Category Archives: Blida

EPSP de Mouzaïa : vaccination contre la grippe

Lancée officiellement le 26 octobre dernier, la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière connaît, une dizaine de jours après son lancement, un engouement  particulier au niveau des différentes structures relevant de l’Etablissement public de santé de proximité de Mouzaïa (EPSP). Toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir la réussite de cette opération  qui touchera les populations des communes de Oued El Alleug, El Affroun, La Chiffa et Mouzaïa. Huit polycliniques et cinq PMI sont les centres concernés  par l’accueil et la vaccination des personnes. Il suffit juste de se présenter au médecin généraliste de la structure de la santé, qui délivrera une ordonnance à présenter sur place à un infirmier désigné pour pratiquer l’acte de vaccination. Il va sans dire que la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière cible essentiellement les personnes vulnérables de la tranche d’âge de plus de 65 ans, celles atteintes de pathologies chroniques, les femmes enceintes, les enfants de zéro à 9 ans, ainsi que le personnel des services de santé. «Comparativement à l’année écoulée, au niveau de l’EPSP de Mouzaïa la campagne, qui a débuté depuis une dizaine de jours, continue de drainer de nombreuses personnes», souligne  le médecin chargé de l’opération. Cependant, si chez les personnes âgées la courbe est en constante progression depuis le premier jour (plus de 614 personnes vaccinées), il n’y a pas foule au niveau des PMI pour les femmes enceintes et les enfants. Il a fallu sensibiliser les médecins pour apporter le maximum d’informations aux femmes en attente d’un bébé sur l’importance de la vaccination, pour que cinq seulement d’entre elles daignent enfin se «faire piquer». «C’est très peu», réplique notre interlocuteur. Quant aux autres personnes décidées de se prémunir contre toute infection virale de la grippe, elles étaient plus de 1000 à ne pas rater ce rendez-vous  annuel. Concernant les enfants, uniquement sept ayant une maladie chronique ont été vaccinés. C’est dire que la sensibilisation de la population intéressée par la vaccination devrait être menée efficacement via des affiches visibles pour toucher le plus grand nombre de personnes, surtout que le vaccin est gratuit.  

«Les grandes entreprises boufarikoises payent leurs impôts à Alger !»

