas conforme au permis de construire. Il faut signaler que la vente des appartements a eu lieu avant même l’établissement de ce document. La question qui se pose est de savoir comment ce promoteur a pu vendre les appartements avec des actes notariés alors que ces derniers (actes) ne peuvent être établis que si la construction est conforme aux exigences du permis de construire ? Chaâbane Rabah, riverain à cette promotion, crie au scandale. Il a envoyé plusieurs requêtes pour attirer l’attention des autorités concernées au moment de la construction des deux étages supérieurs, qui ne figurent pourtant pas sur le permis de construire, mais en vain. «Le promoteur devait construire un R+3, au maximum, pour ne pas gêner le voisinage. Finalement, la construction est en R+5. Elle me prive du soleil et d’une bonne aération. Résultat : on étouffe à la maison. Pis, on est devenus allergiques à cause de la forte présence d’humidité», témoigne Chaâbane Rabah. Et de poursuivre avec un air dubitatif : «Le promoteur qui a rasé une ancienne bâtisse pour construire son nouveau R+5 a sérieusement endommagé ma maison lors de la démolition. Il a aussi endommagé une conduite de gaz et a failli provoquer le pire. Où  sont les pouvoirs publics censés veiller à l’application des lois ?  

Du nouveau à l’hôpital universitaire de Blida

Une nouvelle technique, la prise en charge par voie endovasculaire, dans le traitement de toute la pathologie neuro-vasculaire, sera bientôt fonctionnelle au service de neurochirurgie du CHU de Blida. C’est ce que nous a révélé le Dr Mohamed Rédha Zeroual, neuro-radiologue interventionnel, spécialiste, formé à Lyon (France), à ce nouveau procédé, que nous avons rencontré en marge de la Journée mondiale des AVC à Blida. «En fait, il s’agit d’un acte médical chirurgical sur un patient victime d’un AVC ischémique, en le traitant par voie endovasculaire, c’est-à-dire en passant à travers les vaisseaux et effectuer la thrombolyse intra artérielle et la thrombéchtomie», explique le spécialiste. La technique classique, pratiquée par le neurochirurgien, consistait à ouvrir le cerveau en pratiquant la thrombolyse veineuse (destruction du caillot). L’appareil destiné à ce nouveau mode de traitement a été commandé et sera installé dans quelques mois au sein du service de neurologie de Blida. D’autre part, le Dr Zeroual lance un appel aux pouvoirs publics pour mettre à la disposition des victimes d’AVC une ambulance spécialement conçue, avec un logo identifiant la nature de l’évacuation. Cela permettra de céder facilement le passage au véhicule, car selon les spécialistes, le temps est compté dans le transfert aux urgences neurochirurgicales des malades.

CEM Aït Boudjemaâ : Le personnel toujours en grève

Le personnel du collège Aït Boudjemaâ de Boufarik a décidé de maintenir le mouvement de grève après les dernières «petites» vacances d’automne. Il avait entamé, il y a une dizaine de jours, un débrayage ouvert jusqu’à satisfaction de sa principale revendication, à savoir l’instauration d’un climat de sécurité au sein du CEM et de ses alentours. Mercredi, il n’y a pas eu donc de reprise et les élèves ont été renvoyés chez eux. Le mouvement de protestation est même appuyé par les parents d’élèves qui craignent pour la sécurité de leurs enfants. «Malheureusement, aucun responsable de l’académie de Blida n’a daigné venir pour s’enquérir de la situation et prendre en charge les doléances des professeurs», regrette un enseignant au CEM Aït Boudjemaâ. Le collège se trouve sur une superficie de plus de trois hectares mais est bâti sur seulement 900 m2. Près de 1000 élèves y sont inscrits. Récemment, un groupe de jeunes, armés d’armes blanches, y ont fait une intrusion et allaient commettre l’irréparable. Leur cible était un jeune collégien. Heureusement, que la vigilance des surveillants a permis d’éviter le pire. Les enseignants grévistes exigent la construction d’un mur entourant leur établissement pour éviter toute intrusion suspecte. «Quand pourra-t-on, travailler tranquillement et avec dignité dans ce collège ?», martèle, avec inquiétude, une enseignante en colère. Le directeur du collège a démissionné, au moment où la situation dans cet établissement a commencé à empirer à cause, notamment, de l’absence de la tutelle.  

