Category Archives: Blida

Un patient malheureux à Blida

Un malade diabétique, admis il y a six mois aux urgences de l’hôpital Brahim Tirichine de Blida (ex-Faubourg) souffre non seulement de sa maladie, mais de l’indifférence de ses proches. Appelé Chelbab Said, il demeure, à ce jour, hospitalisé dans le même hôpital sans pour autant bénéficier de la moindre visite de la part de sa famille ou amis. Originaire de M’sila, ce patient quinquagénaire est dans une situation psychologique très fragile et son comportement devient inquiétant. Médecins et infirmiers lancent un appel à sa famille pour qu’elle se rapproche de l’hôpital Brahim Tirichine afin de mettre fin au calvaire qu’endure ce patient malheureux et soulager l’équipe médicale.

Les urgences de l’hôpital de Blida dépassées

A l’approche de l’adhan du maghreb et juste après la rupture du jeûne, un pic d’affluence aux services des urgences est enregistré quotidiennement depuis le début du Ramadhan. Avant la rupture du jeûne, c’est au service d’urgence médico-chirurgicale du chu de Blida que l’affluence est la plus importante. Le nombre de victimes d’agressions et de coups et blessures volontaires se positionne en première place. Ces coups et blessures volontaires sont provoqués par des disputes et bagarres dans les marchés, dans les bus ou entre voisins. Ils sont suivis par les accidents de la voie publique. Boumediène Yacine, coordinateur, nous fait visiter le service flambant neuf, doté d’un plateau technique (radiologie, scanner, échographie, laboratoire d’analyses, salle de soins, salle de plâtre et une salle de déchoquage pour les urgences extrêmes et les soins intensifs aux personnes en état de choc). Il nous a indiqué que le personnel médical et paramédical est mobilisé, jour et nuit, pour prendre en charge tous les patients. «Dans nos services, à chaque admission d’un patient, nous vivons le calvaire à cause de l’ingérence, de l’agressivité et des menaces émanant de ses accompagnateurs (parents ou amis). Ils veulent que leur malade passe en priorité, alors qu’il y a un délai d’attente à respecter. A cet effet, nous lançons un appel aux citoyens de laisser les médecins faire leur travail convenablement.» L’urgence et les malades chroniques Après le f’tour, c’est le service des urgences de l’établissement public hospitalier Tirichine Brahim (ex-Faubourg) et celui de médecine interne qui sont envahis par des malades. Ces derniers se plaignent de douleurs abdominales, d’intoxication, d’hypertension artérielle et du diabète. Mme Madani, chef de service au niveau de cet hôpital, nous a déclaré que plus de 250 personnes ont été auscultées et ont bénéficié des premiers soins. Les symptômes sont souvent les nausées, les diarrhées, les vomissements et les douleurs abdominales ; en fait, ce sont 80% de l’ensemble des cas. Les causes principales sont liées à la chaleur et à la consommation de certains produits  avec excès, après une longue journée de jeûne. Il s’agit notamment de jus à base d’acide citrique (cherbet) ainsi que d’autres produits exposés à la chaleur et au soleil. Les autres patients sont des malades chroniques qui n’ont pas respecté les recommandations du médecin. Nous sommes à la fin du jeûne, mais certains personnes deviennent, pour un oui ou un non, agressives et violentes. D’autres sont victimes de malaises après le f’tour et tous se retrouvent aux urgences. Mais ce n’est pas le jeûne qui en est la cause, mais l’abus et l’inconscience des individus qui  sont à l’origine de l’affluence vers les urgences des hôpitaux en ce mois de Ramadhan.

