Category Archives: Blida

«On ne cachera plus rien à nos concitoyens»

Afin de trouver des  réponses aux multiples préoccupations des citoyens et connaître de près ce qui se prépare pour la commune agricole de Oued El Alleug, nous avons pris attache avec Ferhoul Ahmed, le P/APC. Confiant, il accepte de répondre à nos questions. -Le mal-vivre s’abat sur les habitants de Ben Salah, qui dépend de votre commune. Quels sont les projets relatifs à l’amélioration de leur cadre de vie ? Pour ce qui est de Ben Salah, il faut dire que les choses se sont nettement améliorées ces dernières années. Les habitations sont raccordées à tous les réseaux, notamment celui de l’AEP et de l’assainissement. Même les perturbations dans l’alimentation en électricité se font de plus en plus rares. Pour ce qui est de la voierie, je tiens à signaler que nous avons un tronçon commun avec la wilaya de Tipasa. Il s’agit du CW 09. La wilaya voisine a terminé sa partie. Il ne reste que la nôtre qui a connu énormément de retard suite aux travaux de réfection des différents réseaux tels que celui de l’assainissement, l’AEP et les eaux pluviales. On ne pouvait pas mettre le bitume pour le refaire quelques mois après. Nous avons reçu une enveloppe de près de 6 milliards de centimes afin de lancer les travaux. Ils s’achèveront vers le mois de mai. Ainsi, ce tronçon servira à désengorger le centre-ville et alléger le trafic sur la RN69 reliant la wilaya de Blida à Tipasa durant la saison estivale. Les autres grandes artères sont aussi concernées par le bitumage. Mon seul défi aujourd’hui à Ben Salah est d’arrêter l’expansion des lotissements illicites. Pour ce qui est de l’insécurité, cela ne relève pas de nos prérogatives, mais je sais que le premier problème que nous rencontrons quant à la réalisation d’un commissariat de police est l’absence d’assiette foncière. Tous les terrains appartiennent à des privés. -Les habitants de haouch Derouane se plaignent du problème de la voierie et du passage, très tôt, du transport scolaire. Qu’en est-il de cette bourgade ? Pour haouch Derouane, nous avons refait à neuf le réseau d’assainissement. Pour le goudronnage, l’entreprise choisie est sur le site. La raison du retard est liée aux défauts techniques constatés dans les produits utilisés, à savoir le gravier 0,40. L’entreprise a récemment obtenu l’accord de la commission technique pour entamer les travaux. Nous avons consacré 140 millions de dinars pour son achèvement. Nous avons 4 bus de transport scolaire fonctionnels qui parcourent plusieurs quartiers. A défaut de chauffeurs, nous n’avons pas pu utiliser les 3 bus à l’arrêt. Dans les prochains jours, une nouvelle opération de recrutement va être lancée et on recrutera 9 nouveaux chauffeurs. Ainsi, le problème du passage très tôt du transport scolaire sera réglé définitivement. -Le point noir de la ville de Oued El Alleug est son marché communal. Quelles sont les mesures prises par vos services pour soulager le centre-ville de ce problème ? Nous avons hérité de cette situation des mandats précédents. Dans l’immédiat, nous faisons notre possible pour diminuer l’insalubrité des lieux, parce que l’APC à elle seule ne peut pas éradiquer le marché informel. Mais aujourd’hui, délocaliser ce marché est mon premier défi. Nous avons bénéficié de 4 millions de dinars pour construire un nouveau marché à la sortie de la ville. Dans l’immédiat, nous avons réalisé une petite plateforme près du stade de Oued El Alleug, et à l’occasion de la dernière Foire du miel, nous avons acheté 30 petits chapiteaux. Ces derniers seront concédés aux 26 intervenants informels de l’actuel marché communal, et une fois le nouveau marché terminé, ils y seront installés définitivement. C’est l’unique solution que j’ai trouvée à cet immense problème. -Quels sont vos projets dans le futur proche ? Nous en avons plusieurs, mais le premier qui me tient à cœur est celui de la modernisation de l’APC et ses annexes situées dans les grandes bourgades, à savoir celles de l’ex-communale, les 5 Palmiers et Ben Salah. Dans cet objectif, nous les avons toutes informatisées et comptons les doter dans les prochaines semaines d’écrans géants où seront exposés les différents programmes et projets prévus dans toute la commune. Je prévois aussi d’en mettre un sur la placette du centre-ville, où seront diffusées, en direct, les sessions de l’APC et les séances de délibération. Ainsi, le citoyen sera au courant de tout et l’élu plus responsabilisé.  

