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Blida : Un voleur de voiture arrêté

Agissant suite à un appel téléphonique nocturne de la part d’un citoyen à la fin de la semaine écoulée faisant état d’une tentative de vol de véhicule, suivie de la destruction de bien d’autrui dans un quartier du centre de Blida, les éléments de la sûreté de wilaya de se rendirent sur les lieux. Sur place, ils découvrirent qu’une voiture a fait, effectivement, l’objet d’une tentative de vol et suivie de la destruction d’une de ses vitres. Les policiers multiplièrent les patrouilles et les rondes de recherches, ce qui leur permit d’arrêter en très peu de temps le suspect. Les policiers découvrirent sur lui un tournevis de 25 cm de long, ainsi qu’une bougie de voiture enveloppée d’un mouchoir à son extrémité et qui servait à briser les vitres des voitures sans faire le moindre bruit. Le mis en cause a été présenté au procureur de la République de Blida et a été mis en détention préventive sous les chefs d’inculpation de tentative de vol de véhicule suivie de destruction de bien d’autrui.

Mouzaïa fait peau neuve

L’itinéraire a été complètement réhabilité par souci de sécurité, la ville sera fermée à toute circulation. La ville de Mouzaïa s’apprête à accueillir, ce samedi, dans une ambiance de ferveur et de grande fête sportive, la caravane du Grand Tour d’Algérie cycliste pour une ultime épreuve avant le baisser de rideau. En effet, les participants au Tour, cuvée 2014, se donneront la réplique à l’occasion du Critérium de la ville de Mouzaïa, qui se disputera sur un circuit fermé de 3,3 km au centre-ville avec 40 tours, soit une distance totale de 132 km. Toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de cet événement sportif international, que la population locale attend avec impatience. Forts d’une expérience appréciable malgré quelques carences après l’organisation de deux étapes du Tour international de Blida (Mouzaïa-Tipasa-Mouzaïa) puis (Mouzaïa-Djerarba-Mouzaïa), les organisateurs du Tour, en partenariat avec les autorités locales de la ville des Eaux minérales et l’aide d’industriels, entre autres le groupe Ameur, s’affairent à apporter les ultimes retouches avant le grand jour, le samedi 29 mars. Le choix de la ville de Mouzaïa pour l’organisation du Critérium de la wilaya de Blida n’est pas fortuit, puisque les coureurs eux-mêmes ont été émerveillés par la qualité de l’accueil qui leur a été réservé lors de deux étapes par les Mouzéens. Cette fois-ci, la salle des fêtes a été aménagée pour permettre aux coureurs de prendre leur douche et se changer dans l’intimité. L’itinéraire qu’emprunteront les cyclistes a été retapé à neuf, ce qui leur permettra d’entreprendre la compétition avec une chaussée de qualité. Le départ de l’épreuve sera donné à la mairie vers 14h. Les Erythréens, Néerlandais, Japonais, Russes, Algériens, Marocains et autres participants sillonneront la ville à travers la rue Rabah Mebsout, passant devant le siège de la daïra avant de tourner à gauche, longeant le canal Bou Roumi, les 280 Logements, puis la cité CNEP, pour entamer la distance entre le lycée Malek Benabi et la caserne militaire, avant d’attaquer la grande artère du 1er Novembre, 40 fois de suite. Quand sport rime avec culture Un riche programme culturel et sportif a été concocté par les associations locales. C’est ainsi que dès 10h, des enfants issus des différentes écoles sportives, comme celles de judo, taekwondo, karaté, volley-ball… animeront des exhibitions au niveau de la placette du centre-ville. Les enfants des différentes fermes de la commune seront acheminés par bus pour admirer de près, eux aussi, l’impressionnante caravane du Tour d’Algérie. Des troupes musicales de zorna, accompagnées de cavaliers seront sollicitées pour donner un air de fête à cette journée en attendant le Critérium. Des personnalités sportives connues mondialement, comme l’ancien coureur cycliste Français Bernard Thévenet, seront les hôtes de la ville de Mouzaïa. L’on annonce même la présence probable du ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi. Des mises en garde pour les automobilistes Signalons enfin que la ville sera entièrement fermée à la circulation routière, avec toutefois des déviations selon un plan arrêté par les services de la police et de la gendarmerie. Dans ce sens, les autorités locales lancent un appel aux propriétaires de véhicules pour éviter de circuler ce jour-là pour une meilleure fluidité des personnes et des accompagnateurs du Tour. Des remises de prix et des cadeaux seront organisées à la fin de l’épreuve du Critérium pour les vainqueurs.Un hommage sera rendu à H’midat Bouzar, ancien coureur cycliste de Mouzaïa, ainsi qu’à la famille du défunt Zerrouk, ancien boxeur. La population locale aura aussi une pensée pour le P/APC, Mohamed Achour, qui sera le grand  absent à ce Critérium en raison de sa maladie.  