-Pouvez-vous nous donner un aperçu historique de Boufarik ? Boufarik a connu plusieurs transitions, de la colonisation à l’indépendance pour ses terres fertiles et son emplacement géographique proche d’Alger, de la mer, des montagnes de Chréa et en même temps un carrefour par excellence de mobilité du commerce, où un marché des fruits et légumes, de bestiaux et tous commerces confondus s’installe et commence à se développer  davantage, créant un centre urbain. Les jésuites ont pénétré la région en 1835 en éclaireurs et se sont installés au camp d’Erlan, suivis des colons européens qui se sont emparés des meilleures terres sous les feux de l’armée française. Un centre-ville accueillant, d’une dizaine de milliers d’habitants européens, est né, de grands boulevards dotés de trottoirs et d’éclairage et décorés de platanes dans un alignement parfait. La venue des colons a été alors encouragée à Boufarik au détriment des autochtones. Dès l’indépendance, l’ex-ville des Oranges a connu un grand flux migratoire, pour son commerce florissant, de toutes les régions du pays, causant un peuplement rapide et une urbanisation sans précédent. -Vous êtes à la tête de la commune de Boufarik depuis une année. Quelles sont les priorités de votre mandat ? Boufarik est classée deuxième ville, à l’échelle de notre wilaya, pour ce qui est du nombre d’habitants. Elle compte 86 000 âmes. Une fois à la tête de cette commune, notre Assemblée a commencé par cerner tous les problèmes de la cité, pour enfin faire un diagnostic et identifier l’ensemble des dossiers en attente et en souffrance, notamment l’état des routes, les écoles, l’alimentation en eau potable, l’hygiène, l’éclairage public et la réglementation du commerce. Au départ, nous voulions rendre à Boufarik sa réputation d’antan et redorer son image et sa valeur d’une grande cité aux artères boisées d’arbres centenaires. On a commencé par la réhabilitation des grands axes du centre-ville, notamment l’ex-RN1, Bouza, Souidani Boudjemaâ, Si Benyoucef… On a remplacé 80 platanes, et ce, avec le concours de la pépinière de la commune. Nous avons procédé au revêtement du centre rural de Bouagab pour une enveloppe de 20 millions de dinars. Deux écoles primaires et des cantines sont programmées pour réfection. Il s’agit des établissements Belouz et Belaïd. En ce qui concerne l’hygiène, la nouvelle Assemblée a hérité d’un parc défaillant, dont presque tout le matériel roulant était inopérant. Notre intervention, avec de faibles moyens, a permis de récupérer 4 camions, l’achat d’une benne tasseuse et on a prévu un rétro-chargeur. On compte donner ce secteur (nettoiement urbain) au privé qui bénéficie du dispositif de l’Ansej, pour mieux répondre à la prise en charge du volume important de ramassage de déchets. Concernant le marché informel, sept milliards de centimes sont destinés à l’aménagement du stade Regaz, dont les sous-gradins, donnant sur la route, seront transformés en locaux commerciaux et feront l’objet d’attribution aux 32 commerçants informels. Nous avons consacré aussi 9,5 milliards de centimes pour restaurer le siège de l’APC, qui est considéré comme une œuvre architecturale et monument historique. Notre défi est de restaurer cette bâtisse tout en gardant son cachet orignal. -Qu’en est-il des grands projets ? La recette fiscale de Boufarik repose sur les entrées du marché de gros des fruits et légumes, qui représentent 30% de cette recette. Cela me pousse à veiller personnellement à son évolution et son essor. La preuve : nous avons dégagé 3 milliards de centimes pour le revêtement de ses allées. Nous avons lancé un appel aux autorités supérieures pour ouvrir une bretelle, entrée et sortie de l’autoroute, afin d’alléger le trafic routier, fluidifier la circulation urbaine et faciliter l’accès  du marché aux transporteurs commerçants. Pour le 2e grand projet, nous envisageons d’occuper le terrain de 16 ha, qui se trouve sur la partie ouest de Boufarik, proche de l’autoroute, pour réaliser, notamment, un stade de 20 000 places, une salle omnisports, une salle de gymnastique et un centre hospitalier de 40 lits. -Vous dites que Boufarik est la deuxième ville de la wilaya de Blida, mais pauvre en recettes fiscales. Expliquez-nous ce dysfonctionnement... Oui, la commune de Boufarik est importante, mais avec une fiscalité faible, avoisinant 50 milliards de centimes, alors que d’autres communes de moindre importance ont des recettes qui dépassent les 200 milliards ! Cela est dû à la domiciliation des grandes entreprises publiques et privées à Alger (siège social). Elles activent à Boufarik, mais le fisc suit le siège social.Cela est un peu déloyal et pas sincère de ne pas payer les impôts là où on travaille et où on produit. Mais malgré cette recette faible, nous arrivons à joindre les deux bouts. Rien que pour l’exemple, les sportifs ont eu leur subvention pour un montant de 6,7 milliards de centimes, répartis comme suit : le WAB a bénéficié de 3,617 milliards pour ses cinq équipes (basket, foot, gym, boxe et cyclisme) et le reste pour d’autres disciplines. Sans oublier la part de la culture, où un projet de réhabilitation de la fameuse salle Colysée est inscrit. -Où sont passés les oranges de Boufarik ? Ah ! Allez faire un tour dans les vergers et vous constaterez que la région a été envahie par un nouveau colonialisme détruisant tout ce qui est vert et nature. Le phénomène s’appelle «bétonisation». Autrefois, Boufarik exportait le fruit à la pulpe à la couleur rouge vers l’Europe et d’autres pays. D’ailleurs, c’est dans cette ville même que la célèbre boisson mondiale Orangina a connu ses débuts. Boufarik, c’est aussi sa fameuse zlabia et son jus fait maison appelé cherbet. Chaque Ramadhan, la ville de Boufarik reçoit des milliers de personnes venant de partout pour s’approvisionner en zlabia et en cherbet. Nous voulons en profiter pour «institutionnaliser» une journée dédiée à la zlabia, qui sera fêtée le quinzième jour du mois de Ramadhan.    