Chebli (Blida) : Le rationnement en eau contesté

Un avis placardé sur les lieux publics dans le centre de Chebli et émanant des services de l’agence locale de l’Algérienne des eaux (ADE) a provoqué le mécontentement des citoyens. Ce document informe les habitants du chef-lieu que la distribution de l’eau potable pour cette région de la commune a été décidée «une fois tous les deux jours (48 heures) à partir du 15 juillet». «Comment se fait-il, s’interroge cet ingénieur en forage qui semble très au fait du problème de l’eau dans la wilaya de Blida, que Chebli qui possède des réserves en eau considérables puisse avoir des problèmes d’alimentation et de distribution ? Il y a quelques années, c’est Chebli qui a servi de pourvoyeur en eau potable pour certaines communes limitrophes.» «Ce n’est pas l’eau qui manque chez nous, le problème est ailleurs !», renchérit un citoyen sur un ton plein de sous-entendus. D’autres voix mettent en cause l’Algérienne des eaux qui gère ce secteur depuis quelques mois seulement et regrettent le temps où la commune de Chebli s’en occupait. Il faut avouer que le problème ne date pas de l’avènement de l’ADE. Depuis des années, le spectacle désolant de l’enchevêtrement des tuyaux et de supresseurs au bas des bâtiments témoignent du problème de l’alimentation du centre-ville en eau potable, un problème épineux qui remet en question tuyauterie, canalisations, forages, équipements et «politique» de distribution. Les réponses de l’ADE Laguel Azzedine, responsable à l’agence ADE de Chebli (qui relève du centre de Bouinan, de l’unité de Blida et rattachée à la région d’Alger), explique les véritables raisons de cette situation délicate dont a hérité l’ADE. «Nous sommes aussi désolés que les citoyens de la commune devant cette situation déplorable, mais durant cette période estivale, la consommation de l’eau devient importante et les deux forages qui existent ne suffisent plus. La partie nord du centre-ville se plaint du manque d’eau dans les robinets. Les cités des 100 Logements, 5 Juillet, 19 Mai, 1er Novembre et HLM souffrent de ce problème. Il y a aussi l’ancienne tuyauterie qui est sous-dimensionnée. Le nombre d’habitants à Chebli a presque doublé durant ces quinze dernières années ; il faut que les moyens suivent cet essor. Nous avons un troisième forage qui est fin prêt, il ne lui manque que l’équipement : un transformateur et une armoire de commandes. Une fois équipé, il réglera une partie du problème.» Nous apprenons aussi des services de l’hydraulique de la daïra de Bouinan (dont dépend la commune de Chebli) que le projet de la construction, à la cité Bounaâs, d’un château d’eau d’une capacité de 500 mètres cubes, a été accepté. Il alimentera en eau potable la cité en question et renforcera une partie du centre-ville. En attendant que le troisième forage soit équipé et devienne opérationnel et que le «futur» château d’eau soit réalisé, libérant cette nappe d’eau importante qui gît sous des robinets asséchés, les habitants de Chebli-centre doivent subir le rationnement de cette source de vie qui semble être la seule alternative pour le moment.