«Le Colisée» tombe en ruine

Juste derrière la mairie de la ville de Boufarik se trouve la grande salle de cinéma Le Colisée. Ce joyau architectural a vu le jour vers 1874, grâce à l’architecte italien Antoine Betoli qui en a été l’artisan. Fermée depuis plus de 14 ans, la mythique salle Le Colisée se trouve aujourd’hui dans un état lamentable. Qui parmi les citoyens boufarikois, petits, grands, hommes et femmes n’a pas mis les pieds dans cette merveilleuse salle à l’architecture agréable ? Jadis, c’était un théâtre de grande envergure internationale, qui a fait le bonheur des colons français et des Algériens après l’indépendance. Cette grande salle, d’une capacité de 730 places, balcons compris, a vu défiler les plus grands chanteurs et chanteuses algériens et étrangers, dont El Anka, Seloua, Guerrouabi, Driassa et même le fameux chanteur libanais Marcel Khalifa… Les meilleurs comédiens de théâtre, Alloula, Sirat Boumediène, Yasmina, Omar Guendouz..., à travers leurs pièces de théâtre, ont fait rire et pleurer un public boufarikois attentionné et connaisseur. Ledjouad, Hafila tassir, Mir ou rabi kbir… sont de célèbres pièces jouées au Colisée et qui restent gravées dans la mémoire des Boufarikois. «J’avais 10 ans, intervient Saïd, âgé aujourd’hui de 49 ans, lorsque j’ai participé à une chorale sur cette merveilleuse scène à l’émission ‘‘El hadiqua Essahira’’ avec les premiers clowns de notre époque, Hdidouane et Ma Messaouda. Quand je vois l’état actuel de la salle, j’ai les larmes aux yeux», regrette-t-il. Aussi, durant les années 1980, pas mal de familles boufarikioses, celles qui n’avaient pas assez d’espace dans leur demeure, louaient la salle pour y célébrer les fêtes de mariage. «C’était que du bonheur», a affirmé Nadia, la quarantaine. Une partie de l’édifice squattée Ce qui fait mal aussi, c’est le côté gauche de la scène où se trouvaient les trois loges pour les artistes et les sanitaires. Elles sont occupées par un agent de la Poste qui en a fait son logement, en fermant tous les accès qui mènent à l’intérieur de la salle. Malgré la plainte déposée par l’ancienne APC, l’affaire est en stand-by. Les citoyens boufarikois ne demandent pas plus que la réhabilitation de ce prestigieux édifice en lui rendant sa vocation dédiée à l’art. Selon M. Sellami, membre de l’exécutif, un budget spécial sera alloué pour les besoins de l’aménagement et la rénovation de la salle. «Une fois le budget accordé, l’appel d’offres sera lancé pour l’étude et l’aménagent de la bâtisse», déclare-t-il. Espérons que la prise en charge de la salle Le Colisée sera effective, puisque cela fait des années qu’on parle de sa rénovation sans que ces promesses soient concrétisées.                     

