Category Archives: Blida

Blida: L’état des routes provoquent un mouvement de protestation

Le premier jour de la campagne électorale n’était pas sans mouvement de protestation dans la wilaya de Blida. Au niveau de la commune de Hammam Melouane (une trentaine de kilomètres à l’est de Blida), ils étaient une dizaine de citoyens à avoir fermé, ce dimanche matin, le siège de l’APC pour revendiquer la réhabilitation du chemin de wilaya CW 61, menant vers leur localité. Il est coupé, depuis 2011, à la circulation automobile suite à la chute de rochers et de grosses pierres. « On exige la réhabilitation de cette route, dont le chantier est à l’arrêt depuis trois ans, et ce à travers  la reprise imminente des travaux. Les autorités locales ont ouvert, en parallèle, une piste mais cette dernière n’a pas bénéficié de bitumage. Résultat : nous passons, parfois, plus d’une demi-heure de temps pour circuler sur cette piste de trois kilomètres seulement.  Pis, son état très dégradé ne cesse d’endommager, sérieusement, nos véhicules », dénoncent des protestataires.  « Nous continuons notre mouvement de protestation jusqu'au jour où le wali de Blida viendra à Hammam Melouane pour trouver une solution effective à notre calvaire », insistent-ils. 

Blida Mitidja : stop au béton !

C’est avec fermeté que le ministre de l’Agriculture, Abdelwahab Nouri, a ordonné, lundi à Blida, de mettre fin à l’agression des terres fertiles de la Mitidja. Il a ainsi instruit les responsables locaux de s’impliquer davantage pour sauver ce qui reste de ce précieux pourvoyeur alimentaire. Autrefois, la Mitidja était considérée comme le grenier de l’Europe et le paradis de la Méditerranée pour ses terres fertiles au rendement riche. Le ministre s’est attaqué aux intrus, à ceux qui freinent le développement de l’agriculture et à ceux qui occupent le sol illégalement créant des bidonvilles (fermes agricoles) dans l’anarchie, réduisant la superficie d’exploitation abondante. Tout en déclarant que la préservation et la sauvegarde des terres agricoles n’est pas l’apanage du ministre de l’Agriculture ni encore de son département. C’est l’affaire de l’ensemble des institutions publiques, dit-il. «On ne doit pas continuer dans cette gabegie. On n’a plus le droit de voir les espaces se réduire comme peau de chagrin et rester passifs par rapport à ce genre de crimes qui se commettent sous nos yeux», a-t-il insisté. Il a lancé un appel à toutes les autorités concernées et aux citoyens pour s’engager tous ensemble pour défendre et garantir l’avenir du plan de sécurité alimentaire de notre pays. «Nous n’avons plus le droit de gaspiller ce foncier très cher qui a été arraché au prix fort.  Aujourd’hui, je vois la Mitidja gagnée et agressée par des constructions au détriment de l’agriculture. Ça me donne un sentiment de frustration et de tristesse», se désole-t-il. D’après le ministre, il est grand temps qu’on arrête cette mascarade. «Celui qui veut construire n’a qu’à occuper les piemonts. Nous encourageons les fellahs et investisseurs à travailler la terre et à fournir beaucoup d’efforts, à qui des aides seront octroyées, mais on n’hésitera pas à priver de leurs droits de concession ceux qui n’ont pas mis en valeur leurs exploitations.»