Les usagers de la route pénalisés

Les trottoirs sont squattés par des commerçants ambulants, obligeant les piétons à marcher sur la chaussée. Le chef-lieu de la daïra d’El Affroun souffre de plus en plus du manque d’aires de stationnement et d’un plan de circulation réglementant les arrêts de véhicules et de camions. Cette situation insoutenable qui règne au centre-ville et plus particulièrement au niveau de la rue Salah Bridja pose un réel problème de sécurité, aussi bien pour les riverains qu’aux usagers de cette route. Plus grave encore, les ambulances évacuant des malades de la polyclinique ou de l’hôpital de cette ville, situés tous les deux sur cette rue, peinent à se frayer un passage pour répondre aux exigences de l’urgence. Etant l’unique accès pour rejoindre la localité d’Attatba et son marché de gros de fruits et légumes, la rue en question enregistre un trafic routier très dense. Empruntée également par des camions de gros tonnages, la voie subit une dégradation importante. En outre, les trottoirs n’existent plus et le non-respect des normes de stationnement provoquent d’énormes désagréments aux riverains. Ces derniers se sont à maintes reprises manifestés pour attirer l’attention des autorités locales afin de mettre un peu d’ordre dans cette anarchie, en vain. Deux points essentiels retiennent l’attention et préoccupent aussi bien  les responsables des établissements de santé que les citoyens qui passent par la rue Salah Bridja. Le premier est celui provoqué par les transporteurs de la ligne El Affroun-Attatba en passant par l’agglomération de Ouled Hmidane et Hay Berrouaz. Le stationnement  anarchique des fourgons perturbe énormément la circulation au niveau d’un arrêt improvisé juste à l’entrée de la polyclinique de l’EPSP. «Occupant le trottoir, les transporteurs ne se gênent pas pour effectuer en toute impunité des manœuvres à l’intérieur même de l’enceinte sanitaire», déclare un employé de cet établissement. Et de poursuivre : «Cela engendre un désordre monstre, empêchant même parfois les ambulances de sortir ou de rentrer.» Le trottoir est également squatté par des commerçants ambulants, obligeant les piétons à empiéter sur la chaussée avec tous les risques que cela engendre. Les habitants de la cité des 160 Logements située en face de l’entrée de l’EPSP, eux aussi subissent de multiples ennuis à cause de l’anarchie créée par les transporteurs, et demandent aux autorités locales de transférer l’arrêt un peu plus loin. «Le terrain pour aménager une gare routière existe», souligne un riverain. «La gare routière d’El Affroun, actuellement en cours de réalisation, est assez grande pour contenir tous les transporteurs, toutes destinations confondues», explique un autre. La rue Salah Bridja étant l’unique voie pour rallier Attatba et afin d’éviter toute dégradation de la chaussée par les camions et les difficultés de circulation, les riverains proposent une voie d’évitement destinée aux poids lourds. Les taxis clandestins posent problème L’autre problème soulevé par les habitants de la rue Salah Bridja est celui relatif au stationnement anarchique imposé par des dizaines de taxis clandestins. Ces derniers garent leurs véhicules de 6h du matin jusqu’à tard dans la soirée, bloquant ainsi l’accès aux ambulances et autres véhicules de l’hôpital d’El Affroun et ceux de la Caisse de la mutualité agricole (CRMA). Pourtant, des plaques indicatives interdisant le stationnement des véhicules ont été installées le long de cette rue, avant d’être arrachées. «La délimitation de la chaussée et du trottoir aidera beaucoup au respect des normes de stationnement», suggère un habitant de la rue Bridja. Le même problème d’obstruction de l’accès par des taxis clandestins et des transporteurs se pose au niveau de l’entrée du service de la Protection maternelle et infantile (PMI) El Qods. Un véritable plan de circulation pourtant déjà discuté par les autorités locales en collaboration avec les services de la sûreté urbaine et la gendarmerie serait salutaire pour une meilleure fluidité de la circulation dans une ville qui étouffe sous le poids d’un si grand nombre de véhicules.      

Commerce : Saisie de plus de 23,60 t de produits alimentaires

Lors des dix premiers jours du mois de Ramadhan, allant du 29 juin 2014 au 8 juillet, la Direction régionale du commerce à Blida, qui regroupe six wilayas du Centre, a enregistré 7902 interventions. L’information a été annoncée récemment par Moumene Hocine, directeur régional de cette administration de contrôle. Des brigades d’inspection, au nombre de 366, ont été mobilisées pour le réussite de ce plan d’action du mois sacré, avec un effectif de 883 agents chargés du contrôle. Ils ont relevé 1921 infractions suivies de 1649 procès-verbaux et 139 fermetures ainsi que la saisie de 23,60 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation ou ne répondant pas aux normes. L’absence des factures a été chiffrée à 100 728 933,40 DA. Les produits saisis sont les viandes blanches et rouges, les produits laitiers et ses dérivés, les gâteaux traditionnels, la zlabia, le kalb ellouz et les boissons aromatisées (charbet). 

Blida : Les compteurs électriques défecteux

Un feu s’est déclaré récemment dans un placard où se trouvaient des compteurs collectifs, situé dans la cage d’escalier du bloc C, du bâtiment 4 de la cité  des 1000 Logements. Une fumée noirâtre épaisse a envahi les appartements, alors que les locataires dormaient d’un sommeil profond. Les explosions et la propagation des flammes ont permis aux voisins d’en face, paniqués, de donner l’alerte. Certains ont carrément quitté leur demeure par crainte d’être touchés par le feu. Fort heureusement, aucune victime n’est à signaler. Il y avait plus de peur que de mal, mais des dégâts matériels ont été enregistrés. L’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis d’étouffer les flammes et éviter l’irréparable. Ce n’est pas la première fois que ces incidents surviennent à Ouled Yaïch, et ce, depuis l’installation de l’ensemble des compteurs au bas de la cage d’escalier. Les causes de ces incendies sont dues à la vétusté des câbles électriques et des équipements qui ne répondent plus à la surcharge électrique. Ces incendies qui provoquent des courts-circuits  et des coupures sont généralement signalées dans des cités à forte concentration d’habitants, à l’instar de celles situées à Khazrouna et Ouled Yaïch.    