Un réseau de trafiquants de carburants démantelé à Blida

A l'issu d'un minutieux travail d'investigation,  l’unité de recherche du groupement territorial de la gendarmerie nationale de Blida a réussi à démanteler un réseau composé de six contrebandiers spécialisés dans le trafic du carburant à partir de Blida vers les frontières ouest de l’Algérie (Tlemcen).   Les trafiquants utilisaient une nouvelle technique consistant au remplissage, dans des bidons de 5 litres, de carburant (essence et gasoil) et emballés dans des cartons portant des étiquetages des produits très connus tels que les huiles de lin, modérateur d’air, nettoyeur des vitres…et appuyés par des factures, et ce pour contourner le contrôle de la route. Les trafiquants utilisaient, aussi, des véhicules très rapides (trois fourgons, un Mercedes et deux Renault Master). Cette opération a permis la saisie de15000 litres de carburant et 310. 000 DA, une somme engendré par le trafic. Le Lieutenant-Colonel, Chef de l’état-major du groupement de la gendarmerie Azil Nabil a déclaré que l’enquête suit son cours pour arriver à la source d’approvisionnement et que deux ateliers, l’un à la Chiffa et l’autre à Bahli (Soumaa), ont fait l’objet d’une réquisition suite à l’utilisation frauduleuse de trafic de carburant.    

Bouinan : Le logement à l’ordre du jour

A chaque distribution de logements dans la région de Bouinan, à l’est de la wilaya de Blida, les rumeurs vont bon train, les anciennes rancœurs se réveillent et la colère monte d’un cran, avant même que la liste des heureux bénéficiaires ne soit affichée : chose qui se fait généralement tôt le matin, avant le réveil des premiers habitants, pour éviter des échauffourées possibles. Ces comportements désolants et ce manque de confiance envers ceux qui distribuent les logements sont le résultat de l’absence de communication au moment où les citoyens concernés ont le plus besoin d’être informés sur la manière dont les dossiers ont été traités. C’est ce constat qui a poussé le chef de la daïra de Bouinan, Chaïb Eddour Benabdallah, à décider d’impliquer des représentants de la société civile dans les décisions de l’administration. Une première dans la région ! Ainsi, chaque quartier des deux communes qui forment la daïra sera représenté par trois citoyens intègres qui connaissent tous les habitants de leur région et les conditions réelles dans lesquelles ils vivent. Pour Chebli, par exemple, les dossiers des demandeurs de logement du chef-lieu, de Benramdane, Tabainette et Khodem seront traités par des membres issus respectivement de ces quartiers cités. De même que pour Bouinan, Hassaïnia, Mellaha, Amroussa et le centre du village auront leurs représentants dans la commission de distribution. Un exemple de transparence et d’équité. «Même ceux qui ne seront pas sur la prochaine liste ne pourront pas se plaindre, car le travail aura été fait par des gens parmi eux qui les connaissent bien et qui ressentent leur souffrance. Le chef de daïra, nous dit M. Chaïb Eddour, ne peut pas connaître tout le monde. Sans les gens de la région, il ne peut rien faire tout seul. Les membres de cette commission, choisis pour leur honnêteté et leur intégrité par leurs concitoyens, pourront choisir, sans aucun doute, ceux qui méritent vraiment d’avoir un logement. La marge d’erreur sera, incha Allah, nulle.» Une initiative qui mérite d’être louée  et qui doit se répéter chaque fois que des décisions concernant le bien-être des citoyens sont prises par des commissions. Six cents logements seront distribués incessamment à des citoyens issus des deux communes de la daïra de Bouinan. A l’heure où nous mettons sous presse, nous apprenons, de source bien informée que l’APC de Chebli vient de recevoir un fax émanant de la wilaya de Blida qui fait part d’un second quota de 850 logements supplémentaires : ce qui doit réjouir ceux qui ont déposé un dossier dans les deux communes depuis des années et leur permettre d’attendre la (ou les) liste(s) avec plus de sérénité et d’espoir.  