Boufarik : Le commerce informel muselé

Les activités commerciales informelles qui ont pris de l’ampleur ces derniers jours viennent d’être sévèrement réprimées par les forces de l’ordre dans les alentours du marché de proximité situé à la placette Sidi Abdelkader. Les automobilistes qui passaient par ces lieux grouillant d’une foule compacte sont pris dans un fouillis inextricable. Depuis quelques jours, des agents de la sûreté urbaine n’ont pas cessé de se relayer pendant toute la journée pour dégager les voies publiques. Fini les désagréments et le vacarme pour les riverains qui sont satisfaits, comme en témoigne l’un d’eux : «Nous pouvons stationner devant nos maisons et sortir dans nos balcons sans craindre d’entendre les insultes des marchands ambulants se disputant un coin du trottoir pour installer leur étal de fruits et légumes. Nous ne voyons plus ces détritus qui jonchent les lieux en fin de journée. Pourvu que cela dure.» Les commerçants exerçant légalement leur activité étaient également pénalisés par cette situation. «Nous, les commerçants réguliers, avons beaucoup souffert, car les vendeurs informels entravaient l’accès à nos étals. En dépit des multiples opérations menées par les pouvoirs publics afin d’éradiquer ce fléau, des vendeurs à la sauvette reviennent toujours à la charge», déplore le propriétaire d’un stand de fruits et légumes. C’est dire que le commerce informel a la peau dure.

Apprendre à parler, le défi ?

L’école des sourds-muets de Benachour (Blida) prend en charge, pédagogiquement, les enfants sourds implantés (implants cochléaires), demi-sourds dotés de contours d’oreille et les malentendants. L’établissement offre à ses élèves un programme de l’enseignement général, mais les deux premières années sont destinées à l’apprentissage pour que les élèves puissent développer leur ouïe et apprennent à parler. Cette année scolaire, plus de 138 enfants, âgés de 5 à 18 ans, suivent les cours (primaire et moyen).Deux classes de 14 enfants sont destinées aux enfants implantés. Des enseignants spécialisés et des orthophonistes font des efforts considérables pour rééduquer cette frange afin qu’elle apprenne à communiquer, à prononcer des mots et surmonter son handicap auditif et linguistique. Ces enfants ont retrouvé le sourire et la faculté de l’ouïe grâce à l’implant cochléaire. Guerziz Djillali, directeur de l’école, a déclaré que ces «implantés sont suivis et traités d’une manière exceptionnelle suite à leur port d’appareil électronique très sensible, nécessitant une surveillance et une attention particulières en milieu scolaire et familial». Le même directeur lance un appel aux responsables de l’Education nationale pour mettre à la disposition de ce genre d’élèves des enseignants spécialisés lors de l’examen de 6e. Enfin, les parents sont contents de voir leurs enfants implantés sur les bancs de l’école, mais se plaignent de la cherté de l’entretien et de la pièce de l’appareil, non remboursés par la sécurité sociale.  

«Les caisses sociales doivent jouer le jeu»