Commune de Boufarik : la société civile veut s’impliquer dans la gestion de la ville

Le béton envahit les terres agricoles. Samedi dernier, la salle Mitidja a abrité une rencontre entre l’APC de Boufarik et la société civile pour débattre de problèmes auxquels sont confrontés les citoyens, comme les lenteurs dans les réalisations, la réhabilitation de certaines infrastructures, la saleté,  la densité du trafic routier urbain, le sport, etc. Dans son discours, le premier magistrat de la ville justifie les lenteurs dans  les réalisations des différents projets par le désastre financier et matériel constaté par les nouveaux élus dès le début de leur exercice. «Près de quatre mois sans budget et il n’y avait rien en stock», a-t-il déclaré à l’assistance. Concernant les travaux publics (revêtement des routes), même s’il y a eu des interruptions à cause des intempéries et du Ramadhan, les délais de réalisation sont toujours respectés par l’entreprise chargée des travaux, soulignera le président de l’APC, qui fera également remarquer que 255 foyers ont  été raccordés au gaz naturel dans la cité des Jésuites, et que de nombreux réseaux d’assainissement sont déjà réparés. Une situation qui a donc provoqué plusieurs travaux sur les routes. Au sujet de la réhabilitation de certaines infrastructures, telles que les écoles, les salles de soins, le stade de football, le terrain de tennis, la salle de basket, les mosquées et la salle Mitidja, le P/APC fera allusion aux sommes faramineuses que cela exige. Selon lui, un important apport financier est engendré par les cumuls, surtout au niveau des infrastructures. Concernant la réhabilitation du siège de l’APC, souci des citoyens, il révélera que l’étude a été achevée depuis longtemps, mais qu’il prendra le temps nécessaire pour entamer les travaux afin de ne pas faire dans le bricolage. Saletés  et insalubrité Les citoyens ont soulevé le problème de l’insalubrité qui règne à Boufarik, bien qu’ils reconnaissent que certains habitants font preuve d’incivisme par leur comportement négatif. Le maire a répliqué à l’assistance que le parc roulant était comme les finances,  c’est-à-dire dans une situation déplorable : les camions, les tracteurs et les bennes étaient en panne. Si  la situation matérielle s’est améliorée avec l’achat de véhicules, dont une benne, le problème de l’effectif demeure toujours posé avec le départ de nombreux ouvriers en retraite. Cependant, le premier magistrat de la ville compte régler le problème des ordures ménagères en faisant appel aux promoteurs bénéficiaires du dispositif de l’Ansej.Les citoyens ont signalé le nombre sans cesse croissant de véhicules, légers ou lourds, qui paralysent toutes les artères de la ville. La circulation devient infernale et le stationnement est souvent anarchique, comme c’est le cas de la route qui mène à la gare. Le P/APC évoquera le plan de circulation actuellement en cours et mettra en place une nouvelle signalisation et quatre feux tricolores aux grands carrefours. Relation entre Sport et APC   Ce thème a suscité un débat très houleux. A la question de savoir pourquoi la P/APC ne met pas fin à la gestion du club de football en limogeant les responsables qui l’ont plongé dans le chaos, le premier magistrat de la ville a rétorqué que cela n’est pas dans ses prérogatives, mais relève de l’Assemblée générale. Il ajoutera  à ce sujet : «Celle-ci (Assemblée) ne joue pas du tout son rôle, sinon comment expliquer que sur cent membres, sept seulement ont assisté à la réunion pour débattre du sort du club et prendre des mesures qui s’imposent ? Et dire que nous avons mis près de quatre milliards de centimes au service du sport. Une source dont  les clubs n’ont jamais bénéficié durant les années précédentes.»                           