Boufarik : La mairie renaît de ses cendres

Si on est de passage à Boufarik, au centre de cette prestigieuse et magnifique ville, on peut admirer le style architectural de sa mairie. Cette dernière, construite en 1874, serait l’une des premières  mairies du pays. Elle a été classée, durant l’époque coloniale, deuxième plus belle mairie d’Algérie, selon de vieux citoyens boufarikois rencontrés à proximité de celle-ci. Vu la détérioration de cette ancienne bâtisse, l’APC de Boufarik a décidé, en 2009, de rénover entièrement la mairie. Ainsi, un chantier a été mis sur les rails et les travaux ont été entamés. Mais, hélas, après presque deux mois de travaux, l’entreprise, faute de savoir-faire sans doute, a laissé ce vestige à l’abandon pendant 5 années consécutives. Actuellement, et depuis le mois de janvier dernier, une entreprise algéro-espagnole a pris le relais et s’est mise à l’œuvre pour faire renaître ce magnifique symbole boufarikois. Selon Cheblaoui Omar, architecte du projet, le style architectural de la mairie, typiquement colonial (français), est toujours fiable, et ce, malgré ses 140 années d’existence. «Ce qui va changer, ce sont les vieilles poutres en bois et une rénovation totale des murs construits en pierre. Ces derniers vont subir un traitement avec des produits spéciaux ramenés de l’étranger. Le site sera fin prêt avant la fin de l’année en cours, en gardant surtout le même style», assure M. Cheblaoui. En attendant aussi la rénovation de la salle de théâtre Le Colisée, la population de Boufarik a hâte de voir les anciens vestiges de sa ville entièrement rénovés.

Blida : La pénurie de lait persiste

Insistant pour se faire servir quatre sachets de lait au lieu de deux, quota par client fixé par le vendeur d’un commerce situé sur la route de la gare, un septuagénaire est passé à tabac par le commerçant devant le regard de dizaines de clients  jeudi passé aux environs de 10h30. Choqué et humilié, ce vieil homme n’arrivait pas à comprendre ce qui lui est arrivé. Et dire qu’il s’est pointé tôt devant le magasin pour se faire servir le premier. Il était le premier de la chaîne et attendait depuis des heures l’arrivée du camion distributeur. La pénurie de lait en sachet qui perdure a poussé les pères de famille à attendre, sous la pluie ou le soleil, l’arrivée des livreurs de lait en sachet devant les magasins distributeurs des heures durant ces derniers temps.  Cet indigne commerçant distribuait le plus normalement du monde son «butin» à sa façon. Quelques clients, choqués par ce geste impardonnable, ont quitté l’endroit en silence. A l’arrivée du camion de livraison, cet indélicat commerçant a détourné plus de la moitié de ce produit, le dissimulant dans l’arrière-boutique, au vu et au su de tous les pauvres clients ! Vente concomitante «La crise» concernant le sachet de lait de 25 DA a ouvert la porte à des pratiques peu orthodoxes, où la victime est le simple citoyen. N’ayant pas les moyens d’acheter le lait non subventionné par l’Etat, donc plus cher et inaccessible pour les petites bourses, le pauvre citoyen n’a qu’à acheter le lait en sachet. Vu la rareté de ce produit de première nécessité ces derniers temps, certains commerçants imposent d’autres produits laitiers, comme le petit lait ou le lait de vache à l’acheteur du sachet de lait de 25 DA. Cette vente concomitante prend de l’ampleur surtout du côté est de la wilaya de Blida, à l’instar de la commune de Bouinan. Le consommateur accuse le commerçant et ce dernier accuse le fournisseur, alors que ce dernier rejette la balle au transformateur de lait. «Pour vendre le sachet de lait subventionné par l’Etat, je dois aussi vendre concomitamment le lait de vache ou le petit lait issus de la même marque que le lait subventionné. Cela m’est imposé par les fournisseurs», témoigne un commerçant. «C’est le diktat des transformateurs de lait», se défend un fournisseur. Qui est donc responsable de ce phénomène ? La direction du commerce de la wilaya de Blida est appelée à intervenir afin de protéger le consommateur.     