Blida : Les forestiers aux aguets

Les feux de forêt qui avaient embrasé une grande partie de l’Atlas blidéen en 2012, où des centaines d’hectares d’arbres résineux et fruitiers sont partis en fumée, avaient laissé un décor sinistré. Les éléments de la direction des forêts de la wilaya de Blida, conscients des dégâts et des pertes en faune et flore occasionnés antérieurement, ont renforcé leur lutte contre les feux de forêt. Le conservateur des forêts de la wilaya de Blida, Hadid Salim, a souligné qu’un dispositif est mis en place depuis le 1er juin pour lutter contre tout déclenchement d’incendie. «Nous avons 13 postes de vigie et 17 mobiles prêts à intervenir rapidement et efficacement en cas de déclenchement des feux. A ce jour, neuf incendies ont été maîtrisés par les forestiers de Blida», a-t-il déclaré. Cette wilaya s’étend sur une superficie de 147 862 hectares répartis en deux ensembles de territoire, la plaine de la Mitidja (66 000 ha) et en amont une chaîne de montagnes imposante formant l’Atlas blidéen d’une superficie 81 862 ha. Donc, c’est la partie forestière qui est la plus importante dans la wilaya de Blida, avec un patrimoine de grande valeur nécessitant une protection et une attention particulières. C’est le poumon de la région centre aux 1673 ha de cèdres, de 19 565 ha de pins d’Alep, de 269 ha de chêne liège, de 772 ha d’eucalyptus et de 6146 ha de chênes verts. L’Atlas blidéen, riche en faune et flore, constitue aussi un rempart physique contre les influences désertiques du Sud.  

Blida : Les pitbulls sont partout

A Blida, les passants peuvent être mis en danger à tout moment par des chiens dangereux.  Aucun quartier n’ est épargné par ce grave phénomène et les races  de chiens ne manquent pas : pitbull, rottweiler... «Ce sont des races de chiens que nous ne voyions que rarement jadis», témoigne A. Belkadi, un sexagénaire de Blida. «Très repoussants et d’un air méchant, ces chiens, non muselés et tenus en laisse par des adolescents, peuvent être un véritable danger pour la population. Lorsqu’une bagarre éclate entre bandes organisées qui possèdent des chiens très dangereux, à l’instar des pitbulls,  ces canidés sont partie prenante du combat», avertit-il. En effet, des jeunes en compagnie de leur chien dangereux se promènent en toute quiétude au centre-ville de Blida, sans être interpellés ou rappelés à l’ordre par une quelconque autorité. «Ils n’ont aucun scrupule pour exhiber cette nouvelle arme redoutable soit pour agresser des honnêtes gens, soit défendre leur territoire», ajoute-t-il. Pourtant, la détention de ce type de chien obéit à une réglementation stricte, comme cela se fait ailleurs. L’évaluation comportementale du chien par le vétérinaire pour estimer le degré de dangerosité, l’interdiction de détention dans les logements collectifs ou les copropriétés et d’autres mesures sécurisantes doivent être appliquées pour protéger les citoyens. Les services concernés doivent agir pour éviter le pire. Après les chiens errants, c’est au tour des canidés de races importées et d’une extrême dangerosité de semer la terreur à Blida. Comme quoi, le Blidéen n’est jamais tranquille !  