La daïra de Blida encourage l’abstention !

La dernière liste de logements de Blida ne cesse d’être décriée par la population locale. Cette liste comporte les noms de 240 bénéficiaires de logements sociaux, mais une bonne partie de ceux qui y figurent n’ouvrent pas droit à un logement social, d’après des comités de quartier. Dans cette liste figurent, notamment, des citoyens ne résidant pas dans la commune de Blida ou des citoyens aisés. D’ailleurs, depuis l’affichage de la liste en question il y a une dizaine de jours, le siège de la daïra de Blida était assiégé quotidiennement par une centaine de citoyens venus exprimer leur ras-le-bol. «Comment voulez-vous qu’on vote alors que la hogra se pratique de la manière la plus ostensible», nous disent des mécontents. En plus, cette liste, déchirée par des citoyens en colère, n’a pas été affichée de nouveau dans les places publiques. Elle n’a pas été non plus publiée sur internet afin d’augmenter sa visibilité. Et dire que les directives de Sellal quant à la transparence de l’administration et la nécessité de communiquer avec les citoyens sont loin d’être pratiquées par la daïra de Blida !       

Deux hôtels «dangereux» à Blida !

Le premier hôtel, d’une dizaine d’étages, est bâti devant la station d’essence Yasmina à Beni Mered. Ayant la forme d’une tour de contrôle, du dernier étage de cette bâtisse on peut facilement voir la piste de l’aéroport militaire ainsi que les activités d’une unité républicaine de la police. Pour rappel, cet endroit a connu le crash d’un avion hercule en 2003, causant la mort de quinze personnes. Le second hôtel est érigé sur l’assiette de la zone d’activité Atlas, entre Blida et Beni Tamou, près d’un périmètre contenant le passage de deux lignes électriques haute tension et de gaz. La question qui se pose est de savoir comment les propriétaires de ces deux établissements hôteliers ont pu avoir l’autorisation de construire ? 

Un gendarme pour 537 citoyens

De façon à rendre les régions les plus reculées sécurisées, de  nouvelles structures de la gendarmerie nationale y sont en voie d’achèvement, a déclaré le général Abdelmadjid Benbouzid, commandant de la 1re Région de la Gendarmerie nationale de Blida, lors d’une conférence de presse. Et de souligner que la 1re région s’étale sur 80 422 km et 320 km de littoral, peuplée de  plus 12 millions d’habitants pour une densité de la population repartie sur onze wilayas du Centre, soit un tiers des Algériens. Cela a permis un taux de couverture de la sécurité de 83,26% du territoire et que la wilaya de Tizi Ouzou est couverte à 42%. Le colonel Bidel Aïssa, chef d’état-major de la 1re Région de la gendarmerie nationale, a déclaré que l’année écoulée a été caractérisée par une amélioration  constante dans le domaine de la sécurité publique et que «la criminalité est en baisse grâce au renforcement de nos éléments sur le terrain.» Cependant, l’existence de certains phénomènes criminels comme la consommation de drogues, la délinquance sur la voie publique, le vol de bétail, et la violence au niveau de nouvelles cités nécessitent, d’après lui, une adaptation en permanence et des méthodes de contrôle continu avec des moyens adéquats. Le bilan de 2013  présenté par la 1re Région de la Gendarmerie nationale au niveau des onze wilayas territorialement compétentes fait ressortir une baisse dans la criminalité et celle du droit commun à un chiffre de 17 125 affaires suivies de 12 348 arrestations, en 2013, contre 23 866 et 14 424 en 2012. S’agissant du crime organisé, le même bilan fait état de 2675 affaires, soit une hausse de 23,65% en 2013 par rapport à l’année 2012 (différence de 443 affaires). Le crime relatif à la drogue se place en première position (1077 affaires) avec la saisie de 403,915 kg de kif, 7516 psychotropes et 30 grammes de cocaïne. Pour la sécurité routière, le nombre des accidents est en hausse avec un taux de 1,72%, soit 8628 accidents contre 8482 en 2012. 899 accidents ont eu lieu notamment au niveau du tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui traverse le territoire de Aïn Defla, Bouira et Blida. Ce tronçon est classé en première position en matière d’accidents de la circulation. 333 025 permis de conduire ont été retirés en 2013 contre 205 250 en 2012. Concernant l’enlèvement du jeune Moubarak Amirouche au sud de Tizi Ouzou (commerçant âgé de 38 ans), et retrouvé mort, le général Ben Bouzid a déclaré que le crime n’a aucun lien avec le terrorisme et que l’enquête suit son cours. 