550 unités attendent leurs occupants

Devant le retard enregistré dans la distribution des logements, le ton monte. Le P/APC s’engage à les livrer avant le mois de juillet prochain. Les familles, et elles sont nombreuses, lancent un appel pressant en direction des autorités locales pour lever les contraintes qui entravent la procédure administrative quant à l’établissement de la liste des bénéficiaires. 550 logements socio-locatifs, réalisés dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire, en sus des 168 logements de type LSP situés à la sortie ouest de la ville en allant vers la localité de Oued Djer, attendent depuis plusieurs mois d’être réceptionnés par leurs heureux locataires. «Cela fait un peu plus d’une année que les responsables locaux nous promettent leur distribution imminente, mais en vain», dénonce un père de famille, habitant encore avec ses parents dans un deux pièces. Un autre citoyen ayant déposé son dossier depuis plusieurs années en vue de l’obtention d’un logement nous dira que les 550 logements sont fin prêts depuis mars 2013. Le P/APC d’El Affroun, Fayçal Medjadji, se dit sensible aux revendications des citoyens qui demandent une accélération de l’étude des dossiers des postulants au logement social. «Les 550 logements seront distribués au plus tard en juillet prochain», s’engage de façon catégorique Fayçal Medjadji. Ces logements seront destinés aux familles qui habitent la zone de Beni Mouimène et qui occupent des habitations précaires. Cependant, les services concernés par l’étude des dossiers des demandeurs de logement issus du bidonville érigé dans cet endroit sont confrontés au problème du nombre exact des ayants droit. «En 2007, elles étaient 320 familles concernées par l’opération de recasement. En 2012, le nombre de familles a augmenté, atteignant les 670 recensées», souligne notre interlocuteur. Le P/APC affirme que seules les familles dénombrées durant les trois derniers recensements accéderont au logement social. «Les autres devront retourner dans leurs wilayas respectives», a-t-il insisté. Les Affrounis veulent leur quota Les logements sociaux en question sont destinés aux habitants des bidonvilles, dont la plupart sont issus des autres wilayas du pays. Mais cela ne semble pas plaire aux Affrounis d’origine en quête depuis plusieurs années d’un logement social. Ils réclament ainsi qu’un quota de 150 unités sur les 550 existants leur soit réservé. «Nous, originaires d’El Affroun, sommes en principe prioritaires par rapport à beaucoup de familles venues de Tiaret, Tissemsilt ou Aïn Defla s’installer illégalement dans notre commune», s’insurge un autochtone. Notons enfin que pour faire face à la très forte demande en logements et afin de fixer la population dans sa région, la daïra d’El Affroun vient de bénéficier d’un vaste programme de construction de 90 habitations  rurales, dont 50 seront réservées aux résidants de la bourgade de Bou Roumi.         

L’année 2014 en chiffres et en projets

La petite commune de Chebli, jalousement cachée au sein de la Mitidja, trop longtemps marginalisée à cause d’une mauvaise gestion qui a causé une stagnation destructrice, semble vouloir, ces derniers temps, se secouer, sortir de sa léthargie et retrouver sa superbe, du temps où on l’appelait «le plus beau village d’Algérie». Pendant des décennies, Chebli est passée à côté de plusieurs occasions de s’agrandir, s’épanouir, connaître l’essor que mérite une commune aussi bien située géographiquement. Les communes limitrophes (à l’est, Sidi Moussa et Bougara, à l’ouest Boufarik, au sud Bouinan, et au nord Birtouta) se sont métamorphosées depuis l’indépendance du pays et sont devenues très importantes sur tous les plans. Chebli, par contre, s’est détériorée : les placettes qui faisaient le charme du «centre-ville» ont été transformées en un «rien vulgaire» qui soulève des questions sur la compétence de ses concepteurs. Jamais, peut-être, avant cette nouvelle année 2014, autant de projets n’ont été inscrits ! Chose qui devrait réjouir les habitants de la commune et leur redonner de l’espoir ! Dans le secteur de l’environnement et dans le but d’éradiquer les dépotoirs et les décharges sauvages, une étude a été lancée pour la réalisation d’un Centre d’enfouissement technique intercommunal (CET) à Tabaïnette, avec une enveloppe de 400 millions de dinars. Pour les travaux publics, il est prévu l’achèvement de l’aménagement urbain du POS N°3 à Chebli-centre, l’aménagement de l’axe principal de Khodem, la reconstruction d’un ouvrage d’art sur le CW61, d’un autre sur la RN 61, l’entretien et la réhabilitation des chemins communaux et ceux de la wilaya, pour un montant global de 1420 millions de dinars. Dans le secteur de l’éducation, des travaux d’aménagement et de réhabilitation des établissements scolaires des trois cycles (primaire, moyen et secondaire) sont en cours. Ils seront dotés en chauffage et climatisation et bénéficieront du renouvellement des équipements, et ce, pour une somme de 315 millions de dinars. Il a été décidé pour cette année 2014 l’amélioration urbaine du domaine Djaber (Haouch Omar) pour une somme de trente millions de dinars. Dans le secteur du commerce, il est prévu l’aménagement du marché de proximité  (réalisation des VRD) pour un montant 4,7 millions de dinars. Pour la santé, l’étude et la réalisation d’une salle de soins avec logement à Haouch Omar vont coûter 12,2 millions de dinars. Le secteur jeunesse, sports et culture bénéficiera d’une salle omnisport à Chebli d’une valeur de 180 millions de dinars. Une simple addition nous apprendra que l’enveloppe prévue pour ce «lifting» de la commune de Chebli s’élève à 2361,9 millions de dinars. «C’est trop !», diront les mauvaises langues. «C’est peu !», répondront les habitants de Chebli qui ont connu une longue période de vaches maigres !