Environ 800 enfants naissent sourds annuellement en Algérie et nécessitent un implant cochléaire pour retrouver l’audition. Mais ce genre d’implant n’est pas disponible en quantité suffisante dans les hôpitaux. Le professeur Yahia Rous, du service ORL du CHU de Blida, dénonce ce manque préjudiciable et pour les enfants sourds et pour leur famille. -Votre service a réussi à rendre possible l’audition à des sourds grâce aux implants cochléaires. Parlez-nous de cette expérience... Depuis 2006, nous prenons en charge les personnes atteintes de surdité profonde, surtout les enfants grâce aux implants. Au début, nous avons bénéficié d’une assistance étrangère (française). Nous avons alors acquis une certaine maîtrise de ce domaine pointu et on a une équipe qui s’est bien formée. Nous avons pu alors rendre l’audition et le sourire à plus de 250 personnes grâce aux implants cochléaires. L’on peut noter toutefois un pourcentage très insignifiant de rejets. Les implants qu’on utilisait sont d’une marque jouissant d’une notoriété mondiale. Il faut ajouter que ce genre d’opération nous a permis de former toute une équipe dans le domaine de l’implantation cochléaire.   -Mais ce genre d’opération est à l’arrêt depuis trois ans. Pourquoi ? Ayant un budget limité, le CHU de Blida favorise, depuis l’installation d’un nouveau DG, l’achat de médicaments et autres consommables pour répondre aux exigences des différents services de cet établissement. Pour ce DG, c’est une question de priorité pour ce qui est de la répartition du budget. En plus de leur rareté dans les hôpitaux, les implants cochléaires, qui coûtent 200 millions de centimes, ne sont pas, malheureusement, remboursés par la Sécurité sociale. Un appel est lancé aux caisses (CNAS et Casnos) pour contribuer à jouer le jeu. Rien qu’à notre niveau, il y a une centaine de malades, sourds profonds, qui attendent d’être implantés. Ils viennent des quatre coins du pays avec l’espoir d’être «guéris» et pouvoir communiquer à l’aise. -Que doit-on faire alors ? Un enfant, s’il n’est pas implanté à un âge précoce, risque de devenir muet aussi ; donc doublement handicapé. Au-delà de quatre ans, l’enfant sourd aura des difficultés à acquérir un langage même s’il est implanté. S’il est privé d’audition, il va être forcément privé de langage, donc sourd et muet à la fois. Si on s’occupe de lui dès la première année, il peut récupérer l’audition et acquérir en parallèle un langage complet. Il n’aura donc pas besoin d’être assisté toute sa vie. Mais cela ne nous empêche pas de traiter les personnes adultes. En 2011, une jeune femme de 20 ans, sourde-muette et aveugle à la fois a été implantée avec succès. Nous avons décidé de minimiser ses souffrances à travers l’implantation cochléaire. Même si elle ne voit pas, au moins elle entend et commence à communiquer.     