Boufarik : A la recherche de son lustre d’antan

Nos villes se clochardisent au fil des ans jusqu’à en perdre leur cachet spécifique pour devenir de languissantes cités-dortoirs. Jadis fleuron de la riche plaine de la Mitidja, Boufarik sombre aujourd’hui dans l’anarchie et la saleté. Où sont ces manifestations  culturelles, artistiques et sportives qui égayaient des journées mémorables la vie des Boufarikois et qui faisaient la joie de tous. La Fête des oranges, dont Boufarik tirait toute sa fierté, n’a pas eu lieu depuis des lustres. Où sont passées toutes ces variétés d’oranges, pourtant cultivées il y a à peine une vingtaine d’années, aux alentours de la ville et qui décoraient et donnaient des senteurs agréables du Grand Boufarik. Avec la disparition de la Fête des oranges, les Boufarikois assistent à un véritable fiasco socio-économique et culturel, sans que personne  lève le petit doigt ou daigne manifester une quelconque répulsion. A qui la faute ? Les pouvoirs publics, la société civile (si elle existe réellement ), les producteurs et commerçants d’agrumes ? En fait, chacun a sa part de responsabilité. Les jus que l’on boit actuellement,  comme chacun le sait, sont produits à base de pulpe artificielle importée. Et dire que la célèbre boisson Orangina a connu ses premiers jours à Boufarik. «Chaque année vers la fin du mois d’avril et le début du mois de mai, nous sentions les belles odeurs de l’oranger. C’était, aussi le rendez-vous des fêtes foraines, la braderie, les soirées artistiques…Ah, dès que j’évoque ces moments, j’ai la chair de poule. Cela me rappelle mon enfance», confie, nostalgique, Ahmed, la cinquantaine. Une des icônes les plus importantes de la ville est sans nul doute «le souk hebdomadaire» où tous les lundis, les bouchers, maquignons, éleveurs, marchands d’ovins et bovins du centre du pays, particulièrement du Titteri, se croisaient pour le négoce et les transactions diverses. Hélas, aujourd’hui, il ne reste que le nom de ce  souk, car la ville de Boufarik a été littéralement dépouillée de sa vocation au profit de quelques privés qui se sont approprié, contre toute logique, ce patrimoine de la ville (souk) qui constituait d’importants revenus pour l’APC. Quelles sont aujourd’hui les retombées économiques du «souk» pour la ville de Boufarik ? Que des miettes ... La notoriété du légendaire club sportif de la Mitidja, en l’occurrence le WAB, (Widad athlétique de Boufarik), ne se conjugue malheureusement qu’au passé. Le sport, la dégringolade ! Un club qui a vu défiler dans ses rangs les Ahmed Arab, Fedlaoui, Smaïn, Missouri, Belkebir, Yousfi, Selmi Missouri et les défunts Rouaï, Djemil, Bouaïchaoui, Hadji, Haouali et bien d’autres... Un club qui faisait la fierté de la Mitidja et du Sahel algérois, drainant chaque week-end de la saison footballistique, dans son antre baptisé du nom du chahid Mohamed Regaz, nombre de supporters. Malheureusement, le WAB cher aux Boufarikois végète dans les méandres des divisions inférieures du championnat régional. Les supporters du WAB se demandent pourquoi les communes voisines et leurs clubs, comme l’USM Blida et le RC Arba, ont repris du poil de la bête et s’accrochent, tant bien que mal, à l’élite et pas Boufarik ? Le  stade actuel de Boufarik n’est pas homologué par la Ligue. C’est pourquoi l’équipe du WAB reçoit ses visiteurs à Bougara, à 20 km à l’est de la ville de Boufarik. Le contexte conjoncturel et la disponibilité d’un espace adéquat requis pour ce genre d’infrastructure sportive, commandent une décision s’inscrivant dans cette perspective. Pour ce faire, Boufarik a besoin de ses enfants volontaires et bâtisseurs, comme au bon vieux temps. A l’orée de l’année 2015, le club phare d’une ville comme Boufarik n’a pas de stade digne de ce nom.Le basket-ball n’a plus les mêmes éclats d’antan dans son berceau. Une chose est sûre, l’imposture n’a que trop duré et les partisans du moindre effort doivent être poussés vers la sortie. En effet, les enfants de Boufarik se sont égarés dans leur propre ville et d’autres se sont installés dans d’autres contrées et  sous d’autres cieux. Boufarik a besoin de ses enfants pour un grand stade, un grand hôpital, un grand centre culturel, une zone d’activité afin d’absorber le taux de chômage des jeunes Boufarkois diplômés. «Réveillez- vous ! Que tous les Boufarikois, où qu’ils soient, doivent se donner la main pour que cette ville retrouve son lustre d’antan», espère un quinquagénaire de Boufarik.                            