Boufarik : Le handisport en fête

A l’occasion de la Journée des handicapés, une manifestation sportive dédiée à cette catégorie de personnes s’est déroulée le week-end dernier à Boufarik. Organisée sous l’égide de «Farik Charef Boufarik» (FCB), quatre wilayas ont pris part à cette «merveilleuse» fête, à savoir  Béchar, Bouira, Médéa  et Blida. Ainsi, plusieurs disciplines sportives ont regroupé environ une centaine d’athlètes (basket-ball, goal-ball, football et marathon). La salle Moussa Cheref de Boufarik a été le théâtre de ces différents jeux. Le spectateur boufarikois présent dans la salle a découvert le goal-ball, un jeu passionnant joué par des aveugles. L’objectif est de lancer une balle sonore avec les mains dans le but de l’adversaire. Le marathon, qui s’est déroulé sous une pluie battante, a vu une participation minime des sprinteurs qui ont été fortement applaudis par la population de Boufarik. «L’équipe de Boufarik est connue pour  son palmarès. Bravo aux organisateurs de cette manifestation sportive et à l’année prochaine !», disait, l’air ému, un handicapé sportif de Bouira.      

Comment créer son entreprise en 6 étapes

Après deux ans d’un travail acharné, le Lean Step Up 100% algérien a été finalisé il y a quelques jours seulement. Sa première mise en œuvre à eu lieu à l’occasion de la deuxième édition des journées Dzwebday’s à Blida, tenues les 6, 7 et 8 mars à l’université Blida 1, sous la thématique : «Games et applications mobiles : mobile et industrie du jeu vidéo». Les deux années précédentes, les anciennes éditions des Dzwebdays étaient organisées en divers modules sous licence américaine et européenne, alors que d’autres modules, comme le Wordpress Day, le e-Commerce étaient déjà algériens. Le Lean Step Up représente un concept structuré, décliné sous forme de concours de création d’entreprises en six étapes et cela en 54 heures chrono. Cette approche mise sur l’intégration des Tic dans le tissu économique par le développement du concept de l’économie numérique à travers des projets innovants où l’efficience en matière de consommation du temps, matières, ergonomie… sera la clé de voûte de l’esprit des Dzwebdays. «On ne pouvait pas priver les étudiants algériens de se lancer dans cet esprit de création de projets innovants dans ce sens, mais en même temps on a travaillé très dur pour faire aboutir notre Lean Step Up Algérie», déclare le pétillant et dynamique Farid Arab, fondateur des Dzwebdays. Le Lean Step Up, licence algérienne, sera, affirme-t-il, exporté en première phase en Tunisie durant les prochaines éditions et plus tard vers les 22 pays que couvrent les Dzwebdays. Une coïncidence avec la 3G L’organisation de la deuxième édition des Dzwebdays à l’université de Blida 1, par la Faculté des sciences, a été aussi une aubaine, coïncidant parfaitement avec l’inauguration officielle de la téléphonie 3G à Blida par l’opérateur Ooreedoo. Dans cette optique, les communicants ont insisté sur le fait qu’avec l’avènement de la 3G en Algérie, le secteur du mobile va devenir un marché à plus grand potentiel de croissance.  Un autre point important qui a caractérisé cette édition est l’initiation des étudiants au concept de l’impression 3D qui est en train de prendre de l’ampleur dans divers domaines stratégiques, tels que les applications industrielles, comme la production de voitures, l’aérospatial, les études de design, la visualisation de prototype de projets d’architectes pour des raisons d’ergonomie… Pour mettre en interaction directe le monde estudiantin et celui de l’emploi, pour la première fois également,  l’Ansej, antenne de Blida a pris part aux différents ateliers des Dzwebdays. Malgré ce bouillonnement syncrétique, selon Farid Arab, beaucoup reste à faire en matière d’intégration des Tic dans nos entreprises. «A titre d’exemple seulement,  au dernier congrès mondial du mobile qui s’est tenu en Espagne fin février 2014, la Tunisie a obtenu cinq prix, le Maroc aucun, l’Algérie n’était même pas représentée», a-t-il regretté. Allant dans le même sens, Mahdi Benmebarek, chargé de communication pour le groupe Webdays pour l’Algérie, l’intégration des Tic dans les entreprises économiques en Algérie reste très faible. En chiffres, moins de 15% des entreprises possèdent des sites Web. Record de participation Cette édition a enregistré un record de participation : 32 clubs scientifiques activant dans le domaine de l’information, venus de 16 wilayas avec 170 porteurs de projets start-up et plus de 3400 visiteurs, 104 participants aux concours de jeux vidéo, sur une demande excédant les 300 inscriptions et près de 20 ateliers et conférences, sans compter les flashs conférences données aux participants du Lean Step Up.  «D’événement en événement, les Webdays attirent de plus en plus de participants et génèrent de plus en plus d’idées. Nous touchons à tous les domaines dès lors qu’il s’agit d’intégration des Tic», conclut Farid Arab.  