CMPEIM de Mouzaïa : La ministre de la Solidarité choquée

Lors de sa récente visite au Centre médico-pédagogique pour enfants inadaptés mentaux de Mouzaïa (CMPEIM), Mounia Meslem Si Amer, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a pu constater, elle-même, les insuffisances criantes en matière de prise en charge des enfants malades mentaux. La première responsable du secteur a d’abord été amèrement surprise de savoir que l’établissement ne dispose même pas d’une consultation médicale. «Il est inconcevable qu’il n’y ait pas de médecin pour assurer la couverture médicale des pensionnaires du centre», déplore-t-elle en s’adressant à la directrice de l’établissement. Inauguré depuis une douzaine d’années, les responsables du centre n’ont, à aucun moment, pensé proposer à la tutelle l’ouverture d’un poste budgétaire pour le poste de médecin. Pourtant, les enfants accueillis dans cet établissement, de par leur pathologie (trisomiques, autistes et autres) sont très vulnérables aux maladies virales. Seul un infirmier assure les premiers soins aux enfants avant d’être confiés à leurs parents pour une visite médicale. D’une capacité théorique de 120 places, le centre en question (CMPEIM) accueille actuellement 152 pensionnaires, alors qu’ une liste d’attente de 158 malades attend d’être satisfaite. Mais comme l’extension des salles et le projet de réalisation d’autres classes pédagogiques ne sont pas à l’ordre du jour, le problème restera toujours posé. «L’espace pour construire d’autres salles existe, c’est la volonté et le manque d’imagination et d’initiatives novatrices qui font défaut», souligne un parent d’un enfant trisomique. Géré de manière archaïque, le centre manque cruellement de personnel qualifié, ce dernier a été formé sur le terrain dans la prise en charge des enfants inadaptés mentaux. Selon nos sources, il n’existe dans le centre ni projets pédagogiques ni même de pratiques psychothérapiques, de techniques de prise en charge des enfants autistes par exemple. L’encadrement technique est assuré par un psychologue pédagogue, deux cliniciens et un seul orthophoniste. «Il est aberrant qu’un seul spécialiste assure la prise en charge du langage, alors que la plupart des pensionnaires sont concernés par des troubles du langage», constate un autre parent d’un enfant autiste. Pis encore, l’on ne peut attendre de résultats probants d’insertion sociale pour les pensionnaires du centre, lorsque le personnel administratif (43) est plus important en nombre que le personnel pédagogique (18). Notons aussi l’absence d’une ambulance pour l’évacuation d’enfants en cas de nécessité. Les parents des enfants inadaptés mentaux, fréquentant le centre médico-pédagogique de Mouzaïa, attendent beaucoup de la visite de la ministre et espèrent que des changements et des améliorations du cadre de prise en charge interviendront dès la rentrée prochaine.  

Université de Blida 1 : Un consortium dédié à l’aéronautique

Le premier consortium algérien dédié au transport aérien et à l’aérospatial est né mercredi dernier à l’université de Blida 1. Plus d’une vingtaine d’entités économiques, de recherche et développement, de compagnies aériennes… se sont ainsi fédérées autour de l’Institut d’aéronautique et des études spatiales (IAS, université de Blida 1). Ce projet a pris une année de travail acharné pour arriver à maturité. L’événement de la cérémonie de l’installation officielle du consortium s’est rehaussé par la réception officielle par l’université de Blida 1 du prototype de l’avion challenger 300, que la firme canadienne Bombardier a mis, à titre gracieux, au profit de l’IAS, et ce, à des fins pédagogiques. Un vibrant hommage a été rendu à la représentante de l’ambassade du Canada, présente à cette occasion et à M. Kherrat, compatriote établi au Canada, qui a été à l’origine de l’acquisition de cet équipement. Il faut noter que la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologie (DGRSDT) a assuré le transport du prototype du Canada en Algérie.   Le consortium en question, qui sera perçu comme une entité de consultation, d’orientation et de concertation scientifique dans tout ce qui est relatif au domaine de l’aéronautique et de l’aérospatiale, travaillera sur les trois fronts liés aux aspects de la pédagogie, de la recherche et du développement.Il fera en sorte aussi que l’Algérie se dirige progressivement vers l’industrie de l’aéronautique. «L’Algérie occupe une position stratégique et le développement du secteur de l’aéronautique et du spatial y est vital pour l’avenir de l’économie du pays. Elle doit être une plateforme du transport aérien international», a déclaré Mohamed Tahar Abadlia, recteur de l’université Blida 1. Le premier responsable de cette université a aussi demandé aux partenaires du consortium d’impartir le temps nécessaire à l’université de Blida 1 pour que celle-ci mette en place tous les dispositifs et mécanismes nécessaires à la certification des formations dispensées au niveau de l’IAS. Pour Mme Benkhada Amina, directrice de l’IAS : «C’est le domaine de l’aéronautique et du spatial qui fait actuellement toute la différence de force entre les Etats. Pour relever tous les défis, ce consortium doit s’inscrire dans la durabilité, évitant de plier l’échine devant les contraintes de terrain.» Un appel a été lancé aux entités formatrices à se focaliser davantage sur les «petits métiers» professionnels qui gravitent autour du domaine de l’aéronautique et qui font actuellement grand défaut en Algérie.