Institut du rein : Les AVC en débat

Sous le slogan «Le temps perdu est un cerveau perdu : apprenez à reconnaître un AVC et réagissez rapidement», le service de neurochirurgie du CHU Frantz Fanon de Blida, en collaboration avec la wilaya et en partenariat avec le groupe pharmaceutique Bayer Health Care, a célébré le 29 octobre dernier la Journée mondiale des AVC (accidents vasculaires cérébraux). Cette rencontre scientifique d’envergure, qui a regroupé un nombre appréciable d’éminents professeurs de diverses spécialités médicales, et plus particulièrement des neurologues et des praticiens de différents services et établissements de santé du pays, s’est déroulée au niveau de l’imposant amphithéâtre de l’Institut national du rein de Blida, lequel s’est avéré exigu pour contenir tous les participants. Le choix de la ville des Roses pour abriter cet événement n’est pas fortuit, puisque Blida dispose du seul et unique centre neurochirurgical dédié au traitement et à la prise en charge des malades souffrant d’AVC, une grave pathologie, première cause de mortalité dans notre pays, devançant nettement le cancer et les accidents de la route. Une véritable urgence médicale et parfois chirurgicale, comme ont tenu à l’assurer les neurochirurgiens présents. Selon le professeur Mohamed Arezki, médecin chef du service de neurochirurgie et président de la Société algérienne de neurologie et neurophysiologie clinique, l’Algérie enregistre, annuellement, 40 000 nouveaux cas d’AVC, dont 30% décèdent durant la même année. «Quand ils n’entraînent pas la mort, ces AVC laissent des handicaps irréversibles dans la moitié du nombre recensé», souligne notre interlocuteur. Et d’ajouter : «1300 cas sont admis au sein du service de neurochirurgie de Blida uniquement» Une moyenne de 5 victimes d’AVC par jour. Les spécialistes précisent qu’aujourd’hui 31% des victimes d’accidents vasculaires cérébraux ont moins de 65 ans, comparativement à l’année 1990 où ils étaient 20% dans la même tranche d’âge. Il est admis que la mortalité survient lorsque la plupart du temps le malade arrive aux urgences trop tard. «Plus de trois heures après l’apparition des premiers symptômes de l’AVC», précise le professeur Arezki. D’où la sensibilisation d’un plus grand nombre de citoyens pour les inciter à se rendre rapidement aux urgences du service de neurologie dès l’apparition des premiers signes d’alerte qui sont : la paralysie faciale, l’engourdissement des membres, ainsi que les troubles de la parole. Au programme de cette rencontre autour de l’AVC, une dizaine de communications portant sur des thèmes variés ont été présentés aux participants, parmi lesquels un grand nombre de médecins issus des EPSP et EPH de la wilaya de Blida. «Nous avons besoin de l’étroite collaboration des médecins pour évacuer dans les plus brefs délais les victimes d’AVC vers notre unité», insiste M. Arezki. Notre interlocuteur expliquera que la célébration de cette journée se veut aussi une occasion de formation, d’information et de sensibilisation des médecins généralistes à cette grave et fréquente pathologie. Le professeur Arezki lance aussi un appel à tous les neurologues à travers le pays pour la création d’unités de neuro-vasculaire au niveau de chaque CHU. «En dehors de Blida, il n’ existe nulle part d’établissements qui prennent en charge les AVC, que ce soit à Alger, Oran ou Constantine», note notre interlocuteur, et de souligner : «les victimes d’AVC ont besoin de soins de qualité». D’après les spécialistes en neurologie vasculaire, un soixantaine de structures implantées à travers le territoire national serait l’idéal pour une meilleure prise en charge des AVC, avec des résultats probants. Parmi les recommandations préconisées lors de cette journée, celles relatives à la mise en œuvre d’un programme national dédié à l’AVC, ainsi que la multiplication des campagnes de sensibilisation liées à cette pathologie.

L’APC de Ouled Yaïch contre les initiatives !

En 2009, les responsables de la commune de Ouled Yaïch (Blida) ont mené une opération de démolition des devantures (jardins) des bâtiments de la cité du 1er Mai qui embellissaient plus ou moins le cadre de vie des riverains. Mais l’anarchie dans l’enlèvement des décombres a donné lieu à une laideur indescriptible au niveau du quartier en question. Les riverains ont, à maintes reprises, soulevé ce problème, en vain ! Daïdi. H, résidant au rez-de-chaussée, a proposé à l’APC de Ouled Yaïch cinq modèles de clôture décorative en ferronnerie de qualité avec son propre argent. Les modèles ont été étudiés par un paysagiste afin qu’il y ait une harmonie symétrique en cas de généralisation des modèles dans toute la cité. Deux mois après sa demande, l’APC lui a notifié un «niet» catégorique. Finalement, c’est l’anarchie qui l’emporte au détriment de l’harmonie environnementale !