Marché Guessab : Absence criante d’hygiène

Où que vous alliez dans les arènes du souk Guessab, l’image qui s’offre à vous est plutôt lamentable. A l’intérieur de l’enceinte où exercent les commerçants réglementaires comme à l’extérieur où le commerce informel a rendu même les couloirs trop exigus ne permettant que le passage d’une seule personne à la fois, le ruissellement des eaux de pluie comme celles venant des restaurants, cafeterias… est presque quasi permanent. Pis encore, ces eaux sales ruissellent à quelques mètres seulement des restaurants où les appétits gloutons des clients font fi du minimum de règles élémentaires d’hygiène et de propreté. Plus en amont, là où sont entreposés fruits et légumes, les restes des déchets végétaux se putréfient à ciel ouvert et lorsqu’il pleut, les eaux les transforment en une espèce de mixture nauséabonde  qui se répand plus bas jusqu’à la station de taxis et de bus urbains et suburbains. Par beau temps, les flaques d’eaux usées virent à un vert foncé d’où se dégagent souvent des odeurs pestilentielles très dangereuses pour la santé humaine. Cela est peut-être dû, en effet, comme en témoignent plusieurs riverains, à l’obstruction des conduites d’assainissement lors d’intenses averses charriant des hauteurs boues, plastiques et toutes sortes de déchets. Des altercations dues à la promiscuité Au-delà des aspects de l’hygiène et de la propreté, le lot des désagréments n’est pas près de prendre fin. La largeur des couloirs qui se rétrécissent comme peau de chagrin  entre les étals de commerce formel et informel génère également son lot de mésaventures au quotidien, comme le vol à la tire, pickpockets, vol à l’arraché, harcèlement des femmes et jeunes filles. Sans oublier les altercations qui éclatent çà et là à cause de la promiscuité engendrant des bousculades entre clients. Aux heures de grande affluence, il est arrivé même quelquefois que certains malfrats et repris de justice provoquaient des scènes de désordre pour profiter de la panique et «s’offrir» quelques babioles. Ces grands mouvements de foule peuvent être aussi provoqués en cas d’incidents survenant subitement, comme cette bousculade où de vieilles personnes, des femmes et des enfants ont été piétinés à cause d’un court-circuit électrique sur une bonne partie de la toiture en zinc du marché Guessab.