Blida : Rabah Ben Dekoum ou le poète ignoré

Rabah Ben Dekoum, 75 ans, est une encyclopédie de la poésie populaire. Pendant vingt-quatre ans (de 1978 à 2002), il avait animé, en direct, une émission sur la poésie populaire maghrébine sur Radio France-Maghreb. Un programme interactif qui était très suivi par les Maghrébins établis en France et aimaient le verbe populaire. «Je recevais une dizaine d’appels émanant d’auditeurs nostalgiques du savoir parler maghrébin», se souvient-il. Une émission du même genre a été produite et animée par cet amoureux du melhoune sur Radio Méditerranée FM, basée aussi dans l’Hexagone, mais qui a cessé d’émettre en 2007. Originaire de Aïn Oussera (Djelfa), mais habitant Blida, Rabah Ben Dekoum a écrit plus de 800 poèmes populaires, dont certains ont été chantés par de grands artistes, à l’instar de Khelifi Ahmed, Nadia Benyoucef et la célèbre chanteuse tunisienne Oulia. Installé en France en 1966, il s’occupait de la production de disques de divers artistes maghrébins, tout en étant aussi parolier et animateur culturel. A Paris, il a eu l’occasion de fréquenter des artistes de renom, qu’ils soient maghrébins ou orientaux. Il y a quelques années, il a décidé de retourner au bled, mais sa volonté de promouvoir la poésie populaire se heurte à une flagrante indifférence des responsables concernés. «Je détiens un trésor inestimable pour ce qui est du melhoune : des archives inédites, qu’elles soient écrites ou sonores, des ouvrages…Mon but est d’encourager les jeunes poètes qui excellent dans le ayay (l’autre appellation du bédoui). Mais rien n’a été fait pour m’aider. Dommage pour la culture algérienne», regrette-t-il. Rabah Ben Dekoum lance un appel au ministère de la Culture pour que ce «trésor» qu’il détient soit au moins mis à la disposition du grand public !          

Boufarik : visites hospitalières inopinées

Des attroupements inhabituels se sont formés ces derniers jours, juste avant la tombée de la nuit devant le portail de l’hôpital de Boufarik. Les agents de sécurité sont intransigeants et ne laissent entrer personne. Cette interdiction émane du ministre de la  Santé qui a effectué, à deux reprises, des visites nocturnes inopinées  et était furieux que l’on dérange les malades durant  la  nuit. Chacun sait que l’horaire réglementaire des visites s’étend de 13h30 à 15h, mais alors pourquoi beaucoup les  proches de malades s’acharnent-ils dans leur ravitaillement nocturne ? L’un d’eux qui portait un couffin nous dira : « j’apporte  le dîner à mon père qui est  un maniaque de  la propreté et ne veut manger que ce que ma mère  prépare. Mon cousin qui travaille  à l’hôpital a beau  lui dire que les règles d’hygiène sont strictement respectées dans  la cuisine, mais il  persiste dans son entêtement. C’est son caractère ! ». Cependant  il y a des visites nocturnes qui sont vraiment préjudiciables aux malades, lorsque certains proches vont à l’hôpital les mains vides juste pour tenir compagnie à un membre de la famille, sans savoir que  leur bavardage peut nuire aux autres patients voisins de lit, fatigués déjà par les visites de la journée.  