Des enfants sourds découvrent l’audition

Des enfants âgés de 5 à 8 ans ont bénéficié de la pose d’un appreil auditif. Fini la gestuelle, place à la parole ! Tel est l’état d’esprit et l’ambiance qui règnent au sein des familles, dont un enfant atteint de surdité a bénéficié d’un implant cochléaire. Fini le temps de voir son enfant évoluer en silence. La parole, avec la pose d’un appareil auditif, est au centre de toute communication entre les différents membres de la famille et le nouveau venu dans le monde des parlants. Rencontrés au service ORL du CHU Frantz Fanon de Blida, des parents, accompagnés de leurs enfants implantés, nous ont fait part de leur bonheur et de l’enchantement de leur progéniture de pouvoir, grâce aux «miracles» de la technologie et des progrès de la médecine, briser le silence et faire usage de la parole pour communiquer. Le cas de Hadjar… «C’est fabuleux ce qui nous arrive et je remercie Dieu ainsi que toute l’équipe médicale du service ORL de Blida», témoigne avec beaucoup d’émotion Abdelkrim, père de la petite implantée, Hadjar, six ans. Et d’ajouter : «Avant la pose de l’implant – ma fille sourde depuis sa naissance – c’était la mélancolie pour la famille.»Selon ce père, plus besoin de se déplacer pour interpeller sa fille, prunelle de ses yeux, comme il aime bien la désigner affectueusement. «Il suffit de l’appeler par son prénom pour qu’elle se retourne», dit-il fièrement. Il faut dire que ces parents retrouvent une seconde vie en compagnie de leurs enfants avec lesquels ils échangeaient, avant l’implant, des messages pauvres dans leur contenu en émotions, avec des gestes, sans tonalité émotionnelle, et qui parfois devenaient lassants. … de Safa ... Safa, 8 ans, a eu droit à un implant cochléaire dès 18 mois. Ce qui lui a permis de bénéficier un peu plus tard d’une prise en charge orthophonique efficace, lui permettant d’intégrer, après avoir acquis le langage à 6 ans, une école normale. Sa mère, qui ne la quitte pas des yeux, nous dit que sa fille obtient d’excellentes notes à l’école. «Elle exprime verbalement ses douleurs, me raconte ce qu’elle a fait durant la journée. Elle a noué aussi de très fortes relations avec ses camarades de classe», explique t-elle. … de Mahfoudh ... Mahfoud était âgé de deux ans lorsque, souffrant de surdité congénitale, avait bénéficié en 2008 d’un implant cochléaire. Personne au sein de sa famille, composée de sourds, ne croyait à «cet événement surnaturel», comme nous le disait sa mère, qui pensait à une plaisanterie de la part du médecin qui lui avait conseillé de prendre attache avec le professeur Rous, chef du service ORL du CHU Frantz Fanon de Blida. «Mon mari est sourd, ainsi que mes belles-sœurs et mes beaux-frères, je ne croyais jamais auparavant aux miracles de la science», raconte-t-elle au bord des larmes. «Ma vie a changé depuis que Mahfoud a retrouvé la parole, et j’ai même pris des kilos en voyant mon fils entendre et échanger des mots avec les enfants de son âge», conclut-elle. … et de Naïma Quant à Naïma, 7 ans, originaire de Bou Medfaâ (wilaya de Aïn Defla), la pose d’un implant en 2012 lui a permis de s’intégrer parmi les enfants du quartier et de l’école. «Je me dis que c’est un miracle lorsque ma fille entend maintenant la sonnette et va ouvrir la porte à son père. Aussi, je suis comblée en voyant ma fille s’intéresser aux émissions infantiles et réagir aux chansons et aux images», raconte sa maman. Parfaitement intégré dans le monde des «entendants» puis des parlants, l’implant cochléaire a complètement changé le cours de la vie de ces enfants et de leurs parents. Le confort de l’écoute et du langage n’a de véritable valeur que pour celui qui en était privé.  

L’autre nécessité

La prise en charge orthophonique est la phase la plus cruciale et la plus importante dans le processus  d’apprentissage du langage à un enfant porteur d’un implant cochléaire. Selon les spécialistes du langage, plus tôt la pose d’un implant est faite, meilleurs seront les résultats pour l’acquisition du langage et une évolution cognitive et comportementale normale. L’enfant né sourd, ayant bénéficié d’un implant cochléaire, va être confronté à des difficultés psychiques et cognitives pour s’intégrer et s’adapter au monde du bruit, d’où la nécessité d’un accompagnement psychologique devant lui permettre de s’adapter à l’audition et donner un sens aux sons. La rééducation orthophonique est tributaire de la motivation de l’environnement de l’enfant. Celui-ci sera encouragé et assisté dans sa nouvelle vie quelque peu gênante par rapport à tous les sons et bruits qui vont affluer dans sa sphère auditive, qui ne seront pas sans conséquences psychologiques, même minimes, au départ. La mise en route de l’appareil se fait un mois après la pose de l’implant. Au cours de cette première étape, l’appareil externe est placé en vue de la mise en fonction des électrodes afin de permettre à l’enfant de commencer enfin à entendre. Le réglage du processeur se fait progressivement, à raison d’une fois par mois au cours de la première année. En parallèle, la rééducation orthophonique, programmée une fois, voire deux fois par semaine débute par la stimulation de l’audition. Celle-ci peut durer jusqu’à six mois au cours desquels l’enfant sourd implanté va apprendre les bruits autour de lui et les identifier (reconnaître les bruits forts et faibles, les  sons des animaux, le tambour…). Par la suite, il faudra discriminer les sons des voix puis au cours d’une autre phase, l’apprentissage des mots et des phrases. Selon les orthophonistes, la rééducation du langage d’un enfant implanté peut aller jusqu’à l’âge de six ans et même au-delà. Pour de meilleurs résultats du travail initié par les spécialistes, les parents sont impliqués dans la rééducation pour des exercices au quotidien afin de maintenir le rythme et consolider les exercices techniques réalisés au sein de l’institution. Mais les conditions de travail des orthophonistes, notamment ceux exerçant au service ORL relevant du CHU de Blida, ainsi que le manque de matériel spécifique à la rééducation orthophonique de l’implant cochléaire, ont un impact négatif sur la prise en charge et sur la rentabilité.  