El Affroun : Dépassement à l’EPH

Les nominations aux postes supérieurs de coordinateurs dans les différents services et unités des établissements de santé publique ne semblent pas soumises ni aux compétences ni à l’ancienneté de ses  bénéficiaires. C’est du moins ce qu’a appris à ses dépens un laborantin spécialisé principal, exerçant au centre de transfusion sanguine relevant de l’Etablissement public hospitalier (EPH) d’El Affroun. Occupant le poste de surveillant médical au CTS depuis 2007 et fort d’une expérience de 30 années, le laborantin s’est vu refuser le poste de coordinateur au profit d’un infirmier aux soins généraux, n’ayant ni expérience ni connaissances en matière de banque du sang. Comble de l’ironie, son nom ne figurait même pas dans la liste d’aptitude des candidats au poste et devant être examinée par une commission de l’administration de l’hôpital chargée d’étudier les dossiers. Victime d’une conspiration de la part de son administration selon ses propres dires, le laborantin dénonce l’attitude de certain responsables de l’EPH d’El Affroun qui l’ont privé, explique t-il, d’un poste qui lui revient de plein droit. Le laborantin, frustré et lésé dans son droit professionnel, a saisi par courrier le ministre de la santé et de la Réforme hospitalière ainsi que le DSP, le directeur de la Fonction publique de Blida et le tribunal administratif. Il demande une enquête pour ce qu’il qualifie de graves dépassements à l’EPH d’El Affroun.    

Attention, vous êtes filmé, zoomé et surveillé !

Soixante-dix-neuf caméras fixes et mobiles ont été installées pour sécuriser la ville de Blida et protéger les citoyens du moindre risque lié notamment à la criminalité. Ces caméras sont dans les carrefours et avenues  et sont reliées directement à la sûreté de la wilaya de Blida. Une institution qui contrôle, via ce moyen de surveillance, chaque mouvement douteux ou élément suspect. Il faut dire que la police se perfectionne de jour en jour en matière d’intervention, d’investigation et de lutte contre la criminalité. Un phénomène qui évolue et se modernise. Ainsi, de nouveaux équipements, de nouvelles méthodes d’action et de pénétration sont utilisés par la DGSN pour maintenir l’ordre et assurer la sécurité des biens, en procurant la quiétude aux personnes. Deux tests de grande envergure se sont déroulés, où les policiers ont pu maîtriser les situations les plus difficiles. Il s’agit du match de la qualification de la Coupe du monde de football Algérie-Burkina Faso et la dernière visite du Premier ministre à Blida. Les exploits de la Police Scientifique La police scientifique a fait un grand pas depuis sa dotation du nouveau système d’identification par empreinte digitale, le 3 mars 2013, et le test d’ADN reliés directement au fichier central, dont l’identification se fait à la minute. Ce mode a permis d’identifier 30 affaires, 324 faux noms et 19 cadavres. La Brigade de recherche et d’investigation (BRI), spécialisée dans la lutte contre le crime organisé et les réseaux, a démantelé plusieurs affaires, dont la dernière remonte au début de ce mois-ci et qui concerne le vol de voitures. Le divisionnaire Chettah Nasreddine, chef de la police judiciaire, a souligné que la wilaya de Blida est considérée comme une région maîtrisable, puisque la grande criminalité est en recul, selon les bilans. «Les crimes de sang y sont très rares», a-t-il insisté. Par contre, pour ce qui est des délits, les services de la sûreté de wilaya ont enregistré, durant l’année 2013, une légère hausse et font état de 6481 affaires, dont 3577 traitées, impliquant 5909 hommes, 449 femmes et 316 mineures. 1471 personnes ont été placées sous mandat de dépôt, 56 sous surveillance judiciaire, 2354 personnes concernées par des citations directes et le reste a été acquitté.  