Culture à Blida : syndicat cherche avocat…

A Blida, les artistes vivent comme des SDF. Ils n’ont pas de lieu où ils peuvent se rencontrer pour parler culture et défendre leurs droits. Leur syndicat n’est pas mieux loti. Il ne possède même pas de siège pour accueillir ses membres et unifier ses rangs. «A Blida, rares sont les artistes qui se rencontrent. Certains choisissent les cafés pour essayer de faire de la résistance culturelle. Sinon, rien. Le rayonnement culturel n’est pas à l’ordre du jour à Blida», regrette M. Benyoucef, premier responsable du bureau du Syndicat des artistes de Blida. Et de poursuivre : «L’ancien siège du syndicat des artistes de Blida est toujours fermé sous prétexte que son ancien responsable y détient des documents. Cela pénalise lourdement nos activités». Selon notre interlocuteur, la wilaya de Blida compte plus de 800 artistes membres du syndicat local des artistes (cette wilaya est classée parmi les premières à l’échelle nationale pour ce qui est du nombre d’artistes). Il regrette le fait que la direction de la culture de Blida ne sollicite jamais ce syndicat pour l’associer dans des activités culturelles, qu’elles soient régionales, nationales ou même internationales. «Dernièrement, le wali de Blida a posé la première pierre pour la construction de la maison des artistes. Ses services n’ont même pas daigné nous inviter. Et dire que ce sont toujours les mêmes têtes qui reviennent à Blida lors des festivités officielles», ajoute-t-il. Des hommages en attendant des  jours meilleurs Cela n’empêche pas ce syndicat d’établir un riche programme culturel, en se organisant notamment des hommages. Récemment, l’artiste Dahmane Ben Achour, ce grand chanteur d’andalou blidéen, mort il y a 37 ans, est revenu le temps d’un vibrant hommage qui lui a été consacré en collaboration avec l’association El Hilal. Même s’il a beaucoup donné à la ville des Roses, rares sont les institutions ou associations qui essayent de perpétuer la mémoire de cet artiste, au comportement sage et à la voix ensorcelante. Un maître qui a formé plusieurs artistes, dont certains mènent aujourd’hui une carrière à l’internationale, à l’instar de la chanteuse Nassima. Auparavant, cela avait été le tour du grand maître du chaâbi de Blida, en l’occurrence Rachid Nouni d’être honoré. Pour M. Benyoucef, un programme est déjà tracé pour faire sortir de l’oubli plusieurs artistes de la région de Blida. Les prochains hommages concerneront Mohamed Bentoubal (musique chaâbie) vers la fin novembre et Mohamed Touri (théâtre) au mois de janvier 2014. «Des hommages, en attendant des jours meilleurs», conclut-il. Il lance un appel à tous les artistes qui ne sont pas inscrits au syndicat à appeler le 025 36 37 47, et ce, pour avoir la carte d’artiste.   