Blida: L’état des routes provoquent un mouvement de protestation

Le premier jour de la campagne électorale n’était pas sans mouvement de protestation dans la wilaya de Blida. Au niveau de la commune de Hammam Melouane (une trentaine de kilomètres à l’est de Blida), ils étaient une dizaine de citoyens à avoir fermé, ce dimanche matin, le siège de l’APC pour revendiquer la réhabilitation du chemin de wilaya CW 61, menant vers leur localité. Il est coupé, depuis 2011, à la circulation automobile suite à la chute de rochers et de grosses pierres. « On exige la réhabilitation de cette route, dont le chantier est à l’arrêt depuis trois ans, et ce à travers  la reprise imminente des travaux. Les autorités locales ont ouvert, en parallèle, une piste mais cette dernière n’a pas bénéficié de bitumage. Résultat : nous passons, parfois, plus d’une demi-heure de temps pour circuler sur cette piste de trois kilomètres seulement.  Pis, son état très dégradé ne cesse d’endommager, sérieusement, nos véhicules », dénoncent des protestataires.  « Nous continuons notre mouvement de protestation jusqu'au jour où le wali de Blida viendra à Hammam Melouane pour trouver une solution effective à notre calvaire », insistent-ils. 

Blida Mitidja : stop au béton !

C’est avec fermeté que le ministre de l’Agriculture, Abdelwahab Nouri, a ordonné, lundi à Blida, de mettre fin à l’agression des terres fertiles de la Mitidja. Il a ainsi instruit les responsables locaux de s’impliquer davantage pour sauver ce qui reste de ce précieux pourvoyeur alimentaire. Autrefois, la Mitidja était considérée comme le grenier de l’Europe et le paradis de la Méditerranée pour ses terres fertiles au rendement riche. Le ministre s’est attaqué aux intrus, à ceux qui freinent le développement de l’agriculture et à ceux qui occupent le sol illégalement créant des bidonvilles (fermes agricoles) dans l’anarchie, réduisant la superficie d’exploitation abondante. Tout en déclarant que la préservation et la sauvegarde des terres agricoles n’est pas l’apanage du ministre de l’Agriculture ni encore de son département. C’est l’affaire de l’ensemble des institutions publiques, dit-il. «On ne doit pas continuer dans cette gabegie. On n’a plus le droit de voir les espaces se réduire comme peau de chagrin et rester passifs par rapport à ce genre de crimes qui se commettent sous nos yeux», a-t-il insisté. Il a lancé un appel à toutes les autorités concernées et aux citoyens pour s’engager tous ensemble pour défendre et garantir l’avenir du plan de sécurité alimentaire de notre pays. «Nous n’avons plus le droit de gaspiller ce foncier très cher qui a été arraché au prix fort.  Aujourd’hui, je vois la Mitidja gagnée et agressée par des constructions au détriment de l’agriculture. Ça me donne un sentiment de frustration et de tristesse», se désole-t-il. D’après le ministre, il est grand temps qu’on arrête cette mascarade. «Celui qui veut construire n’a qu’à occuper les piemonts. Nous encourageons les fellahs et investisseurs à travailler la terre et à fournir beaucoup d’efforts, à qui des aides seront octroyées, mais on n’hésitera pas à priver de leurs droits de concession ceux qui n’ont pas mis en valeur leurs exploitations.»