Le cancer de la prostate en débat

Pour célébrer la Journée mondiale  contre le cancer, l’association d’aide aux malades atteints du cancer, El Badr, organise une journée scientifique sur le cancer de la prostate le 1er février prochain à l’école technique de Sonelgaz de Blida. Elle sera animée par d’éminents spécialistes et professeurs en médecine exerçant dans les CHU de Bab El Oued et Blida, en sus du CAC de Blida et de l’INSP. Eu égard à l’évolution lente et asymptomatique de cette pathologie, cette manifestation vise, entre autres, la sensibilisation pour son dépistage précoce, gage de la réussite de son traitement. Malheureusement, il est  constaté sur le terrain son dépistage tardif, facteur compromettant sa guérison, notent les experts en la matière. Au plan statistique, les oncologues avancent l’enregistrement annuel de 18 nouveaux cas de cancer de la prostate pour 100 000 habitants à travers le territoire national. Par le biais de cette manifestation, riche en communications, ses organisateurs ambitionnent de présenter aux participants des études à caractère scientifique permettant de dégager des pistes utiles pour se prémunir contre cette affection ravageuse qui touche les hommes à partir de la cinquantaine.  

Beni Tamou (Blida) : Une association pour les élèves en difficulté

Une association à caractère caritatif, social, pédagogique et scientifique, destinée au soutien, à l’aide et à l’intervention psychologique à visée thérapeutique auprès des élèves en difficulté scolaire vient de voir le jour à Beni Tamou. Elle comblera un vide, celui de la prise en charge pluridisciplinaire des enfants et adolescents en situation d’échec scolaire, associé à une souffrance psychologique. Dénommée Association d’aide aux élèves en difficulté scolaire, elle a été créée conformément à la loi n°06-12 du 12 janvier 2012 relative aux associations à caractère social, notamment son article 18, chapitre 2. Agréée le 3 novembre 2013 sous le n°02 /2013, son siège provisoire se trouve rue des frères Zedri à Beni Tamou, dans la wilaya de Blida, et est présidée par Mme Souad Sensal. Regroupant des professionnels de divers secteurs, tels la santé, la solidarité et les affaires de la famille, la première réunion de travail s’est déroulée le 7 décembre au sein du siège de l’association et a procédé à la lecture de plusieurs points et recommandations relatifs aux objectifs assignés à cette nouvelle association. La mission  principale de cette dernière est la mise en place de séances de rattrapage et un enseignement d’adaptation visant les élèves en difficulté scolaire. Ces mesures pédagogiques passent inéluctablement par l’ouverture de classes intégrées. «Sur l’ensemble des établissements scolaires de la commune de Beni Tamou, nous avons relevé un peu plus de 345 élèves présentant des difficultés d’apprentissage scolaire, toutes causes pathologiques et psychologiques confondues», souligne le Dr Kheireddine Boukhari, vice-président de l’association. Notre interlocuteur précisera qu’une dizaine d’élèves autistes fréquentent des classes normales, 44 autres présentent des troubles du comportement, 51 souffrent de troubles du langage (bégaiement, troubles de l’articulation). Quant aux dyslexiques, des élèves intelligents normalement scolarisés, ayant des difficultés durables d’apprentissage de la lecture, s’accompagnant de difficultés d’orthographe, le Dr Boukhari en a recensé 45, dont la plupart sont suivis au service de pédopsychiatrie du CHU Frantz Fanon de Blida. Ces élèves, pour nombre d’entre eux, sont dans l’incapacité de suivre convenablement le programme de l’enseignement national. Partant de ce constat, l’association se veut, outre le dépistage précoce des troubles, d’abord un espace psychothérapeutique, rééducatif et pédagogique pour mieux aborder les difficultés d’apprentissage scolaire dont souffrent des élèves recensés au sein des écoles de la localité de Beni Tamou. Il s’agira aussi de sensibiliser les pouvoirs publics et en premier lieu la direction de l’éducation de la wilaya de Blida, en vue de l’instauration de classes d’adaptation avec des enseignants spécialisé, destinées exclusivement aux besoins spécifiques des élèves en souffrance psychologique. «Face à des élèves marginalisés dans leur classe à cause des pathologies qu’ils présentent, l’enseignant est dans l’incapacité d’apporter aide et soutien ; faute de formation spécialisée, des classes spéciales pour un enseignement d’adaptation s’imposent», conclut notre interlocuteur. Pour prendre attache avec l’association, contacter le Dr Kheireddine Boukhari au : 0665 02 67 03.