Mouzaïa (Blida) : la santé des élèves en question

54 980 écoliers seront concernés par le suivi médical scolaire. Conformément à l’instruction interministérielle du 27 octobre 2002, relative au renforcement du programme de santé scolaire, il a été installé une UDS (Unité de dépistage scolaire) de référence  au niveau du lycée Mouloud Kacem Naït Belkacem  de Mouzaïa. Cette nouvelle structure, inaugurée le 17 octobre dernier par le wali de Blida, sera d’un grand apport dans la prise en charge médicale et psychologique  des élèves des différents établissements de la daïra de Mouzaïa. Composée pour le moment d’un cabinet de consultation médicale, d’un  autre  pour  la chirurgie  dentaire et d’une salle de soins, la grande salle située à l’étage supérieur et  qui devait être affectée aux soins psychologiques et aménagée pour d’autres activités  liées à la santé  des élèves a été transformée en bibliothèque. Pourtant, l’instruction  interministérielle n°144 du 24 mars 1997 portant création des unités de dépistage et de soins est claire, elle stipule que la structure doit être réservée uniquement à la santé et avoir un accès direct indépendant de l’établissement où elle est implantée. Même le wali, lors de la réception des locaux, avait insisté pour que l’unité soit dédiée uniquement à couvrir les soins des  54 980 élèves scolarisés et relevant des UDS de l’EPSP de Mouzaïa. «Le proviseur du lycée s’est approprié une partie de la structure. C’est aux responsables concernés d’intervenir pour la récupérer», s’offusque le médecin chargé de la santé scolaire, le Dr Mohamed Chaâbane. Car l’UDS, elle-même, ne répond pas aux normes requises pour assurer d’autres consultations spécialisées, comme l’absence d’une salle d’attente. En effet, il est prévu la programmation de plusieurs consultations spécialisées, telles que la  pédiatrie, la cardiologie, l’ophtalmologie et l’orthopédie dento-faciale (ODF) dès l’installation du fauteuil dentaire. «L’activité des spécialistes sera soumise à une programmation après convention avec les services concernés», souligne notre interlocuteur. Cette initiative répond à un besoin pressant en matière de prise en charge spécialisée des élèves. De nombreuses pathologies ont été recensées au cours de l’année scolaire 2012-2013, mais avec le manque de  personnel de santé spécialisé, une large majorité d’élèves malades n’ont pu bénéficier de soins appropriés. «Faute de moyens financiers ou carrément de négligence des parents, des élèves n’ont pu avoir accès à des soins et de suivis spécialisés», affirme le Dr Mohamed Chaâbane. Les dents et les yeux les plus touchés 1006 cas de baisse de l’acuité visuelle ont été diagnostiqués l’année dernière. Le nombre d’élèves ayant plus d’une carie dentaire s’élève à 15 360, alors que 445 élèves souffrent de souffle cardiaque, parmi lesquels  30 cas de cardiopathie et 45 élèves sont diabétiques. «D’autres maladies, comme celles des affections pulmonaires ou dermatologiques ont été répertoriées», insiste notre interlocuteur. Sur le plan psychologique, 1022 élèves ont des difficultés scolaires dus à la dyslexie, à des troubles du comportement et à des troubles du langage. C’est dire l’importance capitale de la mission de cette UDS de référence qui sera chargée du suivi médical et psychologique des élèves orientés par les autres UDS implantés au niveau des daïras de  Mouzaïa, Oued El Alleug et El Affroun. Il est à noter que cette UDS, lorsqu’elle récupérera la grande salle «détournée» par le proviseur du lycée Mouloud Kacem Naït Belkacem, sera le lieu où s’organiseront plusieurs activités en relation avec le bien-être aussi bien moral que physique de l’élève. Ainsi donc, des formations continues seront assurées au profit du personnel de santé scolaire. D’autre part, les élèves des trois paliers bénéficieront de thérapies de groupe et de soutien psychologique, surtout en période d’examen, animées par des psychologues. L’organisation de conférences et des rencontres portant sur des thèmes liés aux fléaux sociaux (toxicomanie, violence en milieu scolaire...), est également prévue au sein de l’unité de dépistage scolaire de Mouzaïa. Mais cela reste tributaire d’une chose : ce qui appartient à César doit revenir à César !  

Blida : des feux de forêt et des interrogations !

Quelques 100 hectares de forêt ont été ravagés par les flammes, entre vendredi et samedi, dans la wilaya de Blida. D’après une source émanant de la direction des forêts de cette wilaya, il y a eu 25 incendies qui ont touché les hauteurs de Blida, Oued Djer, Bouinan, Larbaâ et Bougara.  «La situation est maîtrisée. Nous avons réussi à circonscrire tous les feux. Sauf que nos éléments restent vigilants du côté de Oued Aberrar, entre Blida et Chréa, car là il ya risque de récidive», déclare Chettoum Abdelaziz, chargé de communication auprès de la conservation des forêts de Blida. Pour le président de l’association ‘‘Les Amis de Chréa’’, il ne faut pas se contenter de dire que la cause de ces incendies reste liée à la vague de chaleur et aux vents chauds. Il avance qu’il y a une bande de criminels qui sévissent à Chréa et dont le but est de détourner le bois. «Je demande qu’une enquête soit ouverte pour arrêter ceux qui sont derrière ce crime. D’ailleurs, et avant même ces incendies, plusieurs arbres de Beni Ali ont été abattus par des inconnus, alors que rien n’a été fait pour enquêter sur ce grave phénomène», insiste t-il.