Axe Blida-Médéa : Embouteillages et risques d’éboulement

La réalisation d’un aire de repos, collée aux abords de la RN1 est perçue par une grande partie des automobilistes comme une autre source d’embouteillage. Là où a lieu un accident de la circulation routière naissent nécessairement des dos-d’âne. C’est devenu même une coutume et un réflexe dans la sociologie des gens, des temps et des événements. Ces dos-d’âne, dits burlesquement dos de mulet, ne répondent, dans la majeure partie des cas, à aucune norme visant à assurer la sécurité des conducteurs et celle des piétons. Pire encore, les embouteillages se multiplient et les nerfs montent d’un cran, générant des situations chaotiques où les véhiculent slaloment dans tous les sens pour dénicher un semblant d’échappatoire et s’extirper ainsi du goulot d’étranglement. Ce décor des interminables queues de véhicules ponctue de plus en plus la RN1 à partir de la commune de La Chiffa (Blida) jusqu’à plus de 40 km plus en amont au lieu-dit L’Assistance, relevant de la commune de Ben Chicao (Médéa). Vers la sortie sud de la commune de La Chiffa en allant jusqu’au village de Sidi El Madani, le linéaire des véhicules roulant à pas  de tortue vers les heures de pointe (7h 30 à 9 h et de 16 h à 17 h 30) s’étire parfois à plus de quatre kilomètres. Les week-ends, par des journées ensoleillées, le trafic est très dense. Les usagers, les nerfs à fleur de peau, recourent  souvent aux espaces non viabilisés situés sur les bords de la RN1, ce qui n’est pas sans risques pour les piétons. La Chiffa, Sidi El Madani, devant les deux tunnels, au seuil de la commune d’El Hamdania, au seuil du village d’El Ghzaghza…et les points des embouteillages se multiplient au fil de l’augmentation du parc véhicule, du nombre de dos- d’âne qui naissent comme des champignons, mais aussi de l’état de dégradation de la chaussée. Il y a quelques jours, quelques dos-d’âne ont été enlevés du côté de Sidi Madani, et ce, suite à un mouvement de grève déclenché par des transporteurs de voyageurs. Mais ces dôs-d’âne risquent d’être remis en place à la moindre protestation des habitants de la région. La réalisation d’une nouvelle aire de divertissement  très collée aux abords de la RN 1, au lieu-dit «La Citadelle», a laissé perplexes les usagers de la RN1, qui voient cela comme un nouveau foyer d’embouteillages. «Regardez, le parking de cet espace récréatif est très exigu encore qu’il est contigu à la RN1. Ceci va multiplier aussi la fréquence des entrées sorties vers ce lieu, sans oublier que les véhicules  se dirigeant vers cet endroit décélèrent un tant soit peu ce qui va se répercuter à des kilomètres plus loin en arrière et générer une interminable queue de voitures»,  lâche, stressé, un chauffeur de transport en commun.Les vendeurs de babioles, ainsi que ceux qui stationnent sur les abords pour passer un moment d’amusement avec le singe magot, ajoutent au décor du chaos en retardant significativement la fluidité de la circulation sur la RN1 dans les gorges de La Chiffa. Risques d’éboulements Au-delà de la multiplication du temps de parcours et du stress vécu quotidiennement sur la RN1 par de nombreux automobilistes, un autre risque et non des moindres guette les usagers de cette voie, surtout par temps de fortes chutes de pluie ou de neige.  Il s’agit du risque d’éboulement qui est plus qu’une simple probabilité sur ces falaises escarpées à géologie friable et à très forte pente. Les risques d’impact sur les vies humaines seraient catastrophiques en cas de forte affluence de véhicules. Déjà, sur plusieurs flancs très pentus, d’innombrables  amas de roches désagrégées sont sur le point de déferler sur le pavé goudronné et ceci au moindre ruissellement dû à une forte pluviosité, provocant la saturation du sol. La plupart des grillages maillées, placés dans les années 1980, ont cédé, laissant de très grandes failles, d’où peuvent déferler par gravité le relief rocailleux surplombant la RN1 dans les gorges de La Chiffa. Les amas de roches, menaçant comme une épée De Damoclès, sont très visibles  sur les flancs  se trouvant avant le premier tunnel (territoire de la wilaya de Blida). Mais le point le plus menaçant se trouve après le deuxième tunnel en allant vers Médéa. Les responsables n’auraient-ils pas remarqué ce danger, ou attend-on qu’il y ait des morts pour réagir. A bon entendeur !