Beni Mered : une salle des fêtes qui dérange

Plusieurs habitants du quartier Diar El Bahri (Beni Mered) ont  interpellé le wali de Blida pour une histoire… de salle des fêtes. En effet, les plaignants évoquent la pollution sonore et l’anarchie, causées, d’après eux, par la salle Essaâda depuis une dizaine d’années. Selon eux, cette salle ne cesse d’empoisonner leur quotidien. Pis, cette dernière est mitoyenne avec la mosquée Benteftifa, ce qui parfois dérange les fidèles. «Malgré nos multitudes démarches auprès de qui de droit, dont les services de l’APC, la daïra, la sûreté, voire vos services de wilaya, nos doléances sont restées sans suite (…). L’établissement ne répond pas aux critères édictés par les lois en vigueur», lit-on sur une requête envoyée au wali de Blida. La salle, qui est implantée au milieu d’habitations, fonctionne jusqu’à une heure tardive de la soirée. Ne possédant pas de parking, les invités doivent sillonner tout le quartier pour pouvoir trouver une place à leur véhicule. «Le vrombissement des voitures gâche notre vie. On ne dirait pas qu’on est dans une cité initialement résidentielle», ajoutent des riverains mécontents. Et de s’interroger : «On se demande comment le propriétaire de cet établissement a pu avoir l’agrément, alors que la salle est implantée en plein milieu d’habitations ?»

Pâtisserie orientale : Nora veut participer à l’expo «Global Village»

Nora Benzaïd est spécialiste en pâtisserie algérienne et orientale. Son rêve : participer à l’exposition de «Global Village», à Dubaï, qui se tient chaque fin d’année afin de faire goûter ses gâteaux de qualité aux étrangers et valoriser son produit et représenter fièrement son pays. Ce rendez-vous mondial réunit, dans d’immenses parcs, de grands pavillons, représentant une centaine de pays avec leurs spécialités culinaires et artisanales. Nora Benzaïd s’est déplacée à deux reprises à Dubaï avec ses propres moyens pour avoir une idée sur le Global Village. Elle regrette le fait que nos deux pays voisins exposent tous les ans avec le soutien notamment de leur représentation diplomatique, alors que l’Algérie est toujours absente. La «reine» blidéenne des gâteaux, aux mains d’or confectionne et fabrique plus d’une centaine de modèles de qualité au goût délicieux et succulent dont elle perfectionne la recette à chaque occasion. En 1982, elle a fait un stage d’une année au centre de Birkhadem pour l’obtention d’un diplôme de couture, mais elle était douée aussi bien  pour la cuisine que pour les gâteaux. Un jour, un de ses enfants tombe malade, elle l’emmène tôt le matin à l’hôpital de Baïnem (Alger), dans la salle d’attente, une discussion s’enclenche au sujet des ménages, de la cuisine et d’une école privée dirigée par Mme Rezki très connue dans l’Algérois. Notre cordon bleu s’inscrit dans cette école. Trois ans après, elle obtient en 1999 le diplôme tant rêvé où la célèbre Mme Rezki la félicite en l’informant qu’à partir de ce jour, elle pouvait faire goûter ses gâteaux aux Parisiens sans aucun reproche ! En 2005, elle bénéficie du dispositif Cnac et a développé son investissement. Aujourd’hui, elle a une clientèle de marque dans la région de Blida. Sa boutique à Bab Dzaïr, en plein centre-ville, est très courue. Elle participe à des expositions et forme les élèves des centres de formation. Elle espère ouvrir un jour une école de formation de haute qualité dans le domaine de la pâtisserie et participer à des rendez-vous internationaux pour faire connaître le «made in Algeria» au monde.